lundi 1 septembre 2014

Rythmes scolaires: Vallaud-Belkacem impose une réforme rejetée par 60% des Français

Vallaud-Belkacem l'imposera pourtant à tous
Concertation socialiste dans toute sa rigueur !
 
À la veille de la rentrée des élèves,
la réforme des rythmes scolaires continue de diviser. Elle est considérée comme "une mauvaise chose" par 60% des Français, selon un sondage CSA pour RTL publié lundiLe nombre d'opposants à la réforme des rythmes scolaires a donc continué de grimper dans l'année, mais Valls la fera généraliser cette rentrée à toutes les écoles publiques. Lors de la dernière enquête CSA réalisée pour la radio peu avant l'adoption de la réforme par les communes pionnières il y a un an, 53% des sondés estimaient alors que la loi allait dans le bon sens, contre 47%.

58% des sympathisants de gauche continuent toutefois à soutenir la réforme initiée par l'ancien ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, et maintenue par son successeur Benoît Hamon. Un chiffre qui grimpe à 64% chez les personnes qui se disent proches des socialistes. Le rejet l'emporte en revanche parmi les sympathisants de droite, qui sont 71% à désapprouver la semaine de quatre jours et demi à l'école et 74% chez les proches de l'UMP.


Six Français sur dix ne suffisent-ils pas à bloquer la loi ?

Six personnes interrogées sur dix (59%) considèrent par ailleurs que le chantier de l'évaluation des élèves engagé par Benoît Hamon pour éviter une notation-sanction n'est pas nécessaire55% des sympathisants de gauche y sont opposés et 69% des sympathisants de droite. Un avis qui n'est cependant pas partagé par les 18-24 ans, dont la moitié reste attachée au système actuel de notes.
Publié à la veille de la rentrée scolaire, ce sondage a été réalisé entre le 26 août - jour de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation nationale - et le 28 août. 
Enfin, 57% des sondés estiment que l'école ne permet pas d'assurer l'égalité des chances67% des sondés pensent en outre que le rétablissement de l'uniforme serait une bonne mesure pour lutter contre les inégalités sociales. 

Ministre intérimaire de l'Education pendant 145 jours, Benoît Hamon,  avait promis des assouplissements permettant de rassembler les activités périscolaires en une seule demi-journée et d'envisager un allongement de l'année scolaire au détriment des vacances, a-t-il précisé sur RTL.

Dimanche soir, la nouvelle ministre s'est montrée inflexible sur l'application de la réforme des rythmes scolaires.
"La loi s'appliquera partout et il n'y aura pas d'exception", a-t-elle martelé sur TF1, appelant les élus locaux à la responsabilité. 
Le stalinisme a encore de mauvais jours.

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