jeudi 25 juin 2020

Covid-19: Véran procède à des tests, maintenant qu'il en a

Le ministre de la Santé a reparu, pour annoncer une campagne de tests d'identification des "clusters dormants"

Tout arrive, au moment d'une "deuxième vague" redoutée


Une campagne de tests virologiques "de très grande ampleur" va être lancée pour "identifier les éventuels clusters dormants" : on avait eu le "grand débat national" bidon de Macron, en réaction au mouvement des Gilets-Jaunes, et voici la grande parade de Véran contre la covid-19... Trente communes d'Ile-de-France sont dans le collimateur, a annoncé Olivier Véran, ministre de la Santé, jeudi dans Le Monde. L'Ardèche doit se débrouiller seule, sans annonce claironnée: elle est en cours sur un parking d'Aubenas, ces mercredi, jeudi et vendredi 25juin. 

Cette "campagne de très grande ampleur qui s'adresse à tous les habitants" le la Région Ile-de-France va cibler "des territoires à proximité de clusters identifiés où (...) il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir", expose le responsable. En fait, ils vont faire enfin ce que le professeur Didier Raoult a aussitôt fait, constituer une banque de données pour savoir de quoi ils parlent.

Des chiffres époustouflants, méthode soviétique de com'

"Près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d'Ile de France vont ainsi recevoir des 'bons' de l'Assurance maladie leur proposant d'aller faire un test virologique dans n'importe quel laboratoire public ou privé, même s'ils n'ont pas de symptômes", a zozoté Véran : une grande première en France, après six mois d'épidémie et 30.00 morts. L'objectif est "d'identifier les éventuels clusters dormants".
"On est pour l'instant au stade de l'expérimentation pour regarder si cela correspond à un souhait des Français. Cette expérimentation pourra ensuite être étendue à d'autres régions", avoue encore Olivier Véran, qui a tout son temps, mais peut-être pas autant de tests que nécessaires...
Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation en raison de la Covid-19. Onze décès supplémentaires ont encore été rapportés mercredi par la Direction générale de la santé (DGS).

"Le pic de mars-avril est derrière nous, mais nous n'en avons pas terminé avec le virus," a insisté le ministre de la Santé, pour son retour devant les media. "Il faut éviter les grands rassemblements et les comportements à risque", insiste-t-il, après coup: les apéros du Canal Saint-Martin et plus prévisible, mais non anticipé, la Fête de la musique, ce 21 juin, marquée par des scènes d'inconscience collective, sans gestes barrière ni masque.

Probable réalisation d'une promesse datant de la mi-mai...

Le ministre de la Santé avaiT promis que 500.000 tests virologiques seraient effectués chaque semaine à partir du 11 mai. La question des tests sérologiques, elle, restait alors entière. Et toujours aujourd'hui, six semaines plus tard

La stratégie post-confinement du gouvernement, particulièrement floue pendant de longues semaines, devait commencer à s'affiner, mais cet affinement s'avéra être une valse-hésitation, voire un tango: un pas en avant, deux en arrière. 

Lors de son allocution télévisée lundi 13 avril, Macron avait indiqué qu'à partir du 11 mai, la France testerait "toute personne présentant des symptômes" du Covid-19. C'est donc dix longues semaines lourdes de conséquences qu'il aura fallu à Macron pour se retourner... 
Dubitatifs, plusieurs "savants" qui le conseillent avaient d'ailleurs rappelé que les campagnes de dépistage se doivent d'être les plus massives possible pour être réellement efficaces et ne pas seulement se limiter aux personnes exprimant des symptômes. Une réalisation impossible au vu des stocks déficitaires: périmés, ils n'ont pas été reconstitués, par souci d'économie et de gestion fine des fonds publics: un respect qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de patients... Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy avait notamment plaidé pour que les personnes asymptomatiques craignant d'avoir été contaminées puissent également être testées.
Il n'en a rien été. Maintenant, la macronie semble être prête pour la seconde guerre mondiale. Enfin, c'est ce qu'on espère...

2 commentaires:

  1. On aurait pu penser que, le plus durement éprouvé, le Grand-Est aurait été prioritaire, mais c'est encore la région parisienne qui bénéficie de toutes les attentions du pouvoir centralisé. Ah, le "monde nouveau" de Macron !

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