mercredi 16 avril 2014

Le soutien des Occidentaux aux rebelles de Kiev conduit à la guerre civile

Hollande et Obama ont mis le feu à l'Ukraine
Séparatistes pro-russes d'Ukraine de l'Est
En août 1991, le Parlement ukrainien proclama l'indépendance du pays, qui était sous le contrôle de   l'Union soviétique. En décembre de la même année, plus de 90% des Ukrainiens confirmèrent cette décision lors d'un référendum, à la suite de la chute du Mur de Berlin.

Nommé Premier ministre en 1999, Viktor Iouchtchenko rencontra des difficultés avec les oligarches, patrons des puissantes entreprises énergétiques, mais il rebondit en 2002, devenant le chef de la coalition qui remporta plusieurs sièges au Parlement lors des élections et deviet alors le principal chef d'opposition.



En 2004, la victoire de Viktor Ianoukovitch, proche de la Russie, est dénoncée comme frauduleuse par Viktor Iouchtchenko, son principal adversaire, ainsi que par son alliée Ioulia Timochenko. Tous deux organisent une série de manifestations politiques qui prennent rapidement de l'ampleur. C'est le début de la Révolution orange.


Egérie de la Révolution orange, Ioulia Timochenko est nommée Premier ministre par Viktor Iouchtchenko en 2006. A l'issue de nouvelles législatives anticipées, ses relations avec le président Iouchtchenko sont tellement vives que la coalition entre le Bloc Timochenko et le parti présidentiel vole en éclats en mai 2009. 
L'Union européenne conclut alors un partenariat avec l'Ukraine (et  l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie et la Biélorussie). 
Au titre de "pays européen" voisin, l'Ukraine reçoit 300 millions d'euros d'aide financière. En 2010, Viktor Ianoukovitch remporte l'élection présidentielle avec 48,95 % des voix contre 45,47 % à Ioulia Timochenko.


L'Ukraine est tiraillée entre l'est et l'ouest comme en atteste cette carte des résultats de la présidentielle de 2010.

En octobre 2011, Ioulia Timochenko est condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir.
En novembre 2011, inspiré par l'Union européenne, Vladimir Poutine lance un projet d'union douanière entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et d'autres États qui ont fait partie de l'Union soviétique. En 2013, l'Union européenne fait pression pour la signature d'un accord d'association entre l'UE et l'Ukraine, mais Ianoukovitch renonce à signer l'accord avec UE et devient la cible des pro-européens.

En novembre 2013, des centaines de milliers d'Ukrainiens pro-européens descendent dans les rues pour réclamer le départ du président Ianoukovitch qui a jugé "humiliante" la somme de 600 millions d'euros proposée par l'Europe. La Russie presse l'Ukraine d'entrer dans l'Union eurasiatique. Plus de 2000 manifestants bloquent les accès au gouvernement ukrainien, conformément aux mots d'ordre lancés des leaders de l'opposition pour contraindre le pouvoir à la démission.
En décembre, la Russie s'engage à réduire d'un tiers le tarif de ses livraisons de gaz à l'Ukraine et prévoit d'acquérir pour 13,3 milliards de francs d'obligations émises par Kiev. Le président Vladimir Poutine confirme ainsi son soutien à Ianoukovitch. 
En janvier 2014, le Parlement ukrainien fait passer des lois répressives envers les manifestants. Elles prévoient des peines de prison de 15 jours pour l'installation de tentes et d'estrades dans des endroits publics et jusqu'à 5 ans de prison pour les personnes bloquant des bâtiments officiels. Ces textes remettent le feu aux poudres. Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, les deux meneurs de la rebellion communiquent leurs inquiétudes aux chefs des diplomaties américain, français et allemand.
Hollande reçoit à l'Elysée
l'un des meneurs rebelles
En février 2014, la police anti-émeute lance un assaut contre les manifestants hostiles au président Viktor Ianoukovitch et on rapporte des scènes de guerre à Kiev. Destitué par le Parlement issu de la rue, le président Viktor Ianoukovitch dénonce "un coup d'Etat" et se réfugié dans l'est du pays. L'opposante Ioulia Timochenko est libérée.
Des Occidentaux, hormis l'Allemagne, menacent la Russie de sanctions.

Dans l'est de l'Ukraine, le gouvernement de Kiev déplace des troupes
Garde ukrainienne
mais celles-ci n'étaient pas vraiment intervenues jusqu'ici. Ces autorités rebelles de transition savent que si elles interviennent militairement, elles se mettent dans leur tort face à la Russie qui a le soutien du peuple dans l'Est du pays et maintient des milliers de soldats cantonnés juste au-delà de la frontière. 
Charge ukrainienne contre les séparatistes
Et l'armée ukrainienne ne ferait pas le poids. En même temps le gouvernement ukrainien ne pouvait pas ne pas agir face à ces contestations de son autorité. Il a donc déplacé ses troupes, les a rapprochées des lieux tenus par les pro-russes et observe maintenant l'évolution de la situation.



Six blindés de l'armée ukrainienne ont rejoint les Ukrainiens russophones séparatistes dans la ville de Kramatorsk.

Ces événements prennent place alors que Vladimir Poutine a averti que l'Ukraine est au bord de la guerre civile après l'envoi par Kiev de l'armée contre les insurgés séparatistes dans l'Est du pays.


Des blindés arborant un drapeau russe ont été aperçus à Kramatorsk et des hommes en armes ont envahi la mairie de Donetsk.

Envoyés par le gouvernement transitoire constitué par les rebelles de Kiev pour contenir les velléités indépendantistes des militants pro-russes d'Ukraine, des soldats ukrainiens sont passés du côté russe ce mercredi.
Selon Der Spiegel, six blindés avec chacun une douzaine de militaires ont changé de camp, abandonnant leur mission à Kramatorsk et hissant des drapeaux russes avant de traverser la ville.
Horliwka, le drapeau ukrainien a été remplacé 
par le drapeau tricolore russe 

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