lundi 8 juin 2015

Forsane Alizza, le groupe islamiste qui voulait "balafrer" la France, devant la justice

Des juges et des personnalités comme cibles potentielles

Les membres du groupuscule islamiste 
avaient récupéré les coordonnées de plusieurs personnalités


Ils comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. 
Outre trois épiceries juives, un café de la rue des Rosiers à Paris et cinq boutiques de l'enseigne Hyper Cacher, les "Cavaliers de la Fierté", comme se nomment les membres de Forsane Alizza, avaient, dans leur collimateur, deux magistrats lyonnais dont l'un avait été choisi en raison de la consonance juive de son patronyme et d'un jugement entraînant un retrait de garde d'enfants, sur fond de maltraitance, à l'un des islamistes présumés. Les membres du groupe radical, dont quinze d'entre eux comparaissent à partir de ce lundi à Paris, n'excluaient pas de s'en prendre aussi à des "ennemis de l'islam" comme Fabrice Robert, chef du parti Bloc Identitaire.

Grâce à un certain 'Dawoud', une connaissance travaillant chez Orange, Mohamed Achamlane, l' 'émir' autoproclamé de Forsane Alizza, avait par ailleurs reçu  un 'petit cadeau'. A savoir la liste des noms, des adresses, des téléphones fixes et mobiles de personnalités politiques telles que l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, Roselyne Bachelot, les anciens premiers ministres Édouard Balladur, Dominique de Villepin, et Jean-Pierre Raffarin, ainsi que Jean-Louis Borloo,  Jean-Louis Debré ou encore Philippe Douste-Blazy.
Achalane à Nantes (novembre 2011)
avec le polygame Liès Hebbadj 
Forsane Alizza a aussi obtenu aussi les coordonnées de figures médiatiques comme Éric Zemmour ou Silhem Hachbi du mouvement 'Ni pute, ni soumise'. Insatiable, Mohamed Achamlane avait même exigé des coordonnées 'de flics, de magistrats, de députés, etc., qu'on ait une grande base de données, pour avoir un moyen de pression important".

Dans un fichier intitulé: "données UMP.odt", les magistrats antiterroristes ont en outre découvert que les islamistes disposaient des "données personnelles de membres de l'UMP, dont des députés, anciens ministres et personnalités médiatiques", dont les "adresses, téléphones, messageries électroniques, véhicules, nombre d'enfants, profession". 

Enfin, Forsane Alizza est soupçonné d'avoir voulu perpétrer une attaque au cocktail molotov contre le journal Libération, au motif que le quotidien avait déjà accueilli l'équipe de Charlie hedbo après l'incendie de ses locaux commis le 1er novembre 2011 dans la nuit. Une menée criminelle dont l''émir' Mohamed Achamlane s'est d'ailleurs vanté d'être le commanditaire devant un disciple.


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