samedi 30 avril 2016

Tueur islamiste: Abdeslam obtient l'aide juridictionnelle

Salah Abdeslam a été  transféré à la prison de Fleury-Mérogis, le 27 avril

Le droit national et l'opinion populaire peuvent légitimement entrer en conflit
.

Le premier s'en tient froidement au droit égal pour tous, quand la seconde pulse au rythme de nos drames et s’apparente bien souvent à cette opinion publique que mesurent et manipulent les instituts de sondage. On peut ainsi être choqué en apprenant que Salah Abdeslam, seul protagoniste direct des attentats du 13 Novembre à avoir été capturé vivant, va bénéficier de l’aide juridictionnelle - comme y a droit tout prévenu gagnant au maximum 1.000 euros mensuels, officiellement. Mais comment un tel ennemi de la France et de ses contribuables, qui ne nie pas son implication dans les barbares assassinats de masse de Paris, peut-il être pris d’une quelconque manière en charge par la nation qu’il déteste au point de la meurtrir aussi profondément ?

La tentation d’une logique "œil pour œil", tout islamique, a fortiori après des actes terroristes islamistes et alors que les plus hautes autorités de l’Etat usent du mot "guerre", comme Valls, et décrètent l'état d'urgence, comme F. Hollande, est compréhensible, sinon légitime, sauf à craindre des troubles à l'ordre public.

Mais l’essence et la fierté d’un Etat de droit est précisément de le faire respecter jusqu’au bout.
En laissant par exemple tout justiciable bénéficier d’une défense, qu’il soit riche ou pauvre, citoyen français, de l’UE ou étranger en situation régulière.
Mais il est des contextes où la chose est moins aisée. Où pression populaire et tentation populiste, droit et horreur se mêlent. Un criminel nazi devrait-il avoir accès au même droit d'assistance ?

Si on concevait demain l'idée de priver les terroristes de l’aide juridictionnelle - dont on rappelle qu’elle s’adresse à des personnes qui, sur le plan du droit et quels que soient les faits établis dans la presse ou les propos de tel ou tel, restent présumées innocentes -, qui l’opinion publique souhaiterait-t-elle ensuite en priver ? Les violeurs, les tueurs, les fraudeurs présumés ?

Faut-il le plaindre et lui accorder notre compassion ?


On l’a aussi appris cette semaine, Abdeslam, à l’isolement à Fleury depuis son transfèrement de Belgique, sera défendu par un ténor du barreau, Frank Berton, un ténor du barreau et non point un jeune débutant commis d'office. S'il n'a pas avoué s'être mis sur les rangs des demandeurs,  l’avocat a précisé avoir accepté d’être rémunéré via l’aide juridictionnelle, dont le montant n’est ni proportionnel à la gravité des faits ni à leur "aspect médiatique". Mais si Me Berton perd de l’argent dans le marathon judiciaire qui s’ouvre (et s'il doit tomber dans le rouge avant la fin du mois), il y gagne une ignoble vitrine, tout en se montrant en accord avec sa conception du rôle d’avocat.



Abdeslam s’offre, lui, un ténor aux frais de la France, mais il faudrait presque savoir s’y résigner, en considérant l’importance de le juger dans des conditions exemplaires, au nom de nos... valeurs. Le système juridictionnel français est-il à ce point défaillant que son équilibre et la défense des intérêts du terroriste de masse dépendent à ce point d'un seul homme, l'avocat ? 
L’autre option consiste, tel l’avocat et député mariniste Gilbert Collard, à revendiquer l’usage de la torture contre Abdeslam et tout assassin de masse. L’opinion pourrait légitimement pencher du côté de la loi du Talion contre celui du droit.

Les républiques islamistes et ses terroristes ne combattent pas l'Occident avec les armes de la démocratie et c'est pourquoi l'avenir de notre civilisation est actuellement compromis, aussi sûrement que par notre mise en péril de l'environnement.

 

1 commentaire:

  1. He ben voyons....................donnons lui aussi un téléphone, une fille une fois par semaine voire plus........pour son équilibre personnel!

    La dernière sortie de cazevide, il veut se mettre dans la peau d'un terroriste pour comprendre.............y a rien à comprendre, ils sont pourris et aiment faire le mal!
    Le terroriste est le seul crime possible pour les lâches.


    Il y a même un apathie qui se pose la question à savoir si le surveiller 24/24 n'est pas attentatoire aux droits de l'homme ......ou aux libertés individuelles...........
    Je ne me souviens plus de la phrase exacte mais c'est dans l'esprit!

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