vendredi 1 juillet 2011

Présidentielle: qui accepterait un Poutou du NPA ?


En présentant un ringard, le NPA se moque des institutions

Besancenot recule; Poutou avance: pas question qu'il nous enc**le

Des dissensions au sein du NPA pousse Olivier Besancenot à renoncer
Le fossoyeur de la LCR est empêché de se présenter une troisième fois à la présidentielle. Dans le nouveau parti, l'aile dure du parti, véritable front du refus au dialogue avec le Front de gauche, a pris l'ascendant.
Or, le FG vient de désigner Jean-Luc Mélenchon candidat pour 2012 et, le samedi 25 juin, c'est Philippe Poutou, ouvrier automobile de 44 ans, délégué CGT de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde), qui a été désigné lors de la conférence nationale du dernier weekend de juin à Nanterre.
Les communistes du PCF se sont accommodés d'un trotskiste pour les représenter, mais ce sont les trotskistes qui repoussent le troskiste du pied !

Bien que tout neuf, le NPA est en crise profonde

Le clonage du NPA sur la LCR a échoué

A l a commission de candidatures du NPA réunie à l'université de Nanterre en conférence nationale, sorte de mini-congrès, les délégués se sont "majoritairement prononcée" pour Philippe Poutou pour remplacer Olivier Besancenot.

Un vote serré dans une ambiance de division
Dans une salle coupée en deux, après des débats très houleux et la désignation de Philippe Poutou à la candidature, à la tribune, plusieurs militants se sont demandés pourquoi aucune des deux femmes porte-parole, Christine Poupin ou Myriam Martin, n'avait été désignée.

Coupant quasiment en deux le NPA , la "position A", qui réunit une partie de l’ancienne majorité, comme Olivier Besancenot ou Alain Krivine (et Philippe Poutou), celle des tenants d’une ligne dite «révolutionnaire», et, de l’autre, la «position B», avec l’autre fraction de l’ancienne direction, comme Pierre-François Grond, ancien proche de Besancenot, et les partisans d’une orientation plus «unitaire».

Le Front de gauche, pomme de discorde du NPA
Pour résumer, leur principal désaccord repose sur le profil, plus ou moins unitaire, du NPA: les « A » refusent la poursuite des discussions avec le Front de gauche et Mélenchon, actant de désaccords insurmontables, alors que les « B » veulent continuer à rencontrer les autres formations, et accusent leurs camarades de renier le projet fondateur du NPA en l’enfermant dans un profil proche de Lutte ouvrière (LO).

Le NPA se radicalise

Anonyme jusqu'au sein de son parti, le candidat du NPA n'est connu que dans sa cage d'escalier.

Salarié, il a promis de continuer à travailler pendant la campagne. «Je ne sais pas encore comment je vais faire. Il faudra peut-être négocier avec le patron, et on est pas vraiment en bons termes», explique Poutou, ancien de Lutte ouvrière (LO) qui a rejoint la LCR à la fin des années 1990.
Candidat aux législatives et aux régionales- ou aux élections professionnelles, ce syndicaliste a pris les devants: «Pas question d'être un supercandidat comme Olivier Besancenot», voulant éviter toute «personnalisation». C'est précisément l'argument avancé par Besancenot pour justifier son retrait.

Poutou ne représente rien
Il a certes déjà été tête de liste du NPA aux élections régionales en Aquitaine, mais n'a recueilli que 2,52% et aux législatives de 2007 (2,7%) en Gironde sous l'étiquette de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, devenue NPA).
Besancenot s'est retiré début mai, après avoir représenté deux fois la LCR, en 2002 (4,25%) et 2007 (4,08%).

Le NPA redoute de ne pas rassembler les 500 signatures
La tâche est ardue.

En 2002, la LCR avait bien failli échouer avec Besancenot. Or, Poutou hérite d’un mandat délivré par une organisation plus que jamais en crise, concurrencée par le Front de gauche.

C'est Poutou qui accusera le coup.
«C'est une source de sueurs froides. Les maires savent que leur nom a de grandes chances d'être publié au Journal officiel et ils craignent de recevoir des pressions, voire de perdre des subventions pour leurs communes », explique Christine Poupin.
Cette porte-parole du NPA, parmi deux, est consciente que le NPA, au même titre que le FN, sent le soufre. Elle appartient à l'aile dure défendue par Olivier Besancenot, qui a obtenu une courte majorité avec 50,2%. Contre 41% pour les défenseurs de la plate-forme favorable au dialogue à laquelle adhère l'autre porte-parole, Myriam Martin.

Christine Poupin défend Philippe Poutou et cible son adversaire à l'autre extrémité du spectre politique.
« C'est un ouvrier. Il sera le seul candidat ouvrier face à Marine Le Pen qui prétend être la représentante du monde ouvrier».
Elle ne craint pas les départs de militants déçus vers le Front de gauche.

Le Front de gauche contre-attaque

Déçu, Éric Coquerel
, secrétaire national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, juge la direction de l'ex-Ligue communiste révolutionnaire « affaiblie et isolée ».

Le Front de gauche publie un avis de décès
«C'est la fin du projet du NPA qui était de rassembler les anticapitalistes. Là, on tombe dans une version réduite en nombre et moins ouverte de ce qu'était la LCR…»

Philippe Poutou serait aussi le nouveau "patron" du NPA

Le site d'Europe 1 a annoncé le 21 juin que non seulement Poutou serait le porte-drapeau du Nouveau Parti Anti-capitaliste à la prochaine présidentielle, mais qu'il succèderait aussi à Olivier Besancenot à la tête du parti troskiste, le NPA : après un facteur, un ouvrier d'Usine syndiqué à la ...CGT.

Qui connaît Philippe Poutou ?
Le 25 juin 2011, Philippe Poutou, syndicaliste ouvrier à la CGT, a été élu candidat du NPA par 53% des délégués réunis à Nanterre en conférence nationale, succédant ainsi à Olivier Besancenot.
Selon le décompte final, 122 délégués ont voté pour sa candidature, 50 contre, il y a eu 11 abstentions et 47 personnes n'ont pas pris part au vote, donnant un score de 53% sur le total des délégués et de 66,67% des exprimés.

Une nouvelle minorité du NPA est en train de voir le jour

«On pense que [la ligne identitaire] est une erreur, lâche Fred Borras
Les mécontents ont décidé de marquer publiquement leur désapprobation, en publiant une déclaration appelant à la fondation d’un courant interne au NPA en octobre. « On appelle les gens à rester au NPA, on va pas faire de guérilla mais on veut présenter une alternative à la direction », explique Borras.

En attendant, les deux nouvelles porte-parole du NPA, autrefois sur les mêmes positions, sont cette fois divisées, Christine Poupin votant A et Myriam Martin B !

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