jeudi 29 décembre 2011

Les politiques pratiquent la langue de bois et le ... lapsus sexuel

Les fantasmes de nos élus



Le couple Merkozy




Il est loin le temps où les hommes politiques étaient connus pour leurs discours.
Est-ce l'entrée des femmes dans les hémicycles et assemblées qui explique désormais que nos dirigeants se libèrent ? Ils mettent de plus en plus en avant leur vie privée, ils en jouent et la mettent en scène pour susciter l’intérêt, pour séduire les électeurs. Qu'ils nous fassent fantasmer n'est certain, mais les unes et les autres projettent leurs fantasmes érotiques devant micros et caméras.

Le lapsus linguae
consiste à remplacer un terme attendu par un autre mot.
Banal, courant, le lapsus est souvent drôle. D'autant plus quand il est prononcé devant un micro ou une caméra et par une personnalité.
L'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati en a fait les frais. Interrogée, par Anne-Sophie Lapix dans "Dimanche Plus" sur la chaîne cryptée, sur les raisons d'un plan de licenciement dans l'Ain - mais aussi bien, c'était chez Lejaby, fabricant de lingerie féminine -, la députée européenne fustigea les fonds d'investissements étrangers, quand sa langue, très siollicitée, fourcha soudain: " Je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20-25%, avec une fellation quasi nulle..."
C'est certes frustrant sur le fond et la maire du VIIe arrondissement, resta d'ailleurs de marbre et enchaînera. Mais, dans la forme, l'extrait de l'émission buzza ferme et fit près d'un million de bienheureux sur Internet.

VOIR et ENTENDRE un premier bêtisier politique 2011:

Cela n'arrive qu'à ceux et celles qui ont la langue déliée
Cécile Duflot, qui a la langue bien pendue, court donc plus de risques que Gro Eva Joly, dont l'haleine sentirait la choucroute, selon les uns, ou la saucisse de Francfort, selon les germanophobes.
Et les mauvaises langues Hamon et Mamère s'exposent à de pareils noeuds -séparément, sans doute- , tandis que les Lang (sic !) et Montebourg en sont plutôt aux prises de langues chargées d'animosité confraternelle. On est toutefois en droit de se demander à qui Nono Montebourg pensait quand, au bord de la déviance langagière, il utilisa le mot "impétrant"...

Quand à Claude Guéant, à qui réserve-t-il ses drôles de jouets ?
VOIR et ENTENDRE:
"Faire des lapsus, c'est banal et ça arrive à tout le monde", tempère le sexologue-sychosomaticien Sylvain Mimoun. Il ajoute cependant: "Le mot "collation" n'aurait fait réagir personne. Ce qui amuse le plus, c'est le sexe."
Etudié en premier par Freud, dans son livre "Psychopathologie de la vie quotidienne", paru en 1901, le lapsus est vu comme "l'émergence de désirs inconscients, d'un conflit intérieur et de pensées refoulées". Il revêt souvent un caractère sexuel.
Entre Lionel Jospin (PS) qui appelle Roselyne Bachelot (UMP) "Monsieur", en 2000, etPierre Bérégovoy (PS) qui annonce en 1992 une "baise" de l'impôt sur les sociétés, le plus célèbre restera sans doute le lapsus du député Robert-André Vivien, qui invitait ses collègues à "durcir leur sexe", au lieu de leur texte, à propos d'une loi sur la pornographie.

"La société actuelle est envahie de sexualité, beaucoup plus que la réalité d'ailleurs, poursuit Sylvain Mimoun. Les mots comme fellation, sodomie, les pratiques inhabituelles disons, sont devenus banals. Ils se disent plus facilement."

Jack Lang (PS), grand habitué des lapsus, a laissé une salle hilare quand, alors qu'il devait remettre la médaille des Arts et des Lettres à Georges Moustaki, il déclara: "Il n'est point besoin d'être long devant vous pour parler de Georges Moustaku." La réputation de cet obsédé est ainsi confortée !

VOIR et ENTENDRE un dernier bêtisier:


"La difficulté est la suivante: quand on est dans une émission ou devant un grand nombre de personnes, on est plus stressé. On essaye de faire attention à ce qu'on dit et c'est là que les pensées se parasitent", conclut le psychosomaticien.
"Dans le cas de Rachida Dati, je ne pense pas que ce soit choisi. Objectivement, même quelqu'un qui a envie de faire du buzz, surtout si c'est une femme politique, ne choisit pas le mot fellation."


Pulvar fantasme:
on attrape aussi les mouches
avec du vinaigre !



Le mot "mal placé" fait en tout cas parler de lui. "Nous n'avons jamais pratiqué l'inflation pour réussir", ont ironisé lundi les Gérard, organisateurs d'un palmarès éponyme qui récompense chaque année le pire du cinéma, sur Facebook.


Gérard de l'invité-juke-box dans lequel t'as juste à mettre une pièce pour qu'il te rejoue la même chanson:
Jean-Pierre Coffe pour "Mais enfin les enfants, c'est beau comme tout des cochons qui font l'amour, c'est naturel, c'est merveilleux des porcs qui
baisent."
Igor et Grichka Bogdanov pour "On nous demande toujours quel âge on a, mais c'est pas ça l'important. L'important, c'est cosmique. Nous, aujourd'hui, on a l'âge des étoiles."
Christophe Hondelatte pour "Non, mais si vous aimez pas mon disque, c'est parce que vous y connaissez rien en musique ! Mais bon, je m'en fiche, tous les artistes ont vécu ça... Les Brel, les Brassens, les Ferré, et maintenant moi... Mais en France, on adore mettre des étiquettes... Puisque c'est comme ça j'me casse !"
Fabrice Luchini pour "Quand j'étais tout gamin, et que je me tirais sur la tige, je... Mais bien sûr que je me tirais sur la tige, bien sûr, pourquoi vous riez ?"
Geneviève de Fontenay pour "Oooooh, mais alors, cette fille, elle est d'un vulgaire, mais regardez ces photos ! Je veux pas être vulgaire, mais elle se touche la chatte devant tout le monde ! C'est ça, le bon goût ?"

Cette fois, nous ne sommes plus dans le lapsus linguae, mais dans la langue de bois bandé.


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