jeudi 28 juillet 2011

Dans sa musette, Aubry a un milliard d'euros et 10.000 emplois pour la culture

My Aubry is rich !

Martine Aubry promet un milliard d'euros et 10.000 emplois publics au monde de la culture en cas de victoire à l'élection présidentielle de 2012, dans une tribune publiée mercredi dans Le Monde.

Pointée par la droite sous l'angle de l'irresponsabilité budgétaire, l'ancienne numéro un Parti socialiste souligne qu'une hausse de 200 millions d'euros par an pendant cinq ans du budget de la culture n'est qu'une goutte d'eau par rapport aux "cadeaux fiscaux" de l'actuel gouvernement.

Les cadeaux aux intermittents, c'est productif, sans qu'on sache néanmoins dans quoi ils ré-investissent... Le bien-être, à n'en pas douter !
" J'ai proposé une évolution de 30 à 50%, 200 millions d'euros de plus par an pour l'Etat. C'est un redéploiement que l'on peut assumer, au regard des cadeaux fiscaux que nous supprimerons ", écrit la maire de Lille, favorite avec François Hollande de la primaire du PS... Les Français apprécieront que Tartine Aubry-Brochen retrouve prochainement son poste de premier secrétaire du PS, car ils souhaitent que leur argent durement gagné et redistribué soit bien placé.

" Cet effort [des Français créateurs, mais de richesse] commencera par le financement de 10.000 emplois d'avenir, 10.000 jeunes formés à la médiation culturelle ", poursuit la gestionnaire.

Les délires de Martine Aubry ne lui font pas que des amis au PS

Ainsi le candidat à la primaire socialiste Manuel Valls a-t-il jugé cette proposition intenable lorsqu'elle l'avait lancée une première fois il y a deux semaines.

François Hollande
s'est également pris la tête à deux mains.


La vie de bohême pour les Français; oui, mais sauf pour les artistes

Martine Aubry évoque d'autre part " la nécessité (vraiment, elle a dit ça ? ] de consolider et de rendre plus juste un régime, "l'intermittence (...) qui permet à des milliers d'artistes de faire face aux aléas de la création, et qui donne le temps et la liberté d'inventer ".

Comme François Hollande, Martine Aubry s'est finalement ralliée à la promesse de la France à l'Union Européenne de ramener le déficit public à 3% du produit intérieur brut en ...2013, - la limite fixée par le Pacte de stabilité européen - contre 7,1% fin 2010. Jérôme Cahuzac, le président (PS) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, avait pourtant délaré le 27 juin qu'arriver à 3 % en 2013 ne serait pas envisageable.

Le secrétaire national à l'économie du parti socialiste, Michel Sapin, estime aussi que ramener le déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2013 " est l'objectif souhaitable ".

Le ralliement -même tardif et discret- du PS à cet objectif lève donc un risque politique sur un possible relâchement de l'effort de redressement des comptes publics avec un éventuel retour de la gauche, même si les socialistes ne savent pas encore précisément comment ils comptent y parvenir, au train où filent les dépenses promises.
Mais alors pourquoi le PS continue-t-il d'accuser la majorité de mauvaise gestion des finances alors qu'il apporte son accord au gouvernement sur la trajectoire de réduction du déficit ? Peut-être est-ce le fait que l'U.E. fait pression et qu'ils sont déjà en campagne ?...

Après l'appel de Nicolas Sarkozy à l'union sacrée pour remettre en ordre les comptes publics, le gouvernement accuse l'opposition de prendre le parti des déficits, soulignant en effet son refus de soutenir l'inscription dans la Constitution d'une "règle d'or" budgétaire.

Et les dernières promesses de la candidate Aubry confirment le bien-fondé de ces critiques de la majorité.

2 commentaires:

  1. Bonjour,

    Pas contre débattre de l'influence d'une politique culturelle active, notamment en ce qui concerne les arts les moins "rentables".

    Si pour vous culture = TF1 alors oui plus besoin d'aide à la création ou de statut d'intermittence

    Mais si la danse contemporaine, la jazz, l'art contemporain etc.. méritent d'exister et SURTOUT donnent à un pays et à ces citoyens une richesse inestimable qui forcément se répercute sur son économie (tourisme, investissement en france...) alors oui augmenter le budget de la culture ou au moins le maintenir est absolument nécessaire.

    Bien à vous

    Stéphane Scharlé
    stephane@ozma.fr

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  2. Vous tenez, Stéphane, un raisonnement de nanti que la crise a épargné.
    Les plus exposés d'entre nous ont certes besoin d'évasion. Et TF1 a droit à vivre (et LCI aussi !), car il faut que l'offre de divertissement et de culture soit variée et le service public ne tire pas non plus vers le haut...
    On ne peut non plus juger ceux qui placent la priorité sur l'essentiel: logement et nourriture terrestre, par exemple.
    Les offres de danse contemporaine, de jazz ou d'art contemporain ont en outre le mérite d'exister déjà et les associations proposent des expositions, visites et conférences à des prix modiques.
    L'élitisme n'est pas nécessairement coûteux et le temps du gaspillage est révolu.

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