POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 11 juin 2006

Hollande, pitoyable sur France 2.
On peut estimer que revenir sur la prestation de François Hollande, dans l’émission d’Arlette Chabaud de vendredi 8 juin, est une perte de temps : je partage cet avis. Mais dès l’instant où on a pourri toute une soirée, on peut bien distraire quelques instants de sa sieste.
Le p’tit rond a dû laborieusement expliquer que sa compagne ne lui fait pas de l’ombre, puisqu’il est Premier Secrétaire du PS, ce qui dans sa pauvre tête semble lui donner des droits. Il se voit bien dans le rôle de la tortue de La Fontaine, tandis qu’il se laisse stoïquement humilier par son lièvre. Qui lui fera comprendre que ce n’est qu’une fable !
Il s’est ensuite efforcé de nier son favoritisme envers sa compagne. Sans convaincre : pas de répartition des tâches, pas de complot familial, ni de main mise sur le PS par l’un et sur les médias par l’autre.
Interrogé sur le programme minimum du PS, il nous a copieusement saoulés. C’est le PPCD, le plus petit commun dénominateur : il peut s’imposer à tous tellement il est superficiel et se résume à quelques grandes lignes.
Si au moins, aussi minimaliste soit-il, il était innovant. Pas même. Le PS est tellement soucieux d’orthodoxie qu’il est coincé, figé, sclérosé. Il ne risque pas de surprendre. Or, l’arrogant inconscient Jospin, qui avait compté sur son fâcheux bilan, faute de projet, avait propulsé Le Pen au 2° tour. Incapable d’imagination et de réalisme à la fois, le PS brigue-t-il à nouveau le bronze ?
Défaire tout et retourner sur le passé:
-renationalisation à 100 % d'EDF, qui coûterait une dizaine de milliards d'euros : ça c’est du neuf !
-smic relevé à 1 500 euros brut : sympa ; on rasera aussi gratuit ;
-octroi de moyens substantiels à l'éducation en créant notamment un service public de la petite enfance : voilà pour les mamans ;
-garantie un niveau de pensions : et voilà pour les vieux ;
-financement de la construction de 500 maisons de santé : voilà pour les déshérités ;
-PIB relevé à 0,7 % du l'aide au développement dans le cadre de son projet d'immigration "partagée" : et voilà pour les sans papiers. On ne parle pas encore du droit de vote : c’est pour après…
Que des dépenses. On n’a oublié personne. Tout le monde est servi ? Eh bien, non : les paysans sont de la revoyure…
Comment financer tout çà?
-les socialistes veulent remettre en question la baisse des impôts et des cotisations sociales : 25 milliards d'euros de baisse que la droite aurait réalisée ;
-ils comptent atteindre une croissance supérieure d'un point à celle d'aujourd'hui, soit 2,5 % : ils rêvent à voix haute, sans vergogne ni pudeur, pas les Français ;
-les socialistes estiment disposer de "marges": dormez sur vos deux oreilles ! La formule irresponsable et dangereuse est de nature à nous alarmer. Les classes moyennes, la majorité, devrait donc se mettre en alerte…

Le pire, c’est qu’il n’a pas tout dit :
Fabius
a réclamé, en plus :
-l'augmentation d'un point de la CSG ;,
-l’extension de la taxe sur les activités polluantes (TGAP) ;
-la création d'une taxe sur le fuel et le kérosène des transports de fret ;
-le prélèvement exceptionnel sur les "supers profits" des entreprises pétrolières ;
et j’en oublie sûrement.
L’avenir n’est pas rose ! Je vous dis tout ? Vous l’aurez voulu…Le projet du PS précise, dans son introduction, qu'il se situe dans une perspective à .."dix ans"; au secours ! Dix ans ? Je me pince !
Avant peu, nous aurons a décider si nous devons nous délocaliser au Mali.

Les intervenants du public lui ont clairement signifié leur ras le bol. Hollande n’a pas compris, à les entendre, que les Français n’ont rien oublié de la période Jospin. Hollande n’écoute pas. Plein des certitudes idéologiques d’un autre âge, il a confirmé à l’envie combien il est emblématique de tous les archaïsmes du PS. Hollande personnifie tout ce que les électeurs rejettent.
Sur le fond, ses propos tiédasses et rassembleurs donnent la nausée : il est depuis si longtemps sur le circuit qu’il ne connaît rien d’autre et, formaté par des conseillers ringards, il parle une langue de bois plutôt chargée de tous les poncifs éculés.
Dans la forme, il se fait aussi des illusions sur sa technique de communication. Chacun aura remarqué que le tartuffe commence par approuver sournoisement ses contradicteurs pour ensuite essayer de glisser quelques idées prêtes à l’emploi : vous avez dû comme moi anticiper ses réponses… Quel ennui! On comprend qu’à un tête-à-tête avec son compagnon Marie-sEGOlène préfère de beaucoup sillonner le pays. Si les Français sont désoeuvrés…Nous compatissons, mais nous n’en voulons pas non plus au coin du feu pendant cinq longs hivers rigoureux.
Vendredi, pendant que Flambi développait des plaques rouges d’angoisse sous les yeux las des Français, elle a appelé à un "socialisme de la confrontation aux réalités": attaque frontale du PS et pavé dans la mare –disons la flaque- de son impavide compagnon. Mais une charentaise au PS et l’autre en dehors, où se situe-t-elle ? Elle ne sait plus où elle habite. On dit que Bayrou serait prêt à la recueillir…
Le bonhomme, revenons-y, s’il le faut, est autiste et on ne le dit pas assez. Mais c’est fait, on a constaté. Le P’tit-Rond est resté prisonnier de ses habitudes langagières et, au-delà des mots creux, s’est révélé insensible aux difficultés des pauvres gens, fermé aux plaintes d’une travailleuse digne en recherche d’emploi, sourd au signal d’alarme d’une travailleuse sociale, indifférent au quotidien harassant d’une femme de la police et au descriptif des conditions de travail des enseignants victimes, comme leurs élèves, de textes laxistes qui les exposent à la critique et à la violence. Le premier secrétaire, selon lui, candidat naturel du PS, n’est pas apte à "la confrontation aux réalités." Tant pis : on s’en remettra !
Allumé par le public visiblement irrité de subir les mêmes rengaines,
cassé par Michèle Aillot-Marie qui lui a mis sèchement le nez dans son bilan socialiste,
il fut plié par le camarade Olivier Besancenot (LCR), qui lui a fait, pour (en) finir, un joli paquet cadeau.
Tout le monde est pourtant allé se coucher fort abattu. Dans vos prières, avouez-le, vous avez demandé que le retour du PS nous soit épargné. Merci. Que vos vœux soient exhaussés !

samedi 10 juin 2006

Juge Burgaud, responsable, mais pas coupable.
C'est qu'en plus, il se croirait innocent...

vendredi 9 juin 2006

PS : J.-M. Ayrault est moins blanc que rose.
Jean-Marc Ayrault a été en délicatesse avec la justice. Un juge intègre, Jean-Pierre Pétillon, l’a mis en examen pour favoritisme : c’était il y a dix ans, mais on n’a toujours pas précisé quel était le ‘deal’, les contreparties, sonnantes et trébuchantes…
Si Jean-Marc a eu des problèmes, c'est en fait la faute de Daniel, qui a tout pris, au propre comme au figuré : un militant dévoué, ce Daniel, qui, comme d'autres est là pour les basses besognes et prendre les coups, pour que son maître puisse parader et distribuer des bons points de moralité.
Feu Daniel Nedzela était donc son âme damnée. Pendant de longues années il a organisé les meetings, imprimé les tracts et réglé les petits extras de la section locale du parti socialiste. Le zélé Daniel mettait son nez partout, et aussi la main : dans les marchés publics, comme intermédiaire patenté, dans le bulletin municipal de Nantes, qu'il a longtemps imprimé et plus généralement dans les campagnes de communication des organismes liés à la ville.
Emprisonné pendant un mois et demi en 1993 pour trafic d'influence, Nedzela a depuis lors disparu de la circulation nantaise. Et la justice semblait se désintéresser de son cas. Pas de chance pour Jean-Marc, le juge qui l’a mis en examen en 1996 n’était autre que celui qui avait fait des misères à Daniel.
D'ici que le vertueux Jean-Marc crie à l’acharnement si Jean-Pierre fait le rapprochement entre Jean-Marc et Daniel et leur fasse raconter leurs vies secrètes. Mais attention, le Jean-Marc devient ‘fébrile’ à l’évocation de son passé : "C'est quelqu'un qui, quand il est en difficultés, montre son vrai caractère: quelqu'un d'assez agité, fébrile et qui inquiète". C’est celui qui le dit qui l’est.
"Tout cela est à mettre sur son débit (j’aurais dit ’à son débit ; en allemand, j’ignore, et vous Monsieur la Voix de son Maître ?) et le temps des bilans de rendre des comptes est venu" (la phrase ne me paraît pas correcte). Rendre des comptes : à Nantes, on hallucine. Si c’est lui qui le dit, alors ! Pas moyen d’oublier, ni de passer l’éponge.
La bibliothèque n’est pas rose au PS.
D’après La Lettre à Lulu n°5/6 Été 96
PS : J.-M. Ayrault, plus creux que les autres?
Pourquoi parle-t-il pour ne rien dire?
Invité par l’excellent France-Info ce jeudi, il a débité ses fadaises habituelles sur Sarkozy. Il affirme, assène et martèle les éternelles sottises qui ne font pas honneur au corps enseignant qui n’a rien perdu.
Professeur certifié d’allemand, il ne pouvait prétendre qu’à un poste d’enseignement des rudiments en collège (ouf!) et on doute fort qu’il aurait captivé les jeunes ados défavorisés, s'il n'avait passé sa vie comme détaché de l'EN (sur poste 'gagé'?). Les parents de la CPE n’ont d’ailleurs aucun regret ; le problème est seulement que ni les auditeurs, ni les militants du PS ne retirent quoi que ce soit de ses vieilles scies qui n’alimentent pas le débat, mais le plombent. Au point qu’il colle au PS l’image d’un parti sclérotique que porte depuis longtemps le PC dont les vieilles gloires portent des noms illustres tels que Marchais, la teigne ou Krasucki (ah, ah !), le fameux comptable.
Absence tragique d’analyse et d’argumentation ; seulement des formules ressassées, rassises et ravinées. Il ne démontre rien, mais débite des adjectifs éculés qui se veulent ‘fracassants’ (c’est tendance…) : ils servent bien encore un peu dans les meetings au fin fond de nos provinces les plus ‘déshéritées’, mais font pitié sur les ondes encombrées du service public. Dans le privé, ils savent éviter Ayrault et nous épargner. Merci !
France-Info est-elle sous contrat avec le PS qu’elle doit le faire venir et le faire enregistrer par un stagiaire ex-anti-CPE précaire ? Fallait-il nous imposer la diffusion des élucubrations stériles d’un cerveau fatigué? Les journalistes militants sont-ils si peu critiques du PS qu’ils ne repèrent plus les cas désespérés ? Un peu de respect pour les travailleurs, SVP ! Le contribuable assujetti à la redevance TV n’a pas mérité çà ! Et, de grâce, ne nous imposez pas non plus les autres professionnels sur le retour du PS : Lang a déjà beaucoup donné à la presse, il mérite un peu de repos : ménagez-le ! Et si Jospin passe pour émarger, ne le mettez pas à contribution, il n’en peut plus. Quant à Strauss-Kahn, il déboussole les militants de base et nous file mal au cœur, à force de lorgner à la fois à droite et à gauche…
Au bac, c’est la saison, Ayrault Jean-Marc, maire de Nantes et porte-voix de Hollande, n’aurait pas une note éliminatoire -il est protégé : il a d'ailleurs bien appris la leçon, faute de l'avoir assimilée; la mémoire est encore bonne, quoique passablement mécanique dans la forme (il manque de conviction : la lassitude, quoi !), mais le contenu est superficiel, voire faible. Pour tout dire sur le fond : vide abyssal comblé du pipi froid d’un vieux matou las.
Décision du jury : « Candidat ajourné. Non admis aux épreuves du deuxième groupe (rattrapage).»
Pathétique !

jeudi 8 juin 2006

Le journaliste Denis Robert est cerné.
Les ‘romans’ du journaliste trotskiste Denis Robert n’ont pas servi à aider la justice
à faire la lumière sur l’affaire Clearstream; bien plutôt à perturber l’enquête, mais surtout à manipuler l’opinion. Les mobiles du personnage ne devraient pas manquer d’interpeller les juges. Le militant aura bientôt fini de rouler tout le monde dans la farine.
Il répète à qui veut l’entendre (par exemple France-Info, bien évidemment) que c’est son ami Lahoud, qui était directeur scientifique d'EADS, qui a trafiqué les listings afin d'y faire apparaître des noms fantaisistes d'industriels de l'armement, de professionnels du renseignement, et d'hommes politiques. En les mettant entre les mains de Gergorin, les deux amis étaient assurés que celui-ci ne serait que trop content de les exploiter en les envoyant où il fallait pour régler des comptes. L’intention des deux compères n’était pas de rendre service à Gergorin, mais de l’utiliser à leurs propres fins.
Or, l’existence des faux documents fut connue dès 2003, apprend-on, mais ils étaient tenus en sommeil : Le but recherché par les manipulateurs Robert-Lahoud n’était pas de les garder sous le coude ! Il fallait les exploiter avant les élections de 2007.
Denis Robert fut donc contraint de jeter le pavé dans la mare en publiant un bouquin de ‘révélations’ sur Clearstream. Révélation$ provoqua l’ouverture d’une enquête du juge Van Ruymbeke qui conclut finalement à une imposture. Les personnes visées étaient innocentes. Dommage, car les comptes secrets indignent les électeurs qui sont prompts à condamner les présumés coupables : les trotskistes le savent et fouillent. Cà s’appelle du journalisme d’investigation…Les listings accusateurs étaient des faux : 1° flop ! Mais au nom de la liberté de la presse, le journaliste n’est pas inquiété…
Alors il fallut bien accuser Villepin. La presse le déclara coupable de ne pas avoir informé les victimes que des faux les accusaient. Ce fut interprété comme un coup bas contre Sarkozy. Et la rumeur s’amplifia grâce à la fureur théatralisée des élus du PS qui sont si sourcilleux en matière d’argent douteux (cf. l’affaire de la MNEF, dans laquelle Cambadélis a été condamné, par exemple). Pourtant, quel était l’intérêt de mettre en alerte Sarkosy et les autres d’un complot sans fondement. Villepin est touché, mais non coulé : 2° flop !
Le missionnaire trotskiste repart à la charge. L'auteur prolifique , au regard franc comme l'or -et désintéressé-, de surcroît, publie un nouveau livre dans la précipitation: c’est en fait le 3° sur le sujet. C’est fou tout ce qu’il a à dire et il ne faut pas laisser retomber l’affaire. "Clearstream, l'enquête", qui devait sortir aujourd’hui, mais la justice bloque la parution du fait de la mise en examen de Lahoud et pour ne pas gêner la justice. Les bouquins de ce romancier-journaliste ne sont pas faits pour établir la vérité, mais pour entretenir la confusion. Qu’à cela ne tienne, les médias lui ouvrent leurs antennes et leurs micros. Le complot ne se situe pas où on nous dit et la presse n’est pas au service de qui vous croyez…Bon courage, Messieurs les juges !
Le moment est venu de s’intéresser de près aux sources de Lahoud : il est mis en examen dans deux affaires financières portant sur des faillites présumées frauduleuses et a été écroué durant quelques mois en 2002, mais EADS n’est pas Clearstream, tout de même ! Nous en sommes au point où nous voulons savoir comment Lahoud a obtenu ces listings.
Initialement, dans une déposition devant les juges, Denis Robert avait expliqué avoir remis les listings sans noms à Imad Lahoud en mars 2003. Comment étaient-ils parvenus à Robert?
Robert se voit désormais cerné et accuse son compère Lahoud d’escroquerie. Le manipulateur se serait fait manipuler, dit-il maintenant. Le journaliste militant déclare qu'il se serait fait extorquer les documents par son indélicat ami informaticien qui aurait aussi tenté de récupérer sa source et ses documents, dixit Robert.
Lahoud, accusé, aurait alors été amené à livrer le nom de Florian Bourges, un jeune auditeur du cabinet d’audit Arthur-Andersen, qui avait travaillé sur Clearstream pour le compte de cette société. Il était également entré en contact avec Denis Robert, qui était déjà en possession des listes non trafiquées de Clearstream. Pourquoi ? Comment ? Il ne le dit pas ...
Une autre version indique que Bourges les aurait proposées sans succès (!) à Denis Robert, avant de les remettre en 2003 à Imad Lahoud, selon la version de Denis Robert. Pourquoi ? Comment ? Il ne nous le dit pas ... On comprend seulement que cette déclaration de Robert est faite pour sa propre défense et sans être méchant, pour son blanchiment…
Florian Bourges serait également entré en contact avec Imad Lahoud, à qui, cette fois, il aurait donné les listings. Alors là on comprend mieux pourquoi : charger Lahoud. Il aurait également rencontré le juge Renaud Van Ruymebeke, qui l’aurait entendu, à titre d’information et hors procédure, en octobre 2004. Le Nouvel Observateur présente ainsi les faits : on notera que sa version est favorable à Robert qui est dépositaire des originaux des listes, dont ne profite pas son ami Lahoud, lequel n’aurait dû compter que sur Bourges. Convaincant !! Merci au Nouvel Obs de sa contribution à l’éclatement de la vérité…
L’accusation de Robert, soutenu par le Nouvel Obs., est un nouveau rideau de fumée derrière lequel il tente de se dissimuler, lui et ses manipulations. Le journaliste militant déclare que Lahoud aurait essayé de l’enfumer avec une histoire de ‘hacking’ à laquelle tout le monde aurait cru, jusque dans l’entourage de Villepin. Cette histoire de hacking est une nouvelle diversion de Robert, rompu aux coups tordus, pour écarter l’enquête du rôle trouble qui est le sien.
Mais l’étau se resserre, le journaliste est cerné et il va devoir rendre des comptes. Il pourrait être mis en examen pour "faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse". Logiquement…

mercredi 7 juin 2006

Un jeune vandale; une mère people indigne et un père absent.
Quelques jeunes précaires déshérités et en révolte ont essayé de relancer la colère des banlieues endormies, depuis le XVIe arrondissement.
Le Parisien rapporte l'arrestation de ces jeunes voyous par la BAC (Brigade Anti-Criminalité) vers 3 heures, dans la nuit de vendredi à samedi 3 juin, à hauteur du 4, rue Molitor dans le XVIe arrondissement de Paris. Les policiers appelés pour des bris de luminaires et dégradation de panneaux de signalisation ont procédé à des contrôles d'alcoolémie qui se sont révélés positifs pour trois ( ?) des jeunes. Le quatriième étudiant a quitté le commissariat vers 4 heures. « Mon fils, Julien, était négatif et a été entendu comme simple témoin », a déclaré sa mère. Pas même complice...
Ce nouvel exemple d’incivilité couverte par l’idéologie de la violence révolutionnaire permanente véhiculée par la gauche extrême démontre que le kärcher a de beaux jours devant lui. Ses incitations ont un impacte certain sur certains esprits fragiles, singulièrement parmi les jeunes déshérités, sans désir d’avenir et laissés à l’abandon, que leurs familles soient recomposées ou non, souvent menacées de perte d’emploi en 2007.
Inconsciente que la proposition sécuritaire de la fracassante Marie-sEGOlène Royal relative à la tutelle sur les allocs, les internats de redressement de la ‘racaille’ de moins de 16 ans et l’école des parents indignes, pourrait la frapper, car toutes les mamans des Maternelles de France 5 ne sont pas aussi indulgentes que la Maréchale. « Ce sont des trucs de gamins, mais c'est pour lui une expérience de la vie », a conclu sa mère.
Le gamin est un majeur de 19 ans et la maman ne sera pas rééduquée. Les jeunes sont de plus en plus vieux et irresponsables avec l’onction de leurs parents lointains et permissifs. C’est ce qui interpelle, car, dans les banlieues, les précaires sont plus précoces dans la violence.
Les 'Tanguy' de 19 ans en devenir du 16° arrondissement de Paris ont des expériences de la vie plus tardives, spécialement lorsqu’ils font une scolarité protégée dans l’enseignement privé. Qui plus est, dans ce cas, ils s’encanaillent à contretemps et font leur manif après la bataille. Ce Julien ne semble pas bien vif et plutôt déconnecté des réalités, comme le dit sa mère, dans ses propres termes. Immature donc et primitif aussi, car les casseurs s’en prennent gratuitement au mobilier urbain, comme à la télé, que dans leur solitude ils regardent sans pouvoir analyser les violences avec leurs parents absents. Ils n’ont pas pu mettre en œuvre l’éducation à la citoyenneté qui figure dans le programme du PS. Paroles, paroles ! Gratuitement, car les familles vont-elles payer ces dommages ? Saurons-nous à combien ils s’élèvent et auront-nous la preuve que les masses laborieuses ne vont pas mettre la main à la poche, à la place des parents défaillants, comme pour les dégâts dans les facs et leurs abords? Le petit privilégié ne sera pas envoyé au bled pour apprendre à vivre!
‘Kärcher’ et ‘racaille’ sont des mots qui ne s’appliquent pas à tous les jeunes et certainement pas à ceux d’entre eux qui sont courageux dans l’adversité.
Mais que les parents de Julien prennent les incivilités de leur 2° fils à la légère démontre combien une réaction 'droitière' de sévérité s’impose à l’échelon gouvernemental et requiert aussi un traitement d’urgence par le Parlement, de l’UMP au PS, comme le préconise tel ou telle candidat(e) à la Présidentielle, spécialement dans ce cas injustifié, car dans cette situation particulière le ‘gamin’ de 19 ans n’a même pas l’excuse d’un environnement sociale difficile, mais allez savoir. Quoique!... Il ne faudrait pas qu'il suive le chemein de deux tontons maternels...
La Justice à deux vitesses, ça n’existe pas? Ces jeunes resteront impunis. Il faut savoir que, bizarrement, le Julien a été immédiatement relâché, alors que ses deux complices ont été placés en cellule de dégrisement dans le cadre de la garde à vue. Le troisième, veut-on nous faire croire, aurait été le ‘capitaine’ de soirée ! Sa maman n’aura pas à nous assurer qu’il a essayé de raisonner et d’empêcher ses bonnes fréquentations de nuire. Inutile pour elle de justifier le comportement de son fils : elle est au-dessus des lois. Et son père ?
Disons-le, la maman de ce capitaine de soirée vertueux n’est autre que la non moins vertueuse Maréchale, j’ai nommé Marie-sEGOlène…et du Petit-Rond, François Hollande, premier-consul du PS. Vous ne saviez pas ? L’information ne vous est pas parvenue ? Comment se fait-ce ? Est-ce surprenant ? Les sondages n’ont pas frémi : les Français n’avaient pas à savoir. Il y a des gens qui sont plus égaux que les autres, aurait dit Coluche. Bon sang Royal ne saurait mentir. Et sur France-Inter, il y a de la promotion dans l’air : un chroniqueur de l’émission Le Fou du Roi, un laquais Royal, a aussitôt exprimé son indulgence en affirmant qu’il est naturel chez les ados de se dresser contre leurs parents. Un ado de 19 ans, majeur et électeur… La violence est défendable !
Que nous réserve le valet-journaliste lorsque la discussion dérapera, peut-être -mais ce n’est pas sûr !- vers les démêlées du frère frauduleux de la Maréchale Royal avec la justice, dans le Doubs ? (lire PaSiDupes)
Voilà la famille people favorite des Français : elle est exemplaire et, avec ou sans particule, les privilèges aristocratiques, voire monarchiques, de la Reine socialiste et du P’tit Prince ont la vie dure.

mardi 6 juin 2006

Manip dans Les Maternelles sur France 5.
Campagne de communication signifie manipulation de l’opinion sur France 5 qui illustre à nouveau cette dérive du service publique en faveur des réseaux d’extrême gauche. Les médias affirment sans rire que la presse est dévouée à l’UMP, or, tout prouve le contraire, comme ici encore.
France Télévisions, c’est France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô, rien que pour la télévision. Pour ce qui concerne la radio, je pense à France-Inter, France-Info, RFI et Radio Bleue et quantité de radios régionales. Les candides s’imaginent donc que tous ces organes de presse sont à la dévotion du gouvernement en place, puisqu’ils se répartissent le produit de la redevance télé. C’est totalement faux, car les hommes de consensus qui les dirigent sont choisis pour leur extrême souplesse, si bien que les syndicats imposent leur loi à tous dans ces nobles maisons, comme dans l’opinion. Personne n’a le courage de faire le ménage, au risque de priver le public de La Croisière s’amuse ou de Amour, Gloire et Beauté et de David Pujadas qui présente Madame Monsieur Bonsoir tout en sévissant également sur France 2, et brandit la menace de la grève, en préalable à toute discussion. Le cumul des mandats est donc insupportable en politique, mais souhaitable dans les médias publics, sauf s’il s’agissait de Béatrice Schönberg, ce qui ne risque pas d’arriver : les syndicats veillent au respect du pluralisme ! et ce qui est possible avec Pujadas ne serait pas envisageable avec Schönberg. La liberté de la presse est revendiquée à l’extérieur mais la dictature des syndicats règne à l’intérieur. Notez que dimanche 4 juin sur France 5, c’est un documentaire sur André Rousselet, proche de Mitterrand qui nous était imposé. C’est ça le pluralisme, je vous dis !
Les Maternelles, maintenant.
Ce mardi 6 juin, cette émission, qui s’adresse aux mamans, ne traite pas les mères au foyer avec beaucoup d’égards : elles ont fait le mauvais choix d’élever leurs enfants et doivent subir les jugements radicaux des féministes sexistes de l’émission qui ont pour mission de les ré-éduquer. Nous avons donc eu droit à une totale intox.
Mamans, tout n’est pas bon à avaler, sous prétexte que l’émission est bon enfant et vous chouchoute. Car l’objectif n’est pas de vous caresser dans le sens du poil, puisque vos compagnons ne savent évidemment pas faire (et pan !) et dans le meilleur des cas de vous conseiller utilement : l’intention est de vous formater. Matin après matin, on vous prépare à assimiler des notions qui ne vous préoccupent pas et parce qu’on vous dit ce qu’il faut faire pour être plus mince et plaire, non pas à votre macho de mari, mais à vous-même, pour être vous-même et non pas pour celui que vous croyez aimer -notion dépassée- et pour penser juste, pourquoi ne pas vous culpabiliser et vous dire ce que vous devriez faire pour être enfin évoluée, libre et active, s’il est vrai que faire grandir des enfants équilibrés n’est pas digne de vous, ni de vos rejetons. On vous détourne de votre rôle de mère, car être mère, ce n’est pas naturel : ce qui l’est bien davantage, c’est de s’occuper des enfants et des problèmes des autres. Etre active et responsable à la maison, c’est nul, mais se mobiliser pour quelque cause que ce soit –politique, tout de même ; ne nous égarons pas–, voilà qui est moderne et digne de la femme du XXI° siècle. Réfléchissez aux causes de la violence des banlieues ; ne vous posez pas de questions oiseuses sur une présence maternelle à la maison et ne culpabilisez pas sur vos absences : vous avez le droit de vivre –vous le valez bien- et vos enfants doivent apprendre la solitude et la rue. OK, pendant que vous vous épanouissez, vos maris se cherchent et vos enfants s’aguerrissent. C’est la vraie vie !
Les Maternelles de ce mardi 6 juin.
Donnons un exemple concret de matraquage idéologique des femmes.
Les mamans qui font des enfants ne peuvent pas être émancipées si elles quittent l’école trop tôt et ne s’engagent pas dans des études post-bac. Le SNES et le SNES –SUP ainsi privés de pâte à modeler, c’est France-Télévisions qui assure le suivi du déniaisement.
Ce jour-là l’émission Les Maternelles a pour mission d’émouvoir les mamans sur le sujet douloureux des enfants de sans papiers. Quatre invités : un papa breton qui s’est mobilisé spontanément, dit-il; un quadragénaire malien, sans papiers depuis 20 ans, avec deux enfants scolarisés ; et deux dames qui ne semblent pas se connaître, penseront les mamans. L’une -Dominique Grattepanse- est institutrice en activité et membre active de Réseau Education Sans Frontières (RESF), l’autre -Anne Gintsburger- est journaliste, comme d’autres ? Evidemment non. Le matin même, France-Info nous l’a présentée comme présidente de …RESF, mais France 5 ne prend pas la peine de donner cette précision, si bien que les téléspectatrices ne savent pas que ces deux intervenantes sont des militantes amies du même réseau et donc de mèche et que l’émission est partie intégrante d’une campagne de pression sur l’opinion : de la communication ! Au total, tous sont du même avis, la présentatrice est elle-même acquise à la cause et glousse d’admiration ou s’indigne, selon le cas, et distribue des bons points.
Notre malien, comme d’autres est réfugié politique : que se passe-t-il donc au Mali, pour que la population migre massivement vers la France, terre d’accueil ? Vingt ans sans papiers avec le soutien du SAMU social, qui est dans son rôle et de la… FCPE : c’est lui qui explique que cette Fédération socialiste de parents d’élèves prend en charge des familles nombreuses dans l’illégalité, ce qui n’est pas dans ses attributions et que ses adhérents ignorent lorsqu’ils paient leur cotisation. Il serait correct de préciser, en clair, comment leur argent est employé. Alors oui, les familles solidaires pourront se compter.
L’émission est-elle supposée tromper ses mamans ? Car l’absence totale de contradicteurs donne à penser qu’un débat n’a pas de raison d’être puisque le consensus est complet. Sauf que les participants sont choisis et leur implication réelle et leurs liens sont dissimulés.
On nous explique que des instituteurs n’ont pas une charge de travail et des conditions de travail si difficiles à gérer qu’elles ne puissent s’investir politiquement, en plus de leur double journée. Des parents font des heures supplémentaires (prises sur leurs RTT ?) pour soutenir les sans-papiers. Mais nuance : le projecteur est orienté, non sur les sans papiers, mais sur leurs enfants : encore une fois les enfants sont instrumentalisés, comme l’ont été les jeunes. Un intervenant reconnaît que la mobilisation est plus importante quand des enfants sont concernés. Le sort de ces enfants n’est pas ce qui compte pour RESF, mais l’animation de quartier et le retentissement national qu’il faut assurer. La journaliste est sur tous les médias associés en même temps et en a perdu la voix. Plus les ficelles sont grosses, mieux çà passe. D’autant que la présentatrice ponctue les interventions en s’exclamant : «Oh, c’est bien ! » pour le cas où des mamans ne marcheraient pas dans la combine. Honte sur elles !
Ainsi donc, des parents dignes de ce nom se mobilisent et s’occupent de surcroît des devoirs de leurs gosses. Des héros. Ils décident de bloquer la rue Parmentier à Paris, toutes les 15 minutes, car occuper une école ne fait pas de pub pour RESF. Cette rue est située dans le 11° arrondissement, dont Georges Sarre est le maire. Ce n’est donc pas un hasard, car ce maire appartient au même groupuscule que J.P. Chevènement, ex-CERES, dont Pasidupes a déjà signalé les méfaits. Une maman solidaire précise qu’elle est issue d’un milieu politique –on ne saura pas lequel, sauf que c’est bien-, et la journaliste indique que le PS n’est pas assez réactif sur le sujet. On est bien en présence d’une pression de la gauche de la gauche. « Y a des gens biens ! » minaude la présentatrice impartiale.
France 5 n’a pas d’états d’âme. Alors qu’en fin d’émission l’institutrice se lâche et parle de mises en rétention ‘à tour de bras’. La déontologie est donc inconnue de France 5, chaîne de service public qui la foule aux pieds. A aucun moment n’est précisé que les enfants de sans papiers ont été maintenus sur le territoire national jusqu’à la fin de l’année scolaire pour ne pas nuire à leurs études, obligatoires en France. « Ah, bravo, c’est bien d’avoir du cœur ! » a approuvé la présentatrice, mais ce n’était pas sur ce point…

lundi 5 juin 2006

C’est François OU Marie-sEGOlène.
Le PS est noyauté par une famille à son seul profit.
Comment se peut-il qu’au parti socialiste les deux membres d’un même couple peuvent être, l’un premier secrétaire du parti, et l’autre candidate de ce parti à la candidature à la Présidentielle, si le débat d’investiture à la candidature est organisé sous l’autorité du premier? On ne voit cela que dans un ‘parti bananier’.
Le malaise existe, mais il est étouffé.
Le favoritisme des médias.
Ils évoquent le problème politique et déontologique, mais s’en détournent pudiquement, jouant ainsi leur rôle systématique de désinformation en faveur d’un parti de préférence aux autres.
Ce dysfonctionnement perdure au profit de la candidate du premier secrétaire, Marie-sEGOlène, au détriment des autres (les fantômes de la politique : DSK, Fabius, Lang, et autres revenants horrifiés)
Des voix s’élèvent pourtant, faiblement, que les micros et caméras ne retransmettent que pour mémoire, en passant, pour tomber aussitôt dans l’oubli : les bulletins de France-Info se gardent bien de nous donner à entendre leurs râles indignés toutes les 7 minutes, sauf la nuit au fond des bois pour l’information des insomniaques, et malgré leur conscience professionnelle et leur goût bien connu de la justice. La démocratie est ici encore bafouée. Les électeurs n’ont-ils donc pas ce droit élémentaire de savoir comment est désigné leur candidat, ou celui qu’ils combattront? Outre la compagne du premier secrétaire, d’autres candidats font campagne et c’est à peine si le pays est au courant. Sont-ils ostracisés par la machine du PS dirigée par François, le petit caporal, compagnon-premier secrétaire de la Maréchale Marie-sEGOlène?
Elus et militants sont muselés.
Ni les uns, ni les autres n’expriment leur désaccord publiquement et sont donc complices, eux qui sont si prolixes s’agissant des autres, sur lesquels ils portent des jugements politiques et moralisateurs, à la fois définitifs, à l’emporte pièce et injustes. Ils ont pourtant tous les moyens à leur disposition, avec des entrées prioritaires dans tous les médias, nationaux et régionaux, en tout état de cause infiltrés. Au PS, ils sont dans l’incapacité de donner vie à ces purs concepts: les labels ‘républicain’, ‘démocratie’ et ‘liberté d’expression’, qu’ils se sont appropriés, paroles et chansons, et ont déposés à la SACEM, sont en effet vidés de leur sens et, du même coup, les idéaux correspondants tombent en désuétude.
La discipline socialiste est stalinienne.
Les syndicats.
Parallèlement, ils s’opposent à Béatrice Schönberg et la harcèlent, en dépit de la loi contre le harcèlement qui ne s’applique pas aux syndicats lorsqu’ils n’y trouvent pas leur compte, ni lorsqu’on ne penche d’aucun côté. Pourquoi? Pour le motif, l’intégrité leur étant étrangère, que leur consoeur est l’épouse d’un ministre en activité… Or, chacun sait que le 20 heures de France 2 en général et sa présentatrice en particulier, sont sous la tutelle d’une équipe rédactionnelle pesante, omniprésente, radicalement politisée et militante –de gauche, faut-il le préciser, tant cette vérité est aussi notoire qu’anti-démocratique et pourtant acceptée– au nom du…pluralisme!
Tant il est vrai que pour exister et faire la preuve de son indépendance, tout en vivant de la redevance versée par tous, toutes tendances confondues, il faut s’opposer et militer contre le pouvoir, tant qu’il est de droite, mais s’aligner et militer pour le pouvoir tant qu’il est de gauche, toujours en toute indépendance... Les journalistes, en bons républicains gauchistes (est-ce compatible ?) tolèrent qu’un premier secrétaire socialiste fasse la promotion de sa compagne, mais montent aux créneaux pour empêcher une épouse de ministre de faire son métier, sous le prétexte qu’elle n’est pas adhérente du ‘bon’ syndicat.
Dans ce milieu mafieux de la presse ‘libre’, le droit au travail est soumis à conditions et le recours au Tribunal des Prud’hommes ne semble pas être un droit acquis, statutaire…Cela veut-il dire que la presse est au-dessus des lois républicaines, de même que les journalistes bénéficient de privilèges fiscaux fort méconnus du peuple et qu’aucune émission de service publique, par exemple, dans son effort de pédagogie et sa volonté d’égalité, n’a jugé bon d’informer complètement. Ainsi, l'adipeux et intolérant Serge Moatti deviendrait plus crédible en s’emparant de ce vaste sujet, en combattant ces privilèges d’un autre âge, en se déclarant fiscalement justiciable comme tout un chacun (quelle humilité !) : en un mot, qu’il démocratise devant sa porte.
Il reste que le PS est content qu’on parle de lui et pense que le pire serait qu’on n’en parlât pas. Moins ils ont à dire, plus ils parlent, de tout –sauf de programme socialiste, et de rien –donc de bribes de programme, mais surtout des autres : bons dans l’invective, l’hypocrisie et le lynchage, mauvais dans l’autocritique et l’honnêteté. Pour la direction du PS, il s’agit d’occuper le devant de la scène politique, de dresser un rideau de fumée –pour masquer les rivaux– et d’occulter l’absence de programme de la candidate du premier secrétaire. Ils sont tombés bien bas.
Le Petit Caporal et la Maréchale les entraînent vers le fond. Car les propositions de la Maréchale sont distillées au compte-gouttes, comme une potion rare, un remède miracle qui n’a d’ailleurs pas de prix, c’est-à-dire de coût. Or, les propositions sont tout, sauf originales, puisqu’elles sont déjà en vigueur pour certaines ou copiées-collées sur les programmes de la concurrence pour d’autres. Les deux charlatans proposent au PS, et au pays, des doses homéopathiques de n’importe quoi, un fatras de mesurettes généralistes inspirées non seulement des autres candidats, mais de l’actualité et de l’air du temps: la Générale ne cherche qu’à flatter ; elle est superficielle et tendance, car il lui suffit de faire illusion ; son absence de vision est flagrante ; c’est du cas par cas opportuniste, sans cohérence, ni chiffrage. Elle rebondit sur tout et improvise. Puisqu’il y a toujours un micro ou une caméra à point nommé (toujours les deux, en fait) prêts à fixer ses propos et son visage (sauf son profil : il est interdit d’écran…). Aussi longtemps que le pays ne sera pas conscient qu’elle n’est qu’une potiche, une figure de mode sur papier glacé ou, en vérité, un lièvre, en termes d’athlétisme, aussi longtemps que possible donc, elle servira les intérêts de son petit-rond qui, le moment venu, apparaîtra comme un recours ! Nous avons en vis-à-vis deux compères prétentieux, creux et arrivistes qui réussissent à détourner l’opinion parce qu’ils instrumentalisent les médias consentants qui participent au complot, en attendant que s’écarte le lièvre –la hase, femelle du lièvre, sorte de lapine de garenne -ou des Charentes) qui fait la course au profit du Petit Caporal.
Allez ! Votez 1 pour Marie-sEGOlène ; 2 pour François ; 3 pour la Star’Ac…
Le tandem Marie-sEGOlène-François, c’est l’opium du PS. France, prends garde à toi !

samedi 3 juin 2006

Royal : retour à l’ordre moral.
Marie-sEGOlène Royal aurait avantage à se taire, car si elle se plaît à croire que ses silences font du bruit, ses déclarations jettent la consternation. Elle est contestée, tous courants confondus, pour les idées qu’elle développe et qui brouillent la pensée socialiste.
Fille et soeur d'officiers, elle dégaine en effet des mesures en faveur de «systèmes d'encadrement à dimension militaire» destinés aux jeunes primo-délinquants mineurs de moins de 16 ans. Cette dernière proposition ne fait même pas l'unanimité dans l’armée: «Aller à l'armée ne doit pas apparaître comme étant une punition», s’indigne un officier.
La mise en place d’un «service civique obligatoire» concernerait pas moins de 800 000 jeunes garçons et filles par an; de quoi dépeupler certaines zones populaires. Or, l'état-major des armées le chiffre à 5 milliards d'euros par an. Marie-sEGOlène a-t-elle trouvé son financement?
En revanche, en octobre, le ministère de la Défense a d’ores et déjà créé en métropole «Défense deuxième chance», un dispositif qui monte doucement en puissance : d'anciens militaires et des enseignants détachés encadrent 450 jeunes en difficulté parmi environ 30 000 détectés chaque année par les pouvoirs publics lors des Journées d'appel de préparation à la défense (JAPD).
L’idée ne revient donc pas à MSR. Jean-Louis Debré avait d’ailleurs observé : « Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas marqué l’histoire de la République par ses déclarations à l’Assemblée Nationale. » Si les Français recherchent un président pour inaugurer à nouveau les chrysanthèmes, ils ont trouvé ce qu’il leur faut.
La candidate à la candidature socialiste veut «remettre au carré les familles».
Qui sait, la boule à ras, aussi ?
Elle veut en fait instaurer une sorte de CPE de «réinsertion des parents… dans des écoles de parents.»
Mais il faudra bien que celle qui déclarait dans Libération, en 2001 : «tant que je serai ministre de la Famille, il n'y aura pas de suppression des allocations familiales» change d'avis, car c'est interdit par la loi depuis …2004.
Une quinqua qui a déjà du retard à l’allumage : François doit faillir, lui aussi. Mais ne nous moquons pas. Il est vrai que, depuis le CPE, on vote les lois pour ne pas les appliquer.
Si les parents sont au chômage, voilà un moyen de faire tomber les chiffres, mais sinon, les entreprises n’auront plus qu’à s’adapter et les collègues faire des heures supplémentaires de compensation.

Son bon camarade de parti Jean-Luc Mélenchon n’a pas manqué de dénoncer cette «mesure inefficace, cruelle» que représente «la suppression des allocations familiales».
En tout état de cause, il faudrait que quelqu’un informe la malheureuse que … la suspension -ou la mise sous tutelle des allocations- existe déjà depuis …février 2006. Elle est un peu longue à la détente. Ou devait être ailleurs ! Préparait-elle la révolte ‘spontanée’ des étudiants militants contre le CPE ? En effet, le «contrat de responsabilité parentale» voté dans la loi pour l'égalité des chances s'adresse aux parents dont l'enfant fait l'école buissonnière ou perturbe le bon fonctionnement de l'établissement scolaire. Alerté par l'école ou le maire, un travailleur social établit avec la famille des objectifs à atteindre (par exemple : retourner à l'école). En cas de non-respect, les prestations familiales peuvent être suspendues pour trois mois, éventuellement jusqu'à un an. Il est vrai que le PS avait voté contre.
Il va lui être difficile de serrer les rangs derrière la Maréchale. Marie-sEGO se serait fourvoyée au PS que je ne crois pas qu’un parti voudrait la recueillir. Peut-être Bayrou qui ne craindrait pas qu’elle lui fasse de l’ombre… et qui a tellement besoin de grossir ses rangs !
Avec du vieux, on fait du neuf. Marie-sEGOlène Royal soulignait déjà il y a cinq ans : «Cette mesure vise à aider les parents à mieux utiliser cette aide publique.» (Libération du 10 juillet 2001). S'ils sont jugés «défaillants», les parents peuvent être envoyés en «stage parental» par le parquet.
Tout fout le camp, même le respect de l’électeur. Après les enfants ‘pourrisseurs’, voici les parents ‘défaillants’ : pourvu qu’ils ne votent pas pour le parti socialiste (entre défaillants …). Pendant ce temps, Le Pen engrange des voix, tandis que Bové et le tandem Besancenot - Laguiller bénissent l’ordre moral: inattendu, non ?
La «révolution scolaire»
La Maréchale appelle de ses voeux la création d'un «tuteur des collégiens» avec dans certaines classes deux adultes, «l'enseignant qui transmet le savoir et un adulte qui établit la discipline», comme Pasidupes l’a déjà rapporté hier.
Gisèle Jean, secrétaire générale du SNES, client-roi ‘institutionnel’ du PS, juge cette proposition «ahurissante». «Cela témoigne d'une méconnaissance totale de l'acte éducatif. La discipline, cela fait partie intégrante du rapport pédagogique à l'élève.» S’adressant à la camarade ex-ministre à l'Enseignement scolaire, Gisèle se rend coupable de lèse-majesté !
Le député UMP Jean-Pierre Giran, secrétaire national à l'éducation, avoue pour sa part qu'une telle idée ne lui a jamais traversé l'esprit: «Nous souhaitons sécuriser l'environnement des salles de classe, mais il ne peut être question de mettre un surveillant dans la classe.» Mais Ma Douce ne manque pas d’idées ‘personnelles’...
Madame la Favorite du Roi (médiatique, pas Louis XVI-Hollande) fustige les fins de règnes, mais elle n’est pas encore sur le trône que la candidate éclairée nous plonge dans l’obscurantisme le plus noir et réactionnaire.
L’esbroufe n’est pas finie :
Si tout le monde est d'accord pour considérer avec la martiale Royal, ex-ministre droitière de Jospin à l'Enseignement scolaire, que les collèges ne devraient «pas accueillir plus de 400 élèves» et qu’il était, dès 1998, «urgent de diviser en deux les collèges de plus de 700 élèves» -ce qu’elle n’a pas commencé à réaliser-, cette mesure est en revanche jugée irréaliste en raison de son coût exorbitant.
Les deux autres pistes ne sont pas plus innovantes. Quand elle propose que les enfants qui «font la loi et pourrissent la totalité d'un collège» soient «recadrés dans des internats scolaires de proximité», elle reprend l'idée des internats lancée dès 1997 par Claude Allègre, qui est en outre à l’origine de la lutte contre le ‘photocopillage’ ! La mesure fait aussi partie de l'arsenal antiviolence de l'UMP.
Nous connaissons ses dons de racolage médiatique ; mais dans ‘sa pensée’ tout est pillage et collage. Pour l’honnêteté intellectuelle, une seule chose est sûre, c’est qu’elle est bien à sa place au PS.
La ‘défaillante’ plagiaire est si peu au courant de ce qui se passe à l’Assemblée Nationale que ses électeurs feraient bien de lui retirer ses allocs de députée et de la renvoyer à ses études en pensionnat dans les meilleurs délais–mais, de grâce, pas à proximité–, pour pourrissement de l’image de la représentation nationale.

Les réactions au PS et ailleurs.
Sur un sujet aussi sensible, les camarades de Miss ‘Charentes-Poitou’ (pardon, les habitants de Poitou-Charentes: elle a investi votre région comme dans du beurre) ont réagi par un silence embarrassé (D'jack Lang n’a fait que serrer ses petits poings ?) ou avec une modération inaccoutumée, qui constitue un tour de force quand on aime balancer des boulets rouges sur la droite:
Le méchant Mélenchon dénonce sa«dérive droitière» ;
Dominique Voynet en reste Verte. Elle taxe la Maréchale de ‘démagogue’ et de ‘populiste’ et considère qu’elle fait ‘une grossière erreur’. Ce qu’elle confirme au 20heures de TF1 en occultant les sanctions. Bref, du grand art en matière de tromperie.
DSK, le méprisant mis en examen, a ironisé et son petit caporal Jean-Christophe Cambadélis a raillé son «dérapage » (déclaré coupable vendredi par le tribunal dans son procès dans l’affaire de la mutuelle étudiante MNEF : il est condamnéavec sursis et amnistié à la condition de payer son amende) : une fine équipe de compères ;
Fabius, magnanime, laisse aux fabiusiens la tâche subalterne de déplorer un"copier coller" véniel;
Marc Dolez, (vous connaissez ce second couteau?) a qualifié ses positions d’«inacceptables », appelant François Hollande, son compagnon premier secrétaire (compagnon de la Générale, pas de Dolez, que je sache), à « faire la mise au point nécessaire»;
Mais silence radio à la tête du PS, jusqu'à ce que son compagnon se désolidarise partiellement, si prompt à sanctionner dans d’autres circonstances;
La Flèche du Poitou-Charentes, tel un Mirage 2007, monte dans les sondages à la vitesse du son. Normal et rassurant, c’est, nous assure-t-on, la meilleure d’entre eux…

jeudi 1 juin 2006

Marie-sEGOlène veut la révolution scolaire.
De passage à Bondy le mercredi 31 mai la candidate relookée Marie-sEGOlène Royal a appelé à "une révolution scolaire". La candidate socialiste préférée des Français compte mettre tout le monde sous tutelle, parents et enfants, la France entière, donc. Voyez plutôt.
Pour lutter contre la délinquance des jeunes, elle propose des recettes musclées:
une "mise sous tutelle des allocations familiales".
"Il faut épauler les familles…avoir un système d'obligation pour les parents de faire des stages dans des écoles de parents, avoir des systèmes de mise sous tutelle des allocations familiales, comme c'est le cas aujourd'hui, mais dans des logiques éducatives de réinsertion des parents", a encore expliqué Mme Royal.
Les familles les plus défavorisées vont être sanctionnées, pénalisées. Dame Royal est favorable à la double peine.
► un "encadrement à dimension militaire".
La jeunesse va marcher au pas. L'ancienne sous-ministre déléguée à l'enseignement scolaire et à la famille, qui est fille d'officier supérieur, déclare regretter la suppression du service militaire. Elle a en effet affirmé : "Si l'on veut donner une nouvelle chance aux jeunes au premier acte de délinquance, il faut des systèmes d'encadrement à dimension militaire . " (sic).
On dit que cette fille de général a souffert de la rigueur de son père –cette psycho-rigide est marquée, en effet-, mais c’est cette rigueur qu’elle préconise pour les jeunes français : c’est dire combien elle les aime !
Tout en finesse : "Il faut plus de fermeté mais une fermeté juste et bien ciblée".
Les jeunes qui vont se sentir ciblés apprécieront ce traitement de faveur, car, dit-elle, les moyens policiers doivent être "centrés".
Et quand Marie-sEGOlène se lâche et donne des détails, çà donne froid dans le dos.
Elle a préconisé un système de "tuteur des collégiens", "c'est-à-dire qu'il y (ait) dans les classes deux adultes au lieu d'un, l'enseignant qui transmet le savoir et un adulte (policier ? maton ?°maître-chien ?) qui établit la discipline" (avec des pitbulls dans les salles de cours ?avec ou sans muselières?)
Elle a également estimé qu'il fallait "retirer des collèges les gamins qui y font la loi et qui pourrissent la totalité d'un établissement scolaire".
Qui sont ces collégiens défavorisés que la douce candidate socialiste stigmatise ainsi ? Comment sait-elle que des enfants font la loi à l’école publique ? N’a-t-elle pas mis ses rejetons à l’abri dans le privé ?
Comment ose-t-elle dire que nos enfants pourrissent le milieu scolaire ?
Marie-sEGOlène manque de RESPECT et se révèle tout à coup sous son vrai jour, bien MEPRISANTE de cette jeunesse née sous la gauche, élevée sous Jospin, leur dieu ‘tutélaire’, qui les a nourris de mesures préventives et d’accompagnement, les a dotés de ‘grands frères’ et les a bercés de citoyenneté. C’est ce qui l’autorise à dénonçer "la faillite du ministre de l'intérieur" Nicolas Sarkozy. Si vous ne suivez pas, lâchez un commentaire ! Mais je ne suis pas sûr d’avoir la réponse.
Attendons plutôt d’être édifiés par les réactions des associations de parents d’élèves, qui logiquement devraient être unanimement…contre, connaissant leurs options permissives habituelles. Le malaise est ‘palpable’ (terme consacré dans les médias !) à la FCPE : que vont-ils inventer pour approuver ces royales avancées ?

La générale-candidate à l’investiture socialiste y est allée Franco.
Mais l’exemple qu’elle donne n’est pas fait pour convaincre. Elle-même sous la tutelle de l’ancienne Garde des Sceaux PS Elisabeth Guigou, promue garde chiourme et de Roland Dumas, un ancien président du Conseil constitutionnel, elle s’affiche entre deux ringards de la politique de papa qui vont ternir son image médiatique, donc idéalisée et trompeuse: l’une, austère, voire sinistre, risque fort de terroriser les délinquants à sa seule vue et préfigure ce que pourrait être « la manière forte.» Cauchemars assurés !
Quant à l’autre, Roland Dumas, il n’a pas bénéficié d’une amnistie présidentielle de son ami intime Mitterrand et pour cause ! Mais la mise en examen de Roland Dumas dans l’affaire ELF lui confère le statut de caïd auprès des délinquants : si ça peut améliorer l’image des hommes politiques auprès de la jeunesse… Je l’imagine bien dans les zones de non-droit, en jogging blanc retroussé à mi-mollets et…en bottines somptueuses offertes par la généreuse Deviers-Joncourt.
La candidate nous dévoile peu à peu le programme sécuritaire qu’elle improvise au gré des événements. Attendons-nous au pire.

mercredi 31 mai 2006

La réalité du droit de grâce présidentielle.
Le parti socialiste est lancé dans une guerre psychologique où tous les coups seront permis aussi longtemps que les Français n’exprimeront pas leur dégoût de ces pratiques de manipulation de l’opinion.
Il faut en effet avoir fort peu de respect pour ses concitoyens pour accaparer les médias complaisants et y multiplier les interventions sans que le temps de parole y soit décompté. Il suffit donc de désigner les intervenants et leur fixer un planning pour que les petits soldats du PS escortés d’un Noël Mamère ou d’un Bayrou défilent tous à tour de rôle pour livrer leurs impressions et sentiments qui n’ajoutent rien sur le fond à ce qu’a pu débiter le précédent, mais contribue à modeler l’opinion, jour après jour, sans bases autres que subjectives et surtout sans fondement historique ni juridique.
Il faut rappeler inlassablement les faits et démontrer à quel point les élus du PS ne méritent pas plus notre respect qu’ils ne nous en manifestent. Si les élus de droite étaient autant mobilisés dans la défense de la vérité, les citoyens ne seraient pas amenés à pallier leurs insuffisances, qu’ils pourraient payer fort cher le moment des élections venu.

Le PS, manipulateur de l’opinion, ment par omission.
Qu’est-ce que le droit de grâce ?
Le PS sait que c’est un droit et non pas un abus de pouvoir : abrogé (1791) et rétabli (1802), c’est une survivance de l’Ancien Régime,.
Il a été exercé en Conseil Supérieur de la Magistrature par les Présidents de la République selon les différentes constitutions de 1946 à 1958. Le Premier ministre et le Garde des Sceaux donnent leur contre-seeing.
Tout ou partie de la peine en cause peut-être remise.
La grâce présidentielle peut être individuelle ou collective.
Amnistie, grâce et grâce amnistiante
-l’amnistie efface les conséquences pénales d’une infraction (disparition des pièces), mais ne remet pas en cause les réparations civiles envers la victime. Le passé amnistié est protégé par la loi, avec certaines réserves.
-la grâce : cf. ci-dessus – le PS sait que c’est un droit ;
-la grâce amnistiante, intermédiaire entre amnistie et grâce : la loi définit les catégories de condamnés qui peuvent être amnistiés et le Président de la République désigne les bénéficiaires par décret.
La pratique
Grâce collective du 14 Juillet :
- Mitterrand : 1981=4775 – 1985=2763 – 1988=4230 – 1989=3091 – 1993=4000
- Chirac : il a exclu de la grâce les auteurs de crimes et délits sur mineurs de moins de 15 ans ; les auteurs d’actes de terrorisme et de trafic de drogue. Le PS appréciera les restrictions apportées.
La remise partielle de peine est également prévue par la loi: 7 jours/mois (maximum de 4 mois)
Réaction du Garde des Sceaux à la mauvaise foi du PS :
Le ministre de la Justice Pascal Clément a dénoncé mardi "l'hypocrisie" de l'opposition, qui conteste l'amnistie de Guy Drut. "Quand le Président de la République exerce son droit de grâce, que ce soit pour (Maxime) Gremetz, que ce soit pour (José) Bové, que ce soit pour (Harlem) Désir, je n'ai jamais entendu votre indignation!", a-t-il lancé.
"Si c'était en mon pouvoir, je vous décernerais une médaille d'or: celle de l'hypocrisie", a-t-il ajouté.
"L'amnistie n'a pas dispensé M. Drut de sa peine. Il a payé les 50.000 euros de sanction financière" et "il n'avait pas été condamné à la suspension de ses droits civiques", a-t-il souligné lors de la séance des questions au gouvernement en présence de Guy Drut.
"M. Drut ne pouvait plus, si sa condamnation était inscrite sur son casier judiciaire, siéger comme membre du Comité international olympique (...) C'était donc une seconde peine", a estimé M. Clément.
"En conscience, j'ai proposé au président de la République qu'il y ait la possibilité pour la France de compter trois, et non pas deux membres du CIO".
Le PS verrait très bien qu’il y ait deux poids, deux mesures et que la seconde peine s’applique à la droite, exclusivement…

mardi 30 mai 2006

Guy Drut amnistié: et alors ?
En vertu des pouvoirs du Président de la République, J. Chirac a amnistié Guy Drut, condamné en octobre dernier dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. La justice lui reprochait d'avoir bénéficié d'un emploi fictif entre juin 1990 et février 1993 dans l'entreprise de bâtiment et travaux publics Sicra.
Guy Drut, champion olympique du 110 mètres haies en 1976, puis ministre des Sports de 1995 à 1997, a été condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende.
Avant de prendre cette mesure d'amnistie individuelle "pour services rendus à la Nation", le chef de l'Etat avait veillé à ce que la condamnation pécuniaire ait été payée et vérifié que Guy Drut n'ait pas été condamné à une peine d'inéligibilité.
Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, a déclaré que le Président s’est fait complètement embobiner par les représentants du monde sportif". Mais l'ancien ministre de l'Intérieur a aussi ajouté qu’il n’aurait pas eu le courage de le faire". Des députés de l’UMP manquent aussi cruellement de courage. Il faut rappeler en outre que Guy Drut est membre du Comité International Olympique où la France n’est pas sur-représentée et où elle aurait perdu 1/3 de ses membres.
Courageux, B. Delanoe, le maire socialiste de Paris, ne s’est pas exprimé sur le sujet, lui qui a été si convaincant dans la défense de la candidature de la capitale aux J.O.

Le PS a saisi de l’occasion pour crier à l’injustice qui est un thème porteur et rassembleur. (Très) Pauvre en propositions constructives, il a l’indignation facile mais la pédagogie défaillante malgré le nombre élevé d’enseignants dans ses rangs, car il n’explique pas aux Français qu’en démocratie les lois votées sont faites pour être appliquées. Or, "l'amnistie, c'est une loi votée par le Parlement et les députés qui la votent assument leurs responsabilités", a fait valoir J.L. Debré.
La presse ‘libre’ qui emboîte le pas au PS et ne s’embarrasse pas de détails, tronque évidemment les propos nuancés du président de l’Assemblée pour exploiter les termes d’ «erreur ravageuse », tout en escamotant son appréciation d’un « geste courageux ».
S'insurgeant donc contre un traitement médiatique en "deux poids, deux mesures", le parti socialiste oublie donc volontiers que José Bové (Vert trotskiste) ou le brillant député communiste Maxime Gremetz ont été graciés. "On a trouvé que c'était normal", a ironiquement souligné Jean-Louis Debré.

Le cas José Bové
En 2003, Jacques Chirac accorda deux mois de remise de peine au leader syndical José Bové ; ces deux mois s'ajoutant aux deux mois de remise de peine dont il bénéficera au titre de la grâce collective du 14 juillet. Conformément à l'article 17 de la Constitution, cette grâce présidentielle est une prérogative exclusive du président de la République qui n'a pas à la motiver.
José Bové a toujours affirmé qu'il n'était «pas question» pour lui de s'«agenouiller devant le président Chirac» pour demander une grâce, tout en faisant savoir qu'il ne s'«opposerait pas» à une «libération anticipée»…
Le cas Harlem Désir
Harlem Désir, député PS, fut condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux de novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il était président de SOS Racisme!
Les supporters de SOS Racisme ont dû être déçus, choqués, voire ulcérés. Non, ils ont oublié, excusé…
Tous ceux qui savent et n’ont pas oublié qu’il a osé demander l’amnistie pour le camarade Bové n’en croient pas leurs oreilles!
Le cas des hurleurs
- Le grotesque Hollande illustre le sens moral du PS qui hurle à la ‘désinvolture’ : "Il faut en finir avec la pratique monarchique de la Ve République qui, dans le meilleur des cas, offre au chef de l'Etat la possibilité d'un pardon républicain pour des cas de détresse ou des situations humanitaires et, dans le pire, permet d'oublier une condamnation infamante touchant un ami politique".
Ses amis politiques, les agités Bové - Gremetz seraient-ils visés par le comique en chef du PS ?
- Le psycho-maniaque Arnaud Montebourg, député socialiste, accuse Jacques Chirac d'"organiser l'impunité de ses propres amis et de lui-même". "Privilèges judiciaires en série, protection de ses amis, pressions sur les juges, détournement de la loi comme celle de l'amnistie pour protéger des gens qui ont été condamnés". (Europe 1, vendredi 26 mai)
Où était-il quand la loi de 2002 sur l’amnistie était votée ?
Son clone, Vincent Peillon, député européen PS, est plus lyrique. "Quelle image pour la France!", a-t-il lancé, en affirmant que Guy Drut, ancien champion olympique, est "un citoyen comme les autres". (LCI, vendredi 26 mai).
Tous les Français sont des champions et les Bleus vont le prouver à la Coupe du Monde de foot, soyons-en assurés !
- Nous n’avons pas eu droit, à ma connaissance, à une pensée définitive de Marie-sEGOlène Royal. Espérons qu’elle n’est pas souffrante. Simplement en institut de beauté : ça pourrait prendre un moment pour lui donner des formes. Dégustons !
- Le malheureux Gilles Artigues, député UDF, proche de François Bayrou, indisponible pour cause de chevauchée réparatrice dans la campagne béarnaise: "Il suffit, en effet, d'être l'ami de l'Elysée pour voir s'effacer une condamnation qui était loin d'être minime sur des faits avérés".
Il parle plus vite qu’il ne pense : et si on tournait sa langue avant d’affirmer que Gremetz et Bové sont des amis du Président ? Il suffit d’être l’ami d’un ex-ministre de l’Education Nationale pour sortir des âneries.
-Le cas de syndicats de magistrats
Pour le Syndicat de la magistrature, en toute impartialité, l'amnistie accordée par Jacques Chirac à Guy Drut "montre encore une fois que le président de la République méprise la justice". Font-ils référence au ‘mépris de la justice’ concernant les Bové et Gremetz. "Nous sommes scandalisés. A l'heure où les institutions sont critiquées de toutes parts, Jacques Chirac contribue à leur affaiblissement" (Déclarations, vendredi 26 mai) Que dire de la demande de Harlem Désir en faveur de l’amnistie de Bové ?
Selon l’Union syndicale des magistrats, qui connaît ses dossiers : Il s'agit d'"un retour des privilèges". Lorsque l'amnistie "s'applique à des personnalités individuelles choisies, cette mesure s'apparente au retour des privilèges qui ont été abolis par la Révolution française". "Quelle image de la justice donne-t-on à ceux qui ont été condamnés après les manifestations anti-CPE ou les émeutes de banlieue ?" (Déclarations, vendredi 26 mai)
Nous avons affaire à des professionnels de la justice en flagrant délit d’injustice : il bénéficient de l’impunité de leurs propos et ne risque pas d’être poursuivis pour calomnie. Pourquoi se priver ? Un privilège que la Révolution française n’a pas aboli…
- Déclarations de ministres
Dominique de Villepin
, Premier ministre:"Guy Drut est un grand champion. Les polémiques, il faut savoir les placer là où elles pourraient éventuellement mériter d'être placées (...) ou d'être écartées". "Je ne vois aucune raison de polémiquer autour d'un grand champion qui nous a fait vibrer par son engagement". (Déclaration, vendredi 26 mai)
Pascal Clément, Garde des Sceaux
La mesure d'amnistie de Guy Drut "a pris en compte les mérites sportifs exceptionnels" de l'ancien champion "dont la renommée internationale a concouru au rayonnement de la France dans le monde". La mesure d'exclusion du CIO "pourra ainsi lui permettre de reprendre sa place au sein de cet organisme afin d'y poursuivre son action dans l'intérêt du sport olympique et de la France". L'amnistie, décidée "sur proposition du Garde des Sceaux", est fondée sur "la loi du 6 août 2002, applicable aux 'personnes qui se sont distinguées d'une manière exceptionnelle dans les domaines humanitaire, culturel, sportif, scientifique ou économique'", rappelle Pascal Clément. Guy Drut "a payé l'amende à laquelle il avait été condamné". (Communiqué, vendredi 26 mai)
Ils ont dit "deux poids, deux mesures", mais savent-ils ce qu’ils disent, ou est-ce de la démagogie ? Comme chacun sait, les synapses des députés PS ne se connectent pas bien, si bien que la mémoire du PS est compartimentée et sa morale est à géométrie variable. Tout de même, à ce point, c’est une épidémie de la maladie d’Alzheimer. Il fallait leur stimuler les neurones, puisque les médias ne jouent pas non plus leur rôle. Epidémie, mais peut-être pandémie donc?
Ainsi la dictature de l’opinion publique par la presse se vérifie en permanence dans ce pays démocratique. Le prestige de l’écrit et de l’écran, qu’on le veuille ou non, est encore immense quoi qu’on puisse y entendre et y voir, depuis le parti pris du quotidien du soir Le Monde à la propagande en continu de France-Inter, en passant par les articles du Parisien, de Libération ou l’émission-tribune de Serge Moatti.
Il faudra aussi que, spécialement dans les 12 mois à venir, les Français(es) exercent davantage leur sens critique et expriment leur désaccord haut et fort avec le manque de respect de la gauche et de la presse démocratique à la française pour les électeurs.

lundi 29 mai 2006

EADS : histoire d’une fusion.
- Thalès, en apéritif -offert par Alain Gomez…
Anciennement Thomson-CSF jusqu'en 2000, Thales est une société d'électronique spécialisée dans l'aérospatiale, la défense et les technologies de l'information.
En 1968, une fusion entre la Compagnie française Thomson-Houston et la Compagnie générale de télégraphie Sans Fil (CSF) donne naissance à Thomson-CSF. Les années 1970 sont marquées par la diversification des activités de Thomson-CSF.
En février 1982, Thomson-CSF est nationalisée (gouvernement Mauroy, le fameux Charles Hernu est ministre de le Défense au moment de l’affaire du Rainbow Warrior –crise cardiaque (?) en 1990) et en 1983, elle regroupe les activités d'électronique militaire de Thomson SA.
En octobre 1997, le gouvernement socialiste décide de regrouper autour de Thomson-CSF les activités d'électronique spatiale et de défense et les activités de communications militaire d'Alcatel, les activités d'électronique professionnelle et de défense de Dassault Électronique, ainsi que les activités satellites d'Aérospatiale (voir EADS).
En 1998, la majorité du capital de Thomson-CSF, soit 53,06 %, est désormais détenue par des actionnaires du secteur privé. Le PS n’est donc pas accroc des nationalisations. Des libéraux qui s’ignorent, donc…
Dans les années 1990, les activités « multi-domestiques » de défense se développent à l’international.
1991: Signature d'un contrat de 2,8 milliards de dollars pour la vente à Taïwan de six frégates qui seront à l'origine de Clearstream 1).
Alain Gomez, son président, qui milita au CERES, est un ‘ami de trente ans’ du ministre de la Défense de l’époque…Jean-Pierre Chevènement : le monde est petit et le système démocratique et républicain de la co-optation, c’est-à-dire du copinage, s’applique l’air de rien chez les donneurs de leçons socialistes. D’où les affaires entre amis…qu’on appelle ici des rétro-commissions. C’est le généreux Alain Gomez qui arrose.

En décembre 2000, Thomson-CSF devient Thales. Ce nom devient la dénomination de toutes les subdivisions du groupe. Cà brouille un peu les pistes…
2005: Thales est détenu à 31,3% par l'Etat français, 9,5% par Alcatel, 5,7% par le groupe industriel Marcel Dassault, 4,6% par l'actionnariat salarié, le reste flottant en Bourse. Le groupe emploie 55.476 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 10,26 milliards d'euros pour un bénéfice net de 334 millions d'euros.

- EADS a été créé le 10 juillet 2000 par la fusion de l'allemand Daimler Chrysler Aerospace AG, du français Aérospatiale Matra et de l'espagnol CASA.
A la fin des années 90, les gouvernements des 4 pays membres du consortium Airbus Industrie (Allemagne, Espagne, France et Grande-Bretagne) coopérèrent au regroupement des industries européennes de l’aéronautique et de l’espace, impliquant Aerospatiale , Dasa , BAe et CASA ,
en réaction à la concentration des grandes entreprises nord-américaines du secteur aérospatial avec la fusion de Northrop et Grumman dès1993, de Raytheon et de BAe Business Jets en 1994, de Lockheed et Martin Marietta en 1996 et enfin avec la reprise de McDonnell Douglas Corporation par Boeing en 1997.
En France, les fiançailles d’Aérospatiale avec Dassault Aviation ne conduisent à aucune union. En revanche, le capital d’Aérospatiale est ouvert au groupe Lagardère en juillet 1998, et l’union de l’ancienne société nationale avec Matra de Jean-Luc Lagardère donne naissance, le 4 juin 1999, à une entreprise à capital privé –gouvernement socialiste de L. Jospin–,: Aérospatiale Matra S.A.
En Grande-Bretagne, le gouvernement travailliste opte lui aussi pour la consolidation nationale: British Aerospace plc (BAe) et la branche défense de General Electric Corporation (GEC Marconi) fusionnent en 1999 pour créer BAE Systems.
En Allemagne, DaimlerChrysler Aerospace AG (Dasa) et l’Espagnol Construcciones Aeronáuticas S.A. (CASA) annoncent aussi le 11 juin 1999, leur intention de fusionner.
Tout cela pour arriver à la création de la future société par actions EADS– European Aeronautic Defence and Space Company. les présidents d’Aérospatiale Matra, Jean-Luc Lagardère, et de DaimlerChrysler Aerospace, Jürgen E. Schrempp, le chancelier Gerhard Schröder, le Premier ministre Lionel Jospin et le ministre de l’Economie et des Finances Dominique Strauss-Kahn signent le contrat à Strasbourg, le 14 octobre 1999.
L’Espagnol CASA rejoint EADS, à Madrid le 2 décembre 1999, en tant que troisième membre fondateur. Le premier ministre espagnol José María Aznar, le Premier ministre français Lionel Jospin et le chancelier Gerhard Schröder marquent par leur présence la dimension politique de cette fusion industrielle à la taille de l’Europe.
Le 1° enfant issu de ces unions naît le 19 décembre 2000 : Airbus annonce avec ses partenaires le lancement officiel du programme A380, le plus gros avion de transport commercial au monde, avec 555 places sur deux ponts.
L’unité d’EADS responsable de la maintenance aéronautique est Sogerma Services, à Mérignac.
Filiales d’EADS :
Airbus, filiale à 100 % du groupe EADS
EADS Sodern
EADS Space Transportation
Eurocopter, filiale à 100% du groupe EADS.
Socata, filiale à 100% du groupe EADS.

- EADS et Clearstream
En avril 2006, le groupe EADS s'est retrouvé au centre de l'affaire Clearstream 2 (affaire du corbeau des frégates de Taiwan). Des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux de Noël Forgeard, co-président d'EADS, Gustav Humbert, président d'Airbus et Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS. Deux membres d'EADS semblent être au coeur de cette affaire: Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, directeur scientifique et frère de Marwan Lahoud, président de MBDA, la branche missile d'EADS Défense et sécurité (DS).
Le 8 mai 2006, le président d'honneur du MDC (Mouvement des citoyens), Jean-Pierre Chevènement, a affirmé le 7 mai 2006 au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro: "Au niveau d'EADS, il y a un certain ménage à faire. Je ne mets en cause personne directement (mais) il y a de fortes présomptions que l'origine de cette affaire soit au sein de l'état-major d'EADS.".
Je n’accuse personne, mais… je dénonce !
Le 16 mai 2006, Noël Forgeard s'est exprimé au Salon aéronautique de Berlin. "Ce n'est absolument pas quelque chose qui concerne la société"... "c'est quelque chose qui concerne deux personnes…Cela n'a absolument rien à voir avec EADS, même si certains le disent".
Les brebis galeuses sont désignées.

samedi 27 mai 2006

Clearstream: les amalgames déstabilisateurs.
Clearstream 1, dossier instruit par le juge Van Ruymbeke.
1- Des ministres à la fois de gauche et de droite sont associés dans les prétendues rétro-commissions de l’affaire des frégates de Taïwan. Or, seuls les ministres Strauss-Kahn et Chevènement qui étaient aux affaires semblent en situation d’avoir bénéficié des sommes payées par Thomson d’Alain Gomez, proche de…J.P. Chevènement au CERES, comme Loïc Le Floch Prigent !
Si les falsificateurs ou leurs commanditaires désignent par la même occasion les ministres Sarkozy et Madelin, c’est pour noyer le poisson et surtout paralyser la droite.
Cette technique est inspirée des milieux trotskistes : discréditer un maximum de personnes dans l’opinion, dans le but de faire croire au pourrissement du système. Les élus du PS démontrent leur maturité à cette occasion en affirmant haut et fort : « Ce n’est pas nous, c’est les autres !»
2- C’est dès avril et mai 2004 que le juge Van Ruymbeke, oralement, puis par deux lettres anonymes de Jean-Louis Gergorin (sur cinq), avait été informé de prétendues rétro-commissions que quatre personnalités politiques (entre autres) auraient touchées dans la vente de six frégates à Taïwan en 1991 et placées sur des comptes secrets à la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.
Il faudra plus d'un an au juge Van Ruymbeke pour démontrer que les informations étaient fausses. Pourquoi cette durée de l’instruction du juge jusqu’en 2005? Cette affaire était-elle un potentiel moyen de pression et une monnaie d’échange, en cas de besoin? En somme, une poire pour la soif de pouvoir en 2006-2007 ? Ou l’après-2007, puisque le PS s’y voit déjà et fait tout, vraiment tout ce qu’il peut ! Alors, finie l’affaire des frégates de Taïwan ; bonjour les parapluies de Cherbourg.

Clearstream 2, dossier instruit par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons (Sept 2004).
1- Mais Jean-Louis Gergorin a déclaré au Figaro vendredi dernier qu’il considère toujours que les listings anonymes ont "une probabilité de forte exactitude".
Le juge Van Ruymbeke n’a-t-il pas jugé autrement ? Gergorin en dira-t-il plus aux juges qui l’ont convoqué après le pont de l’Ascension ?
Pour ne pas être accusé d’être à l’origine des manipulations, Gergorin devra faire des révélations sur la provenance des ‘faux’ listings. Reparlera-t-on des entretiens secrets Van Ruynbeke-Denis Robert ?
Qui des ministres de gauche et de droite est visé par cette nouvelle déclaration de Gergorin?
2- Partie civile dans l'affaire Clearstream, Alain Madelin a demandé mercredi matin à ses deux juges de "démasquer les manipulateurs, les magouilleurs, les falsificateurs". Derrière le scandale Clearstream, il y a d'abord l’affaire des frégates de Taïwan, rappelle-t-il.
Des ventes d’armes par un gouvernement de gauche, ce n’est pas joli, joli…et l’image de moralité du PS est réduite à néant: le PS n’est pas ‘plus blanc que blanc’…
Les associations et mouvements divers pour la paix et contre tous les armements ont sûrement exprimé leur indignation et condamné le gouvernement socialiste d’Edith Cresson, mais je n’ai pas dû les entendre. Alain Madelin leur donne l’occasion de renouveler leurs exhortations en faveur de la paix et de stigmatiser le parti socialiste: il est toujours temps de bien faire…
A noter que ni Dominique Strauss-Kahn (mis en examen pour …abus de biens sociaux en 2000, il bénéficia d’un non-lieu en octobre 2001 –de justesse avant les législatives de 2002), ni Chevènement (qui démissionna en…1991, pourquoi ? –battu aux législatives de 2002), aucun des deux ne communique sur le sujet…
Et que le PS est retourné opportunément à ses luttes intestines ! Plus de salves d’indignation et de demandes multiples de mise à mort. Les enseignants et porte-voix du PS Dray et Ayrault travailleraient-ils enfin au succès de leurs étudiants anti-CPE ? Rien n’est moins sûr, puisque des assurances ont été données pour que les taux de réussite soient inégalés. Riton Emmanuelli fait-il une cure pour les nerfs ? Plutôt une thalasso, mais je ne le vois pas partager le bain à remous de Marie-sEGO… Ils n’ont pas les mêmes valeurs ! Et le bain de boue ?
3- ‘Destruction de preuve’? C’est ce dont A. Madelin se plaint auprès de ses juges. Le dossier du général Rondot mentionnerait en effet (juillet 2004) des instructions pour détruire des preuves. C’est un certain Alain Juillet, présenté par Le Parisien mercredi comme assurant "le secrétariat du CIR" (Comité interministériel du renseignement), qui "aurait avoué aux deux magistrats", lors de la perquisition de son bureau le 30 mars 2006, "avoir détruit un dossier concernant Clearstream [...] il y a environ six mois".
Or, le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), rattaché à Matignon, a affirmé jeudi dans un communiqué que M. Juillet n'avait "pas de responsabilité au sein du CIR" qui en tout état de cause, y est-il précisé, "n'a jamais eu à traiter de l'affaire Clearstream". "Il n'a jamais détenu de dossier relatif à cette affaire", est-il également indiqué.
On progresse ?
4- Le général Rondot dit-il la vérité ?
Avant de rencontrer le juge Van Ruymbeke, Gergorin avait fait part de ses informations en novembre 2003 au général Philippe Rondot, ancien conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales auprès du ministre de la Défense. Ce dernier a tenu informé le directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, Philippe Marland, de ses investigations, ainsi que Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères.
5- Violation du secret de l'instruction ? Eh bien non !
Mercredi en fin de journée, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté la demande de dépaysement –formulée par le parquet général- de l’information judiciaire ouverte la semaine dernière pour violation du secret de l’instruction en marge de cette affaire.
Liberté de la presse : contre-pouvoir impuni, au nom de l’égalité de tous devant la loi et de la démocratie. La Justice en sort grandie. Et les djeun’s privilégiés, qui sont si susceptibles sur le sujet du respect qui leur est dû et qu’ils méritent prioritairement, plus que quiconque –en particulier leurs aînés et autres oubliés de la société–, vont être impressionnés par le respect que manifeste –accessoirement– la Justice aux institutions. Ils vont courir voter, avec la même pugnacité (aux deux tours) et la même ferveur, qu’ils sont descendus dans la rue ! Evidemment, c’est moins festif ! Mais SUD-Elections (?), pour la circonstance, pourrait à nouveau bloquer gares et routes et José Bové, l’affreux Jojo, pourrait mettre un peu d’animation et démonter les isoloirs… Faisons-leur confiance.