vendredi 2 septembre 2016

Présidentielle 2017 : Valérie Trierweiler n'a pas choisi Hollande

Valoche prend le parti de Macron

Feu de paille, cet engouement médiatique pour Emmanuel Macron?
Un soutien dont Macron
se serait visiblement passé
Les soutiens au démissionnaire se multiplient: un désaveu évident à Hollande et Valls. Le trentenaire avait travaillé à l'Elysée comme secrétaire général-adjoint dès 2012 - bien que banquier et que Hollande ait assuré ne pas aimer les riches. 
A la fin août 2014, il avait ensuite accepté une tentative de cohabitation avec Valls au gouvernement, jusqu'à la... fin août 2016. Macron ne peut-il rester en place plus de deux années ? Un mandat présidentiel, c'est cinq ans... 

A peine a-t-il démissionné, que la maîtresse répudiée, Valérie Trierweiler, 51 ans, manifeste déjà auprès de Brigitte Macron, 63 ans, son envie de voir l'ancien ministre de l'Économie, 38 ans, se présenter en 2017.
Comme tout un chacun - à commencer par l'intéressé lui-même qui n'a pas encore toutes les données en mains -  l'ex-première concubine ignore pourtant toujours si le tout récent déserteur du gouvernement se présentera à l'élection présidentielle de 2017. 

Manu Macron affirme vouloir se consacrer pleinement à son mouvement politique En marche !.
Mais d'autres, comme Gérard Collomb, maire de Lyon,  voient en lui le candidat idéal. Ce serait notamment le cas de Valérie Trierweiler, à en croire un bouquin qui va sortir à point nommé, "Le Premier secrétaire de la République." Son auteur, le journaliste Cyril Graziani, rapporte une rencontre entre l'ancienne première dame et Brigitte Macron. Les deux femmes se seraient croisées dans un restaurant chic de Saint-Germain-des-Prés. "En ce début du mois de mai 2016, une table devise. Brigitte Macron déjeune avec un ami. En plein milieu de leur tête-à-tête surgit, telle la foudre, celle qui a fait trembler la République. Valérie Trierweiler", raconte le  grand reporter au service politique de France Inter, dans son bouquin. 


L'ex-compagne du président aurait manifesté son soutien enthousiaste à une éventuelle candidature de Macron

"Il faut absolument qu'Emmanuel y aille," rapporte le narrateur de cette histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Et  les deux femmes, à l'évidence, partagent le même avis ! "Oui, il faut absolument qu'il y aille, c'est maintenant", lui aurait répondu Brigitte Macron. D'après l'auteur du livre, la scène ne serait pas passée inaperçue. "Les deux femmes concluent leur échange en faisant un selfie devant des clients éberlués," raconte Cyril Graziani pour conclure l'anecdote. 

Nombreux seraient ceux dans l'opposition à lui tendre la main.
C'est ce que Matignon tente de donner à penser par la presse. 

Si l'opposition lui tend la main, ce n'est pas Sarkozy
"Si j'ai bien compris, ça fait quatre ans qu'on n'a pas de politique économique et dans quatre minutes on n'aura plus de ministre de l'économie : c'est logique", a ironisé Nicolas Sarkozy lors d'une visite à Châlons-en-Champagne.
Et Guillaume Larrivé, porte-parole du parti Les Républicains, souligne quant à lui sur Twitter que "le macronisme" n'a été que du "fiscalisme, comme conseiller à l'Elysée" et "de l'illusionnisme, comme ministre".

Côté Juppé, Raffarin a dit sa déception. 
"Quand on est jeune et qu'on a eu la chance de se voir confier des responsabilités majeures en matière économique, se dire 'je ne peux pas agir, je rentre à la maison', c'est quelque part désespérant". "C'est désespérant et si c'est une manœuvre politique, elle est extrêmement risquée", a-t-il ajouté.
Selon Jean-Pierre Raffarin encore, l'ex-ministre de l'Economie "affaiblit la base politique du président de la République et un président de la République sortant ne peut pas se retrouver dans les sondages préélectoraux à des niveaux ridicules".
"Je pense qu'il faut un certain seuil pour être candidat", a-t-il jugé. "En-deçà de 15% on frôle le ridicule, et le président, qui a de la culture politique, ne s'engagera pas dans un combat à l'évidence perdu", a-t-il pronostiqué. La cote de popularité de François Hollande est repartie à la baisse, à 14% d'opinions favorables, selon un sondage YouGov publié mercredi 31 août.

Si des ralliements au "fils spirituel" de Hollande doivent se faire, ce serait au centre-droit, selon Gérard Collomb. Le maire PS de Lyon a confirmé que le leader d'En Marche! serait bien candidat si François Hollande était empêché. Et d'assurer qu'il y aurait des ralliements. S'il a été incapable de lâcher le premier nom, il a prédit au "centre-droit, qui font partie de l'équipe restreinte de campagne". On pense à des membres de l'UDI, notamment Jean-Christophe Lagarde.

Valls et bien d'autres considèrent son départ du gouvernement comme une "désertion", y compris à droite.
Que dit le premier ministre Manuel Valls, refouloir de la gauche ?
"Moi, j’ai un principe, c’est la loyauté à l’égard du président de la République, bien sûr, mais aussi la loyauté vis-à-vis des Français (…) Dans ces moments-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter", quand bien même ça irait mieux..., a lâché le premier ministre pour sa première réaction après la démission du petit Manu.

VOIR et ENTENDRE l'accueil - chaleureux et rétrospectivement savoureux- que les membres du gouvernement avaient réservé au banquier d'affaires de Rothschild:

L'intéressé laisse planer le doute sur sa candidature à l'élection présidentielle, considérant pour le moment qu'il est "plus utile à (son) pays en construisant le projet dont il a besoin". "C'est cela le véritable engagement, la véritable loyauté à l'égard des Français" et non du président, a déclaré l'ancien ministre dans les colonnes de Ouest-France ce jeudi. 
Quant à l'ex-squatteuse de l'Elysée, elle apparaît plus que jamais guidée par la rancœur et l'idée de vengeance envers le Président de la République. La faiblesse et la solitude de Flanby, président d'opérette sud-américaine en fin de mandat, ne l'engage pas à enterrer la hache de guerre, bien au contraire.

Si Macron n'attire que les cougars, son image va souffrir: il n'y a qu'un pas de 'bogoss' à 'boloss'...
L'appétence de l'opposition pour Macron se limite à Raffarin, ancien premier ministre, qui juge son départ "désespérant". Il avait pourtant cité Emmanuel Macron comme possible premier ministre d'Alain Juppé en 2017, si ce dernier était élu. Un attrait passager de septuagénaires pour la jeunesse: l'image de Macron y survivra-t-elle ?

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