mardi 12 avril 2016

Jean-Louis Debré (LR) défend Hollande contre les frondeurs

Le président était-il impartial à la tête du Conseil constitutionnel ?

Disparition des députés frondeurs du PS, annoncée par l'ancien président du Conseil constitutionnel


Jean-Louis Debré a prédit la disparition des frondeurs, s'ils persistaient à vouloir déstabiliser l'exécutif.
Cordialement détesté à gauche lorsqu'il était député, puis ministre, Jean-Louis Debré a reçu les honneurs du groupe socialiste,  mercredi 6 avril à l'Assemblée nationale, révélé  Challenges hier. "Chaque semaine nous invitons une personnalité, un intellectuel, un politique. Jean-Louis Debré venait de quitter ses fonctions au Conseil constitutionnel, et avoir son regard sur la vie politique actuelle nous a semblé intéressant", confirme un proche de Bruno Le Roux. Et pour renforcer la tendance majoritaire, l'ancien président de l'Assemblée -et fils du co-auteur de la constitution de 1958- s'est livré à une critique acerbe de la ligne des frondeurs qui mettent à mal les institutions de la Ve République, puisqu'ils préconisent l'avènement d'une VIe République.

Sans ambages, Jean-Louis Debré a qualifié Christian Paul et ses soutiens d'"iconoclastes inconscients" ou encore de "flibustiers de carnaval". Aux yeux de ce fidèle chiraquien, le mouvement dit de "fronde" des parlementaires socialistes,
né en avril 2013, relève d'une "guérilla infantile" contre François Hollande.

Ces députés rebelles au vote des orientations du gouvernement tentent d'exister par la critique, explique J.-L. Debré,  au risque de déstabiliser le régime. "C'est scandaleux d'avoir détruit par des jeux politiciens incompréhensibles ses efforts d'union autour de la déchéance nationale", a grondé l'ancien ministre de l'Intérieur (1995-1997). "C'est scandaleux, de prétendre conditionner la réélection de François Hollande à des primaires alors que, président sortant, il bénéficie d'une légitimité incontestable", a défendu ce gardien du régime présidentiel et soutien d'Alain Juppé, lequel ne ferait qu'une grosse bouchée de Hollande en 2017. 


Debré applaudi par les socialistes loyalistes

Jean-Louis Debré ERIC FEFERBERG / AFPDe quoi renforcer la critique d'un "UMPS" par le FN.
Jean-Louis Debré promet un sombre destin  politique aux frondeurs, vouant aux gémonies ceux qui persisteraient dans leur contestation. Ils seront "balayés s'ils persistaient dans leur fractionnisme frondeur," a prédit l'ancien Sage suprême. Il conclut par une sentence sans appel : "Si vous êtes une équipe, vous gagnerez; si vous persistez à être divisés, vous pouvez déjà faire vos paquets." Dans les rangs des socialistes, la charge de Jean-Louis Debré a soulevé les applaudissements de l'auditoire, rapportent les témoins, à l'exception bien sûr, de ceux des frondeurs.

Quel destin J.-L. Debré promet-il aux diviseurs Républicains ?

Si on ne connaît pas d'amitié particulière entre François Hollande et Jean-Louis Debré, il faut noter que François Hollande a chaleureusement salué le travail de Jean-Louis Debré à la tête des Sages
, à l'occasion de ses vœux aux Sages, le 5 janvier dernier. Pour le chef de l'État, le Conseil constitutionnel est une protection contre les tentations "du repli."
C'était la dernière fois que Jean-Louis Debré participait à la cérémonie des vœux du chef de l'Etat au Conseil constitutionnel à l'Élysée, en sa qualité de président du Conseil, fonction prestigieuse d'arbitre à laquelle il avait été nommé par Jacques Chirac en 2007.

2 commentaires:

  1. J'ai toujours pensé que ce type était un pourri........
    primo, ne serait ce qu'avec le cadeau qu'il a fait aux députés avant de quitter la présidence de l'assemblée nationale.
    Secondo, comment il n'a cessé de ta
    per sur sarko en retoquant des lois surtout sous mandature sarko,
    Tertio, pour tout le reste, sa suffisance de petit marquis........son "amour" pour Chirac, et pour hollande comme il le prouve aujourd'hui..........

    Je préfère son frère qui est beaucoup plus sensé !

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  2. bien au contraire , je trouve cet homme politique très droit ; qui dit ce que doit être le droit et tant pis pour sarko ; c'est fini pour ce dernier comme dit jean luis debré et heuresuement !

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