samedi 24 novembre 2018

Des "gilets jaunes" supposés se sont rassemblés au domicile d'une députée LREM de l'Aude

Ces "gilets jaunes" de l'Aude tentaient de faire de la pédagogie politique auprès de ce soutien de Macron

Mireille Robert dénonce cette intrusion qui a eu lieu en pleine nuit : "en même temps", elle tombe très tôt... 

"Agressée et ma famille menacée quand nous sommes perdus en pleine campagne, alors que je venais de recevoir le responsable des "gilets jaunes" à la permanence. "Casqués, masqués, violents, ils se lancent dans une fuite en avant qui dessert leur cause," commente au passage Orange qui ne fait pas que de l'info...

Plainte déposée" : voilà ce qu'a tweeté Mireille Robert, professeure des écoles, ce samedi matin. 
Cette députée La République En Marche de la 3e circonscription de l'Aude dénonce l'intrusion à son domicile personnel, à Pieusse, près de Limoux, de personnes se présentant comme des "gilets jaunes".

Une tentative logique de pédagogie, puisque ce soutien de Macron est professeure des écoles et membre de la commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale.
D'autant plus qu'ils ne faisaient que répondre à son invitation : 


Il faut toutefois rappeler que l'Aude est le territoire de Schivardi et fut aussi le lieu de ruptures de caténaires imputées à l'extrême-gauche.

Aude, socialiste, et Limoux, socialiste, radicaux
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"Marx Attack", "A bas la hess [la misère, en arabe]", "Premiers de cordée, premiers guillotinés"; nostalgie de 1793, "La piraterie féministe n’est jamais finie". Tels étaient les slogans pugnaces et révolutionnaires affichés par l'ultra-gauche très active dans l'Aude, comme chacun sait, de Mireille Robert au ministère de l'Intérieur. Et ils ont fleuri à Paris, le 1er mai, quand les black blocs ont une fois de plus affronté avec violence les forces de l'ordre pour faire entendre - et illustrer - leur idéologie anticapitaliste et révolutionnaire.

Ces 'Black bloc" sont chez eux dans l'Aude
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Gérard Schivardi n'est pas seulement artisan-maçon et maire de Mailhac, mais il fut aussi le candidat à l'élection présidentielle de 2007, soutenu par le Parti des travailleurs (PT, 0,34 % des suffrages exprimés). Or, ce sont des révolutionnaires trotskistes de l'Organisation communiste internationaliste (trotskiste lambertiste), devenu Parti ouvrier indépendant (POI), et rien de ce qui est anti-libéral et violent ne leur est étranger en France.

Mireille Robert aurait dû les incriminer d'abord. Pourquoi alors se trompe-t-elle donc volontairement de cible en désignant ses "agresseurs", si ce n'est qu'elle balaie d'un revers de main les militants de partis institutionnels et démocratiques pour que les électeurs n'aient à nouveau d'autre choix que Le Pen ou Macron...

Les faits ont eu lieu vers 21h30, dans la soirée de vendredi. 
La députée était à son domicile quand une quarantaine de personnes s'est introduite dans sa propriété viticole et a demandé à lui parler. Un feu de palettes a également été allumé sur les lieux par les manifestants. 

Son adresse avait été divulguée sur Facebook ?
Cette récrimination est totalement ridicule, puisqu'elle et publique : cf. ci-contre !

"J'ai suivi les consignes, je suis restée chez moi, j'ai appelé la gendarmerie qui est montée, et voilà. Ils sont partis avant que les gendarmes arrivent. Ils ont été avertis, je pense, qu'à Limoux quelqu'un surveillait la gendarmerie, donc c'était quelque chose d'organisé et de prémédité", suppute Mirellle Robert dans les colonnes du Midi-Libre. 

Et puis cette groupie de Macron à une conception très floue de la sauvegarde de la planète: disons-le, la transition écologique est le cadet des soucis de cette populiste qui a par ailleurs vanté ses propres mérites sur plusieurs vidéos. Une vingtaine de cars pour transporter à Versailles les députés et les sénateurs, sans compter les motards, ça ne la chiffonne pas un instant !
Espérons qu'elle ne force pas sur la Blanquette de Limoux dont son mari est modeste producteur...

Au passage, la députée de la majorité égratigne tous les "gilets jaunes"

Ses visiteurs pensaient-ils qu'elle n' "entend" pas bien la colère populaire ?
"Il faut savoir que depuis la semaine dernière, sur les pages Facebook de certains "gilets jaunes", mon adresse a été divulguée [risible], au cas où les gens n'auraient pas su me trouver, avec déjà des incitations à venir me trouver à mon domicile, alors que j'ai une permanence et que je reçois les gens [qui ne sont rien] qui veulent me voir sans aucune difficulté", explique la députée.

La députée fait-elle l'amalgame entre 'gilets jaunes' et extrémistes de gauche ?
Quelques heures auparavant, vendredi, elle avait reçu le représentant des "gilets jaunes" de Limoux "avec qui ça s'est très bien passé". Qu'est-ce qui l'autorise donc à diffamer les "gilets jaunes" ?
Les gilets jaunes se sont ensuite réunis en soirée et à aucun moment, il n'a été évoqué un déplacement chez Mireille Robert," rapporte France3-Régions.

"Mais il m'avait quand même dit qu'il y avait une partie de ce groupe qu'il avait créé qui se radicalisait et qu'il craignait de ne pouvoir les contenir." Une insinuation que son interlocuteur anonyme n'a pas encore confirmée. S'agit-il de Patrick Meyer ?
"Pour nous, ce ne sont pas des gilets jaunes, insiste le référent des Gilets jaunes locaux. J'ai été reçu hier à la demande de madame la députée. Je lui ai exposé nos revendications. A Limoux, nous sommes un mouvement citoyen et on ne s'attaque pas à la députée, ni au maire ni au sous-préfet."
Le mouvement gilets jaunes de Limoux se désolidarise de cette action.
La police n'a procédé à aucune interpellation après cette intrusion.

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