lundi 21 juin 2010

Vulgarité: la gauche insulte et pourquoi pas les Bleus ?

« Minable », « petite cervelle », « vieille éthique » et «sale fils de pute »

L'insulte est partie intégrante de la vie politique à travers les âges !

Ainsi, a-t-on retenu des amabilités échangées dans les travées de l'Assemblée de la IIIe République «lâche, excrément, pied, allemand, gland de potence, baron de mes deux, Zola, gâteux, juif, moule à claque, olibrius, fœtus, déflaque, Dreyfus». Parmi les virtuoses de l'insulte en costume austère et barbe longue, outre Clémenceau, on peut citer Victor Hugo avec son célèbre «Napoléon le petit». Quand Louis Napoléon Bonaparte, président de la République deviendra empereur, il ne lâchera d'ailleurs plus sa proie, l' « embryon », « naboléon », « cesarion », « augustule », « pygmée », « avorton ».

Alors pouvait-on encore stigmatiser son adversaire sur le physique.
Mais aujourd'hui, les nains, les roux et les obèses sont protégés: l'insulte sur le physique est interdite, tout comme celle visant les protégés de la gauche sectaire. Bizarrement, au nom de la liberté, de l'égalité et de la diversité, les vertueux incohérents de la république laïque stigmatisent le catholique, mais protègent le musulman. A l'heure de l'intégrisme écologiste, le politiquement correct exclut donc une espèce religieuse en voie de disparition pour en protéger une autre, non menacée, voire en pleine expansion: une nouvelle ère de laïcité radicale s'ouvre.
Peut-on par conséquent imaginer que Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération Française de Football (FFF), ou Ray Domenech, l'entraîneur-sélectionneur de l'équipe de France, lance à Anelka "Va te faire enculer, sale fils de pute" , sans qu'aussitôt le MRAP, la Ligue des droits de l'homme et même le CRAN passent à l'avant et ajustent un tir de barrage sur leur 7,32 m de longueur et 2,44 m de hauteur.


L'insulte au programme de la gauche

Le PS plombe la « république du respect »

Les socialistes parlent de « république du respect », mais tout dans leurs propos contredit leur vertu affichée.


Devoir de mémoire


2007 - Lionel Jospin (PS) avec courtoisie s'était plaint de n'avoir face à lui qu'un candidat "vieux, usé, fatigué", Jacques Chirac.

10 juillet 2008 - «Minable » dans la bave de Dany-le-rouge. Haletant de colère, Daniel Cohn-Bendit, alors encore co-président des Verts au Parlement européen, a reproché dans un virulent discours à Nicolas Sarkozy sa décision de se rendre aux Jeux-Olympiques de Pékin, estimant que c'était "minable". Lien

Juin 2009 - «Ignoble», «minable» encore: François Bayrou (Modem) et Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) ont échangé des noms d’oiseaux, lors d’un débat sur les Européennes, sur France 2. Lire PaSiDupes: Cohn-Bendit et Bayrou se traitent de 'minable' et d' 'ignoble' et puis se font minette

2009: Puisque le vocabulaire du meneur d'Europe Ecologie est limité, il a également jugé « minable » l'attaque de Benoît Hamon sur Mitterrand, Frédéric: lien PaSiDupes

Cohn-Bendit aggresse aussi bien ses camarades: "Le fréchisme, c'est du Mussolini" Lire PaSiDupes

1er décembre 2009 - Jean-Christophe Cambadélis (PS) et Jean-Paul Huchon (PS) rivalisent d'infamie - lien PaSiDupes

Incités par le méprisant «Mais qui connaît Eric Besson ?» de Sa Cynique Majesté Royal, dans le journal Le Monde, le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, un homme peu « intelligent mais reconnu dans son camp » (membre de la direction actuelle du PS), qui avait déjà physiquement menacé Villepin en pleine Assemblée Nationale (doc ci-contre), compara Eric Besson à Pierre Laval.
Certes, le simpliste Cambadélis, en arriviste socialiste aigri et lecteur du philosophe Alain Badiou, a la sottise anti-cléricale des curés défroqués ou l'anti-communisme radical des 'anciens' trotskistes, mais il commet aussi l'erreur de suggérer que la nature du Sarkozysme aurait à voir avec le Pétainisme et que le sort réservé aux immigrés dans notre société pourrait être comparé au statut des juifs en 40. L'âne Camba a conservé la sottise brutale du colleur d'affiches !
=> Julien Dray (PS et vice-président sortant de la région Ile-de-France) estima d'ailleurs sur RMC que «c’est une insulte grave. Laval, c’est le principal collaborateur du régime nazi, il est même au coeur de la collaboration (...) il anticipe les demandes de l’occupant, notamment sur les déportations des juifs», a rappelé Dray, disant «comprendre qu’on puisse être choqué» par cette comparaison. Lui qui «conna[ît] bien Jean-Christophe» Cambadélis, ajouta: «On a été dans des familles trotskistes concurrentes et la sienne avait tendance un peu à caractériser tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux soit de stalinien, soit de fasciste
=> Mais Slate observa candidement que cette 'déclaration' (à gauche, il n'est pas plus insultant de traiter l'autre de Laval que de stalinien !) ne revint quasiment à la Une que du fait d'Eric Besson pour avoir décidé de porter plainte contre son ancien camarade pour diffamation. Accusation du site: «une plainte qui a pour but de faire de la publicité à une déclaration passée assez inaperçue dans cette ambiance d'outrance politique. »

Et encore:
Mélenchon (ex-socialiste, Parti de gauche) se permet d'injurier Eric Besson
1er avril 2010: Mélenchon - toujours lui - insulte un journaliste et stigmatise la profession

Février 2010 - Cohn-Bendit, au Parlement européen, n'insulte pas seulement le Président Sarkozy: un élu européen a ainsi été invité à se taire d'un distingué "Ta gueule !" Lien PaSiDupes

Maître Nono Mamère, député vigilant de la « république bananière », joint le geste à la parole, lors de l'intrusion anti-républicaine de Greenpeace, ONG supra-nationale, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
lien 1a - le bras d'honneur
ou
lien 1b -
le raid de Greenpeace sur l'Assemblée nationale
lien 2 - son palmarès de vulgarités

=> La gestuelle de Maître Nono Mamère a fait des émules dans le staff l'encadrement de l'équipe de France et parmi les joueurs au QI prestigieux, puisque le doigt est tout ce qui reste de l'honneur des Bleus. A l'issue de la rencontre France-Mexique, William Gallas s’est en effet permis d’adresser un doigt d’honneur à David Astorga, journaliste de TF1, qui s’approchait de lui pour recueillir sa réaction.

Et si le mensonge n'est pas vulgaire non plus, ne pas lire l'article suivant de PaSiDupes sur le petit vélo écolo de Mamère:

1er avril 2010 – Mélenchon (Parti de gauche) insulte les media: lien PaSiDupes

29 mai 2010 – Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry - manifestement surestimée - ne résiste pas longtemps à la surenchère: elle perd les pédales lors de la convention nationale du PS à La Plaine-saint-Denis et ajoute sa pierre à l''outrance' en question. Elle s'érige alors en arbitre des bonnes manières et de la vulgarité, comparant Nicolas Sarkozy à Madoff et fustigeant notamment son "inconstance", son "inélégance", son "inefficacité" et sa "vulgarité".
Lire PaSiDupes
lien RTL
lien PaSiDupes

30 mai 2010 - Benoît Hamon porte la parole du PS à des sommets: Concours d'élégance socialiste: "Strauss-Kahn fait chier" Hamon Lien PaSiDupes

Certains Français suivent l'exemple de vulgarité de l'opposition et se sentent donc encouragés à l'outrage: pour s'assurer que le message passe bien, l'un de ces extrémistes vertueux a ainsi brandi une affichette portant la mention "Casse-toi pov'con" devant la voiture du Président de la République: 30 euros avec sursis l’insulte à Président. Lire PaSiDupes et le jugement de principe du tribunal

François Hollande voit le PS partir à vau-l'eau (lien)
L'UMP s'élève contre les "mensonges" et les "insultes" du PS (lien)


Les caractériels du sport le plus populaire rivalisent avec la gauche populiste

La presse n'a pas condamné les égarements des acteurs politiques
Et les Bleus, gagneuses de la pub plutôt que de l'effort, les valent bien !
L'Equipe rapporte de peu ragoutants instantanés recueillis samedi dans les coulisses du France-Mexique. Les caractériels dorés sur tranche se révèlent tels qu'en eux-mêmes: la censure de Bigard relégué après 22h00 sur France 2 semble s'imposer aux media mais épargner les sportifs adulés de leurs supporters qui se trouvent être leurs lecteurs (lorsqu'ils savent lire ou arrivent à suivre les émissions de télé).

Deux poids deux mesures
Avec les révélations de L'Equipe, les « décrypteurs » du ballon rond ont de quoi se mettre sous le crampon, mais les sentiments qu'ils éprouvent les inspirent généralement davantage que les faits eux-mêmes.
L'auto-censure appliquée aux vestiaires des Bleus s'était libérée pour attaquer Rama Yade, une secrétaire d'Etat de bon sens au jugement un peu trop sain au coeur de la tourmente de l'équipe de France. Loin de se remettre en question les journalistes qui ne s'étaient pas étendus sur l'hébergement de grand luxe des lointains vainqueurs de la Coupe du monde avait vilipendé la secrétaire d'Etat qui fit leur boulot, dans un pays de grande inégalité sociale et de misère, en appelant l'arrogante équipe à plus de décence depuis douze ans qu'elle n'a rien réussi. La presse avait préféré attaquer un membre du gouvernement.

L'insulte dans les media

Dévoyée, la liberté de la presse permet toutes les outrances partisanes

=> On n'est certes pas obligé d'être assidu à Stéphane Guillon, mais hélas les media et le buzz nous l'imposent.
Lire PaSiDupes
lien 1: Guillon rêve que Sarkozy se crashe
lien 2: Guillon compare Eric Besson à Pierre Laval

=> Sans doute avons-nous également mérité
Didier Porte qui, sur France Inter dans le service public, encourage ses auditeurs à "enc****" le président: si, si! Et d'ailleurs sur France 2, ils se targuent d'être les mieux disants 'culturels'... La démocratie ne sait plus si elle avance ou si elle recule Lien PaSiDupes

En octobre 2009, Philippe Bilger, seul vigilant dans la foule des vigilants, avait tenté d'alerter ses concitoyens. Il avait fait honte à Jacques Weber, sectaire et vulgaire

Pourquoi les footeux se priveraient-ils donc ?

La lâcheté des media
Dans leur hypocrisie à géométrie variable, pour évoquer sans la citer l'incroyable « réplique » du joueur de l'équipe de France à son sélectionneur «Disons que c'est une version sans fard de l'expression "Va te faire voir"» a minimisé le journaliste de l'Equipe. Habile dans l'euphémisme à ses heures, mais impertinente à d'autres, la presse est complice au jour du bilan de la duplicité et du laxisme.

Le gros clash Anelka-Domenech
L'Equipe plongea donc samedi 19 juin dans les coulisses du sombre France-Mexique et en ressortit de peu ragoutants instantanés.
Les révélations de L'Equipe sur l'insulte d'Anelka à Domenech à la mi-temps de France-Mexique, jeudi (0-2), ont même gêné les journalistes des radios, à l'heure des revues de presse matinales.
Evra ne nous dit pas tout !
Cette scène, mais aussi deux autres instantanés saisis par les reporters de L'Equipe après la rencontre, en disent long sur l'ambiance qui règne dans le vestiaire en Afrique du Sud. En voici les temps forts...
1) Sur le terrain, Anelka se croit dans un hall d'immeuble
Chassez le naturel, il revient au galop
A la mi-temps de France-Mexique, les Bleus, dépités, rentrent au vestiaire: le score est toujours nul et vierge, comme dirait Zahia ! Raymond Domenech reproche d'un ton ferme mais poli (!) à Nicolas Anelka de ne pas rester assez en pointe, de trop "dézoner". Comme l'avant-centre conteste, le sélectionneur menace de le remplacer. C'est alors que fuse l'insulte reproduite à la «une» du journal. « OK, tu sors ! » dit alors le terrible Domenech à Anelka. « Ouais, c'est ça !...» conclut le joueur de Chelsea. C'est André-Pierre Gignac qui va disputer la 2e période.
Ce que l'on avait pris pour un changement tactique avait en fait été dicté par ce qui nous est pourtant présenté aujourd'hui comme naturel dans des vestiaires.
L'Equipe raconte ensuite l'épilogue, après la défaite (0-2) et la douche : Anelka, ricaneur et provocateur, affiche un comportement «très clairement je-m'en-foutiste», écrivent Damien Degorre et Raphaël Raymond.

2) Fromage ou dessert: la main de Th. Henry ou le doigt de Gallas ?
Pour l'équipe de France, c'est les deux !
La scène se situe à la fin de la rencontre, dans la zone mixte où se croisent journalistes et acteurs des matches. Au journaliste de la chaîne qui lui tend alors le micro, William Gallas préfère tendre son majeur, un geste «qui ne relève en rien son honneur», observe L'Equipe.

3) Yoann Gourcuff, travailleur sans papier dans la diversité
L'Equipe confirme le mépris que certains "cadres" de l'équipe de France, Franck Ribéry et Nicolas Anelka en tête, nourrissent à l'endroit de Yoann Gourcuff et des effets que leur pression exercent sur le Girondin. Toujours la zone mixte. Gourcuff est en train de répondre aux journalistes lorsque déboulent ses deux "amis". L'Equipe raconte : « Quand Gourcuff aperçoit le milieu du Bayern Munich, l'image est saisissante : il évite de croiser son regard frondeur et se colle un peu plus contre la barrière pour le laisser passer comme le premier de la classe fait place au caïd du collège par peur de prendre une baffe derrière la tête. »

Il faut sauver le soldat Gourcuff ?
Trop cultivé, trop poli et trop blanc: trop, c'est trop !

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