mardi 25 mars 2014

Fréjus: le PS, arrivé 4e, exige un "front républicain" contre le FN arrivé largement en tête

Les municipales, occasion de manifestations anti-démocratiques contre le FN  

Les vrais républicains se soumettent au verdict des urnes

Aux cris de "à bas les fascistes"
Une poignée de battus du 1er tour  se sont attroupés devant le siège de Philippe Mougin, exigeant, ce mardi matin, une fusion contre le Front National de David Rachline.En retirant sa liste, la socialiste n'a pas donné de consigne de vote aux 3675 électeurs qui lui ont donné leurs suffrages dimanche dernier.

La candidate socialiste n'a rassemblé que 15,58 % des suffrages au 1er tour
Des militants socialistes et ceux du maire sortant, Elie Brun, se sont regroupés, ce mardi matin, dans les rues de Fréjus. Ces manifestants demandaient notamment la "fusion républicaine"des listes de Philippe Mougin (DvD) et d'Elie Brun (DvD), afin de contrer la montée du FN, incarnée par David Rachline. 

Au premier tour, David Rachline était sorti largement en tête avec 40,30% des intentions de vote, devant Philippe Mougin (18,85%) et Elie Brun (17,61%), le maire sortant battu sur sa gestion  catastrophique qui a endetté la ville durablement. 

Hubert Falco: "On ne peut pas laisser la ville dans les mains du FN"

Réélu haut la main pour la 3e fois à Toulon avec 59,27 % des voix, l'UMP Hubert Falco s'inquiète de la montée du vote Front national dans le Var en général, mais surtout à Fréjus où il arrive en deuxième position, effectuant une spectaculaire remontée par rapport aux précédentes municipales.
"J'ai encore eu une discussion avec Elie Brun cet après-midi [lundi]. Jusqu'à présent, je n'avais pas voulu m'immiscer dans la campagne, mais j'ai plaidé très fort pour une liste d'union républicaine à droite. Cela semble la seule solution encore possible pour ceux qui aiment vraiment leur ville. Il faut aussi que la gauche prenne conscience de sa responsabilité."

Et d'expliquer les causes de la montée du FN
"Quand un pays est en crise, il faut des responsables à la hauteur. Ce n'est vraiment pas le cas de ce gouvernement. Les plus fragilisés d'entre nous se tournent vers les extrêmes. Ou, pour les plus raisonnables d'entre eux, restent à la maison au lieu d'aller voter. Et quand on sait que les moyens des collectivités vont encore être réduits, alors, oui, je suis vraiment inquiet pour l'avenir."

1 commentaire:

  1. Je lis dans un quotidien régional : Régis Juanico, député socialiste :
    " Faire comprendre aux électeurs que leur impatience a été entendue "
    Je crois rêver, nous ne sommes plus impatients, nous sommes excédés par le fait de ne pas être écoutés, par l'incompétence, par l'agressivité,
    etc, etc, etc . Nous ne sommes pas des cons , des pions que l'on
    manipule avec des mots.

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