mardi 16 juillet 2019

Macron s'en prend à l'Iran et fait monter nos prix des carburants

Les prix en forte hausse alourdissent le budget vacances

Macron appelle Rohani "à la retenue" 


De protestations qui visent également les alliés du régime, iraniens et russesLe président de la République a exprimé ce mardi 2 janvier sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" qui se succèdent dans le pays où une dizaine de villes se soulèvent - notamment à Idleb, bastion rebelle résistant - contre le pouvoir en place depuis le 28 décembre dernier. Environ 22 contestataires sont morts au cours de 16 manifestations.
Le 28 décembre, la manifestation avait mobilisé quelques centaines d'Iraniens pour défendre le coût de la vie, mais aussi contre le gouvernement et le chômage. Un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis, entraînant une répression de plus en plus violente. 
Le drapeau de l'opposition flotte dans la province d'Idleb pour protester contre le régime de Bachar al-Assad et le massacre annoncé
Ce climat de tension a fait réagir Macron, l'expert en "Flash-balls" (LBD40) et gaz.
Le président de la République s'est entretenu avec son homologue iranien Hassan Rohani par téléphone. Une conversation au cours de laquelle le président Je Sais-Tout, J'me Mêle de Tout a appelé Téhéran "à la retenue et à l'apaisement", a indiqué l'Elysée. 
Dans ce contexte, une visite à Téhéran du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian a été reportée à une date ultérieure et, du même coup, celle annoncée en octobre 2017 que devait effectuer Macron dans la foulée courant 2018. Celle-ci devait servir à préparer le déplacement d'Emmanuel Macron, qui avait dernier son intention de se rendre en Iran.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères assura que "les autorités françaises suivent avec attention la situation en Iran. Le droit de manifester librement est un droit fondamental. Il en va de même de la libre circulation de l'information". Commentaire d'autant plus piquant que la France de Macron ne brille pas dans le monde pour le libre exercice des droits de l'Homme, comme le démontrent les attaques de la majorité présidentielle contre la presse et la répression du mouvement social animé par les Gilets jaunes... 
Mais l'immense stratège de l'Elysée n'avait pas prévu qu'après le chaud Trump, dans l'ombre duquel il trotte, allait souffler le froid en mai. 
Après avoir pointé le régime des ayatollahs, "bête noire des États-Unis", régime "brutal et corrompu", ajoutant que "le peuple a peu de nourriture, une forte inflation et pas de droits de l'homme", Donald Trump joua l'apaisement pendant la réunion de crise à Vienne (28 juin 2019), le président américain déclarant depuis Osaka (29 juin) au Japon, que désormais "rien ne presse" pour résoudre les tensions entre son pays et l'Iran. Ce jour-là, les Etats encore parties à l'accord nucléaire signé en 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Iran et Russie) avaient essayé de sauver le texte en pressant l'Iran de ne pas commettre l'"erreur" de se retrouver en violation de ses engagements.

A l'arrivée,
Macron est apparu en fier-à-bras, braquant inutilement l'Iran, second producteur et exportateur de pétrole brut de l'OPEC, et quatrième producteur au monde. Si l'essentiel des besoins français sont satisfaits par du pétrole d'Europe de l'Est, soit 35% des importations françaises. Or, en 2010, seul 1% de nos besoins étaient couverts par la production dans l’hexagone, selon les statistiques de l’Union française des industries pétrolières. La quasi-totalité de nos besoins en pétrole brut sont donc satisfaits par des importations, et si "la Russie est notre premier fournisseur avec 15% du pétrole brut, suivie du Kazakhstan avec 12%", l’Afrique représente 30% de nos importations (7% du Nigeria et 6% de la Libye", seulement 4%s ont importés d'Iran. Le Moyen-Orient est la troisième grande région approvisionnant la France avec 19% de nos importations.  

Dans son relevé hebdomadaire,
le ministère de la Transition écologique a relevé
une forte hausse des prix des carburants depuis le début du mois de juillet. Le carburant représente 23% des dépenses des vacanciers.

13,6% d'augmentation pour le gazole, 19% pour le sans-plomb 95.

Depuis la première semaine, les prix des carburants sont repartis à la hausse, que subissent de plein fouet les vacanciers. La hausse devrait se poursuivre, en raison du contexte international et il ne faudra pas espérer une baisse des prix au retour des vacances. 


Pour maintenir le prix du baril de pétrole à des niveaux élevés, les pays exportateurs, Opep et Russie principalement, ont limité la production. Une initiative prise de concert, pour éviter de revivre la chute spectaculaire du cours de pétrole de 2014 et 2016. À ces périodes le baril se négociait moins de 30 dollars, contre 66,54 dollars aujourd'hui.

Ces hausses pourraient se poursuivre dans les prochaines semaines.
 

Les tensions entre la France, le Royaume-Uni d'une part, et l'Iran, d'autre part, la baisse de la production russe et des stocks américains, et même, selon Bercy, la tempête sur la Louisiane sont à l'origine d'une remontée des cours du pétrole liée à une offre perturbée (, tensions entre le Royaume-Uni et l'Iran, baisse de la production russe et des stocks américains...). Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres : le cours du baril de pétrole, les taxes, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et la demande.

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