lundi 3 octobre 2011

Présidentielle 2012: au centre, Borloo renonce pour la bonne cause

Jean-Louis Borloo ne veut plus être candidat à la présidentielle 2012

Le président du Parti radical explique qu'il "ne veut pas ajouter à la confusion."

Un facteur de division en moins sur les candidatures centristes qui n'en manque pas.
Sur le plateau du JT de Claire Chazal (TF1) - et non pas depuis Valenciennes - , Jean-Louis Borloo a affirmé qu'il voulait s'exprimer devant les Français "sans fioritures et le coeur complètement ouvert".

Il estime que la dynamique des centres n'est "pas suffisante pour être présente au second tour."
" Les conditions ne sont pas réunies pour fédérer les centres, et je ne veux pas ajouter de la confusion à la confusion".
" Les temps sont suffisamment troublés pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion", a insisté M. Borloo, en ajoutant qu'"à cette heure-ci, cette dynamique des centres" à laquelle il aspirait n'était "pas suffisante pour porter une candidature, non pas de témoignage mais pour être présente au second tour de la présidentielle".

Il a visiblement surpris ses plus proches soutiens
En début d'année, le président du parti radical expliquait qu'il se déciderait "en mars ou en avril." Puis il a retardé sa décision pour laisser passer les sénatoriales. Durant l'été, Jean-Louis Borloo assure qu'il annoncera sa décision de se présenter ou non "à l'automne", dans son fief, "avec les Valenciennois".
Laurent Hénart ou Jean-Christophe Lagarde n'étaient pas avertis de cette annonce. Ce dernier, président exécutif du Nouveau centre, proche de Borloo, s'est dit "profondément triste et déçu", "comme des dizaines de milliers de militants et des millions de Français".

Borloo n'est pas parvenu à rassembler le centre

Sur le plateau de TF1, Jean-Louis Borloo a expliqué que depuis son départ du gouvernement en novembre dernier, il s'était mis "à travailler", "à bâtir un projet pour les différentes échéances présidentielle et législatives". "Mon projet est prêt, je m'y suis préparé méthodiquement pendant 9 mois", a poursuivi le président du parti radical.
Mais, a-t-il poursuivi, "la vérité c'est que les centres n'ont jamais été aussi éclatés, en compétition même entre eux".
" Nous sommes dans une crise économique et sociale d'une extrême gravité. Dans ces périodes-là, la perte de repères, la peur, le désarroi amènent vers les extrêmes, où que cela soit en France ou en Europe. Et puis, le climat délétère, le climat des affaires, très franchement me paraît accentuer ce risque", a-t-il ajouté.

L'ex numéro deux du gouvernement a fait valoir qu'en "(son) âme et conscience (...) il a considéré que ce serait une candidature qui apporterait probablement plus de la confusion que des solutions".

"C'est plus facile d'être candidat, de venir sur les plateaux, d'être au milieu du jeu. Je crois que c'est plus responsable de prendre la position que je prends", a-t-il estimé, en promettant qu'il serait "présent aux prochaines échéances" et "défendrait la création de cet univers centriste pour les échéances à venir".

VOIR et ENTENDRE Jean-Louis Borloo donner l'exemple de maîtrise des ego-centrismes...:


Borloo a annoncé qu'on irait "vers des coalitions de part et d'autre"

Compte tenu de l'ampleur de la crise, il prédit qu'on assisterait à "des bouleversements économiques mais aussi politiques".


S'agissant d'un soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, il est resté flou: " Je ne suis plus à l'UMP je ne sais pas qui sera le candidat de l'UMP et on se prononcera en fonction de la vision, des projets, des programmes, en temps utile".
"Aujourd'hui, a-t-il observé, Nicolas Sarkozy "n'est pas candidat (...). Et d'esquiver: "Je sais pas qui l'UMP déclarera comme candidat".
M. Borloo a affirmé en outre qu'il n'avait "pas eu l'occasion de dire" au chef de l'Etat sa décision et qu'il "l'appellerait en temps utile".

Maurice Leroy, ministre (Nouveau Centre) de la ville, a estimé lundi 3 octobre sur RTL que Jean-Louis Borloo a eu un comportement d' "homme d'Etat" qui reste dans le centrisme et "pas dans l'égocentrisme". Il a parlé d'un "moment intense d'émotion" quand l'ancien ministre a annoncé son retrait dimanche. "Jean-Louis s'est comporté en homme d'Etat qui a réfléchi".

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