mercredi 15 février 2012

L'économie de la France a mieux résisté que celle de l'Allemagne au 4e trimestre

Surprise des Cassandre et déception de Hollande

La politique gouvernementale récompensée

L'économie française a affiché une croissance réconfortante de 0,2%
, grâce au commerce extérieur et à l'investissement, tandis que l'activité s'est contractée en Allemagne et en Italie.

Les défaitistes ne désarment pas
La France devrait donc échapper à une récession technique, à court terme, mais l'activité pourrait reculer dès le premier trimestre et maintenir les finances publiques sous pression alors que la crise de la dette en Europe joue les prolongations.

Les économistes anticipent en moyenne un repli du produit intérieur brut de 0,1% sur les trois premiers mois de l'année avant un rebond au deuxième trimestre.

De son côté, l'INSEE prévoit une économie en stagnation au moins jusqu'en juin: après les élections ! A noter que cet institut longtemps villipendé, ne l'est soudainement plus, lorsqu'il émet des prévisions alarmistes...

"(Les) exportations risquent de ralentir au premier trimestre 2012, car les débouchés européens se réduisent. En outre, en fin d'année 2011, elles ont pu être dynamisées par la dépréciation de l'euro par rapport au dollar or cette dépréciation semble s'interrompre", estime Juliette Hubert, chargée d'études senior du cabinet Asteres (2006), créé par Nicolas Bouzou, un économiste français membre du Cercle Turgot, dont Philippe Dessertine est le vice-président. Expert omni-chaînes (dont Canal+), le clairvoyant Bouzou assurait: "c'est le moment d'acheter en Bourse !", en avril 2008...
VOIR et ECOUTER Nicolas Bouzou qui le mercredi 5 août 2008 était disponible pour toutes les caméras de télévision et s'exprimait abondamment et avec aplomb sur les boni que devaient toucher les traders de la BNP:


"L'investissement des entreprises risque de fléchir, car les chefs d'entreprises constatent une dégradation de leurs carnets de commandes depuis décembre", ajoute Juliette Hubert.

Pour leur part, Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin d'Exane sont à l'unisson: "Une nouvelle période conjoncturelle très difficile pourrAIT [conditionnel de précaution!] s'ouvrir après l'été, la hausse prévue de la TVA et/ou le resserrement additionnel inévitable après les élections pour tenir l'objectif de 4,5% de déficit (public) cette année, puis 3% en 2013, devant conduire à une baisse de l'activité en fin d'année et à une année 2013 très morose
". De quoi renforcer l'idée que Nicolas Sarkozy est l'homme de la situation, mais effrayer la "gauche molle" ! Or, Exane (1990), société de bourse française effectuant du courtage sur les marchés secondaires actions, représente BNP Paribas, qui fait partie de l'indice CAC 40 et dont Michel Pébereau fut président du conseil d'administration jusqu'en décembre 2011.

Depuis le 1er janvier, l'euro regagne près de 1,8% face au dollar.


Les voisins européens sont à la peine

En Allemagne, première économie de la zone euro, le PIB s'est contracté de 0,2% au quatrième trimestre
, le ralentissement du commerce extérieur et de la consommation ayant pesé sur la croissance.
La production industrielle y a reculé nettement plus que prévu en décembre, mais le ministère de l'Economie a estimé qu'il s'agissait d'un accès de faiblesse provisoire.

En Italie, le PIB s'est inscrit en diminution de 0,7% après -0,2% au troisième trimestre, officialisant ainsi l'entrée du pays en récession. Les chiffres espagnols seront connus jeudi et les économistes attendent une baisse de 0,3%.

Le PIB français a donc surpris par sa vigueur insoupçonnée des experts...
Les 36 économistes sondés anticipaient une évolution du produit intérieur brut de -0,1%, leurs estimations s'échelonnant de -0,6 à +0,2%.

La Banque de France prévoyait de son côté une croissance nulle au cours des trois derniers mois de l'année et l'INSEE une baisse du PIB de 0,2%. Pouvons-nous prendre en compte cette hyper-sensibilité des experts à la contagion de la morosité ambiante ?

La France, deuxième économie de la zone euro, progresse de 1,7% sur l'ensemble de 2011, après 1,4% en 2010.
L'acquis de croissance pour 2012 s'inscrit à +0,3%.

Le ministre de l'Economie, François Baroin, a observé par communiqué que ces chiffres confortent les prévisions du gouvernement qui table sur une croissance de 0,5% cette année.


Léger ralentissement de la consommation

L'INSEE désenchante les acteurs économiques et la population en révisant à +0,3% la croissance du troisième trimestre contre +0,4% précédemment.

Au quatrième trimestre, la contribution du solde dégagé par le commerce extérieur à la croissance est estimée à 0,7 point après +0,1 point au troisième trimestre.

Les investissements des ménages, des entreprises non financières et des administrations publiques affichent une hausse de 0,9% après +0,2% au trimestre précédent et contribuent ainsi à hauteur de 0,2 point à la progression du PIB.

Les entreprises non financières ont notamment augmenté leurs investissements de 1,4%.

Les dépenses des ménages, moteur traditionnel de l'économie, s'inscrivent néanmoins en légère décélération, à +0,2% après +0,3% au troisième trimestre.

Les chiffres de la croissance de l'ensemble de la zone euro seront publiés en fin de matinée.

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