jeudi 19 juillet 2012

Baccalauréat : des candidats du privé portent plainte pour discrimination

Ils s’insurgent contre les notes du bac jugées trop basses
Ils s insurgent contre les notes du bac jugees trop basses
Ils ont eu 9, 8, 7/20 et même encore moins à l’épreuve anticipée du baccalauréat de Français, dont les résultats ont été révélés la semaine dernière. Mais que s’est-il donc passé pour que la classe de première S du lycée Saint-Paul de La Ferté-Bernard, dans la Sarthe, obtienne une moyenne de 6,9 à cet examen, alors que cette moyenne était de 12,9 durant l’année scolaire ?
Les parents des lycéens concernés ne comprennent pas. " Pas un élève, même [parmi] les meilleurs, n’a eu plus de 10/20 ", s’insurge dans « le Parisien » de ce jeudi Bénédicte Marchais, dont le fils est scolarisé dans cette classe. Ce dernier, qui avait 15 de moyenne en Français cette année, a obtenu sept points de moins au bac.
Un " saquage en règle "
Discrimination
Pourquoi un tel écart ? Alors que, dans un premier temps, personne ne s’était méfié, les parents se sont bien vite rendu compte que tous leurs enfants avaient échoué à cette épreuve. Désormais, ils sont convaincus qu’il y a eu certaines irrégularités. " L'anonymat des copies n'aurait pas été respecté. On ne leur a tout simplement pas demandé de rabattre le coin de leurs copies sur leurs noms ", dénonce Bénédicte Marchais.
Sectarisme laïc
Autre problème : les 23 lycéens de première ont passé cet examen dans la même salle de classe, sans être mélangés à d’autres bacheliers comme c’est normalement la règle. Un autre parent, Jean-Carles Grelier, se demande quant à lui s’il ne s’agirait pas d’un " saquage en règle ", car ces élèves " appartiennent à un établissement privé ". "  Un recours est formé auprès du recteur mais ce sont d'abord les jeunes qui se trouvent gravement pénalisés ", dénonce ce père de famille, également maire UMP de la Ferté-Bernard, sur sa page Facebook.
Le recteur et l’Académie saisis
Suite à cet événement, le recteur et l’Académie ont été saisis. " Nous allons réunir les copies et contrôler chaque élément soumis au doute ", précise une porte-parole du rectorat de Nantes dans " le Parisien ". Le maire de Nantes est Jean-Marc Ayrault.
Cette enquête devrait prendre un mois environ.

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