A l'international
En Europe

(à droite) a quitté le pouvoir après sept années à la tête du gouvernement espagnol. Arrivé au pouvoir par surprise en mars 2004 en succédant au conservateur José Maria Aznar, dans la foulée des attentats islamistes de Madrid (191 morts), il a lâché prise face à la crise et laisse dans son sillage cinq millions de chômeurs et une croissance de 0,8 % en rythme annuel (zéro pour le troisième trimestre, chiffre annoncé hier). A seulement 51 ans, cet optimiste à toute épreuve a mis du temps à oser prononcer le mot "crise", préférant celui de "ralentissement" économique. Un manque de lucidité que le pays n'a jamais pardonnée à ce professeur de droit, proche du professeur d'économie (si !), F. Hollande. Mariano Rajoy, chef de l’opposition de droite, devra redresser la situation laissée par la "gauche molle" espagnole.

Au Proche Orient
- En Tunisie tout d’abord, où Zine el-Abidine Ben Ali (ci-contre, au centre) est contraint d’abandonner la présidence de la République et de quitter le pays le 14 janvier. Reconnu coupable dans trois procès par contumace successifs, il a été condamné à 35, 15 et 16 ans de prison. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il s’est aujourd’hui réfugié en Arabie Saoudite.
- En Egypte, le président Hosni Moubarak (ci-dessus, à gauche) quitte ses fonctions de Président de la République le 11 février. Son procès s’ouvre le 3 août. Il y apparaît couché sur une civière, très affaibli par un infarctus qu’il aurait subi lors d’un interrogatoire.
- En Lybie, en fuite depuis août et la prise par les rebelles de la capitale, Kadhafi meurt le 20 octobre dans la région de Syrte. Son pouvoir, en place depuis 41 ans, était menacé depuis le mois de février et le développement d’une contestation importante qui s’est ensuite transformée en insurrection armée.
Les perdants apparents ne font pas des vainqueurs réels: les islamistes ont pris le dessus et menacent les libertés de leurs concitoyens.
Au centre
Dominique Paillé, Yves Jégo et Rama Yade - Ils étaient certains que Jean-Louis Borloo serait candidat. Ils avaient décidé de le suivre car ils ne croyaient plus en Nicolas Sarkozy. Ils se retrouvent finalement orphelins. Yves Jégo s'est fait une raison et a repris sa place parmi les soutiens de Nicolas Sarkozy. Rama Yade et Dominique Paillé, eux, semblent avoir plus de mal à rentrer au bercail.

A DROITE

Les socialistes à la rue de Solférino

Il est libéré sur parole le 1er juillet après l’audience en raison des craintes du procureur Cyrus Vance Jr. de ne pas réussir à obtenir l'unanimité requise du jury. De ce fait, le juge Michael Obus décide le 23 août d’abandonner les poursuites au pénal.
Et, le 13 octobre 2011, le Parquet de Paris classe sans suite une plainte déposée par la journaliste Tristane Banon qui l’accuse également de violences sexuelles.

Le congrès socialiste de Reims avait été une victoire "salie" par des soupçons de tricherie: un livre, Hold-uPS, arnaques et trahisons, accuse en effet les partisans de Martine Aubry d'avoir falsifié à leur profit les résultats du second tour. Puis, la vertueuse comploteuse a été démasquée dans la sombre affaire du "pacte de Marrakech", passé avec Dominique Strauss-Kahn, le favori des sondages de la primaire socialiste à la présidentielle et, en tous les lieux, satyre des couloirs sombres ou parcs feuillus de Paris et alentours, comme des clubs privés et hôtels luxueux de France et de Navarre. En position de force à la tête de l'appareil du Parti socialiste, la hargneuse a néanmoins retrouvé son bureau de Premier secrétaire, rue de Solférino, après sa défaite contre François Hollande au second tour de la primaire PS: un deuxième retour bredouille, comme en sa mairie de Lille, après son échec à la députation.
Enfin (pour l'heure), la donneuse de leçons s'est encore illustrée par la signature d'un vrai-faux accord de gouvernement avec sa volubile complice, Cécile Duflot, dans lequel elles avaient retiré un paragraphe entier, véritable ultimatum écolo contre le nucléaire, pour permettre, lors des législatives, le parachutage à Paris de l'arriviste Duflot, attirée par l'Hôtel de Ville de Paris, comme une blatte par un tas d'immondices.
Chassez le naturel, il revient au (grand) galop !
Malgré sa défaite de six points en 2007, l'amère Royal restait persuadée qu'elle avait rendez-vous avec l'Histoire en devenant la première présidente de la République. Rappelée à l’ordre par la Haute Autorité des Primaires pour avoir dénigré ses concurrents directs François Hollande et Martine Aubry, son échec est retentissant lorsque les résultats la placent en quatrième position avec 6,95% des voix derrière Arnaud Montebourg, troisième, alors que les sondages la créditaient du double. La bien-aimée des media s'est donc finalement faite virer par la petite porte: les militants lui ont refusé le podium, mais aujourd'hui, c'est au perchoir de l'Assemblée nationale que la présidente du Conseil régional du Poitou-Charentes brigue un parachutage...
Reste la "gauche molle" pour prétendre gouverner le pays dans la tourmente économique et financière internationale.
Les Français commettront-ils deux fois l'erreur de retirer leur confiance à celui qui a réussi à écarter le pire, comme le président Charles De Gaulle (1959-1969) ?
Ironie de l'Histoire
Dans un référendum portant sur le transfert de certains pouvoirs aux régions et la fusion du Sénat avec le Conseil économique et social, de Gaulle proposait d'introduire des représentants des organisations professionnelles et syndicales au sein des conseils régionaux.
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