jeudi 6 avril 2017

Grande-Synthe (Nord): migrants mais aussi bloqueurs violents d'autoroute

Obstacles et caillassages: les migrants ont tenté de bloquer l’A16


Une cinquantaine de migrants a tenté d'envahir l'autoroute A16 dans la nuit de mercredi à jeudi

"Il y a eu une tentative d'envahissement vers 03h00 de migrants, qui ont mis des branchages sur l'autoroute - située le long du camp de migrants de Grande-Synthe (Nord) et qui ont jeté des projectiles, ce qui a nécessité une intervention des CRS et de la police", a-t-on appris de "source proche du dossier", confirmant une information de La Voix du Nord.

Vers 3h00 du matin, des migrants de la Linière, à Grande-Synthe, ont tenté de bloquer la circulation de l’A16 en posant des pierres et des branchages sur la chaussée, au niveau de la station BP de Grande-Synthe, dans le sens Belgique-France. 
Les forces de l’ordre ont été caillassées à leur arrivée.

Selon Hervé Desvergne, directeur du camp de la "Linière" ouvert en mars 2016 par la municipalité EELV, ces événements sont dus à l'augmentation du nombre de migrants afghans (soumis à un gouvernement islamiste sunnite, celui des talibans) - environ 500 aujourd'hui.


Ceux-ci privilégieraient d'autres méthodes que les Kurdes, Sunnites, majoritaires: "les Afghans tentent de créer des ralentissements" sur l'autoroute pour bloquer des camions et y monter afin de gagner l'Angleterre , alors que les Kurdes marchent avec des passeurs et des points de rendez-vous", a expliqué H. Desvergne, confiant son "inquiétude".


H. Desvergne est membre de l'Aféji, une 'association de Bienfaisance' (laïque, indépendante de toute conception politique ou religieuse) créée en 1992 par des enseignants du Dunkerquois, dédiée d'abord aux enfants handicapés ou en souffrance sociale, puis à la lutte contre toutes les formes d’exclusion, et devenue entreprise associative ("humaniste et militante") gestionnaire notamment du camp de migrands  à Grand-Synthedésignée par l'Etat.



"Un véhicule de CRS a été la cible de jets de projectiles"
"Il a été un peu endommagé", a ajouté cette source anonyme.

Vers 4h00 du matin, les gendarmes étaient de nouveau sollicités, cette fois pour une barre de fer posée sur l’autoroute. Voulant intervenir, ils ont essuyé des jets de pierres. 
Les policiers de Dunkerque, venus en renfort, ont subi des jets de pierres.

Le camp de La Linière a été par l’ONG Médecins Sans Frontières, avec le soutien de la ville EELV de Grande-Synthe et de la communauté urbaine de Dunkerque, pour remplacer le bidonville insalubre installé au Basroch, un secteur de Grande-Synthe plus proche du centre-ville.


VOIR et ENTENDRE le maire de Dunkerque (SE, mais se revendiquant de gauche) sur un tout autre sujet :
"J'ai en tête ce qui se passait avant à Calais [avec des barrages réguliers sur la rocade portuaire à proximité de l'ex-"Jungle"], je n'ai pas envie que ça se passe ici", a-t-il ajouté.

Le camp de Grande-Synthe (image d'archives) / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

A la suite du démantèlement de la "Jungle" de Calais en octobre, située à une quarantaine de kilomètres plus à l'ouest, la population du camp de la Linière a augmenté de 700 pour atteindre près du double. En parallèle, plusieurs incidents ont marqué la vie du camp, formé de dizaines de petits chalets en bois, où les passeurs sont comme chez eux.

Mi-mars, au côté du maire écologiste Damien Carême, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a signé la prolongation de la gestion de ce camp proche de Dunkerque pour six mois supplémentaires avec pour objectif d'en réduire sa capacité.

Emmanuelle Cosse (EELV) ne peut ignorer que l'hiver a été rude pour les migrants.
Bien que la mairie et la direction du camp réfutent toute "saturation" du camp, la densité a indéniablement augmenté depuis la création de ce premier site humanitaire, en mars 2016, d'une capacité initiale de 1.500 places réparties dans 400 chalets en bois de 6m2. Il ne reste plus que 291 de ces chalets, mais, à la suite notamment du démantèlement de la "Jungle" de Calais et de nouveaux flux, officiellement, les migrants sont désormais quelque 1.200. Ils sont parfois 4 à 5 à dormir dans les cabanons, contre 2 à la création.
En janvier dernier, la presse rapportait que, faute de places dans les cabanons officiels, près de 100 personnes avaient dû se réfugier dans l'un des lieux de vie, initialement destinés à cuisiner, mais transformés pendant plusieurs semaines en dortoirs d'urgence. Avant de tenter prochainement sa chance en se cachant dans un camion, moyennant versement d'une somme "importante" à l'un des nombreux passeurs qui gangrènent le camp - "les prix ont augmenté car la police est partout".

Les migrants avaient déjà établi des barrages sur cette autoroute

En août 2016, plus d'une centaine de migrants avait envahi l'autoroute A16 à Grande-Synthe, pour bloquer la circulation et tenter de pénétrer dans des camions à destination de l'Angleterre...

Dans la même semaine, trois rixes graves avaient éclaté sur le camp. Deux hommes avaient été blessés à l’arme blanche à l'intérieur du camp, puis deux autres ont été blessés par balles le lendemain.

VOIR et ENTENDRE
une séance du conseil municipal de Dunkerque dirigée par Patrice Vergriete (socialiste dissident sous étiquette DVG), à ne  traduire pour les migrants:


 

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