samedi 15 novembre 2014

Sivens: manifestation à l'appel de la FNSEA, samedi 15/11 à Albi, contre les bloqueurs écolos radicaux

Les blocages  illégaux des écolos mobilisent les paysans en colère

Syndicat d'agriculteurs majoritaire, la FNSEA, 
attend "5.000 citoyens exaspérés" samedi après-midi à Albi.

"Djihadistes verts" d'EELV
dénoncés par la FNSEA
à Toulouse, le 5 novembre 2014



L'enfer, c'est les Verts

"Ce ne sera pas la manifestation des pro-barrage contre les écologistes, mais celle du
ras-le bol contre les 'zadistes', des mercenaires venus de partout, qui utilisent la violence contre un projet qui a suivi un processus démocratique", a déclaré 
Philippe Bardyle directeur de la FDSEA du Tarn, fer de lance de la première grande manifestation prévue contre les opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn)"On dénonce la violence, on n'a pas du tout pour objectif d'envoyer des gens se bastonner avec ceux qui occupent le site", a d'ailleurs assuré M. Bardy
. C'est désormais une dizaine d'organismes et associations qui répondent à l'appel de l’association Tarn ruralité à manifester le 15 novembre à Albi.


Le site de Sivens à l'Isle-sur-Tarn est occupé par plus d'une centaine de bloqueurs d'extrême gauche, altermondialistes et militants de la Confédération paysanne de Joseph Bové, qui s'appellent eux-mêmes "zadistes" parce qu'ils occupent une "zone à défendre" (ZAD), détournement de l'expression "zone d'aménagement différé", titulaire d'une convention d'aménagement et d'un droit de préemption. Ils refusent de quitter le site du chantier tant que le projet de réservoir d'eau sur 34 hectares n'aura pas été abandonné.

Les agriculteurs comptent faire valoir leurs droits


Trois semaines après la mort de l'écologiste radical Rémi Fraisse, 21 ans, tué par l'explosion sur le sac à dos du manifestant - contenant probablement un produit inflammable - d'une grenade offensive de la gendarmerie en état de défense contre les activistes du site de Sivens venus de partout en France pour en découdre avec les représentants de la loi et alors que des dizaines de manifestations ont été organisées - en dépit souvent d'interdictions officielles - en "hommage" à la victime et contre des "violences policières".

Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". Après le "délai de décence" lié à la mort du jeune homme, il faut "se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire" déclarait le 5 novembre à Toulouse le président de la Chambre régionale d'agriculture, Jean-Louis Cazaubon en lançant l'appel à manifester.

Les FDSEA et les Jeunes agriculteurs de tous les départements limitrophes du Tarn devraient affréter de 20 à 30 cars pour emmener les agriculteurs jusqu'à Albi.
La Coordination Rurale, syndicat minoritaire souvent considéré comme conservateur, a annoncé qu'elle participera aussi à la manifestationà la différence de la Confédération paysanne, classée à gauche, qui s'oppose au barrage en dénonçant l'agriculture productiviste.

Clivages multiples: écologistes contre socialistes et au sein du PS 

Habitation écologique de

"Zadistes" de Sivens
Officiellement, la CGT assure être dans le retrait, son union régionale estimant que cette manifestation équivaut à "jeter de l'huile sur le feu", alors qu'un dialogue vient de reprendre avec toutes les parties sur des "alternatives" au projet actuel de barrage, à l'initiative d'une ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, mi-chèvre, mi-chou...
Les élus écologistes ont au contraire vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes" [sic].

Lors de cette manifestation, la FNSEA reçoit le renfort de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers, des chasseurs et de nombreux élus locaux.
Les organisateurs assurent que le rassemblement sera "apolitique" et ont refusé la présence de "drapeaux de partis". Mais les clivages politiques sont très divers et ne recoupent pas complètement les catégories nationales. Cécile Duflot, la patronne d'EELV, a "perdu le sens de l'Etat" et est "en perpétuelle dérive" depuis qu'elle a quitté le gouvernement, a ainsi estimé Jean-Marie Le Guen, le ministre des relations avec le Parlement.

Le projet de barrage a été porté par le Conseil général et son président PS Thierry Carcenac, est soutenu avec détermination par le député socialiste Jacques Valax que la FNSEA invite à soutenir.

L'association des maires et élus du Tarn, à majorité DVG, a appelé à la manifestation, mais des élus du même département ont lancé  un contre-appel pour s'en désolidariser.

L'UMP du Tarn  appelle "ses élus et adhérents à participer massivement" à la manifestation, "par solidarité totale avec le monde rural (...) en soutien aux forces de l'ordre (...) contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie".

La police a prévu "un dispositif nombreux", mais sans crainte d'affrontements du fait des agriculteurs, à l'opposé donc de ceux qui ont marqué plusieurs manifestations  violentes et illégales en "hommage" au mort "pacifiste".

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