lundi 18 juillet 2011

Au secours ! E.Joly ne peut être présidente de tous les Français

La candidate Verts-Europe Ecologie s'est disqualifiée


La trublion rouge se fait tacler par le PS

La candidate bi-nationale s'en prend à notre défilé militaire du 14 juillet

Selon la franco-norvégienne, qui ne fait pas honneur à sa bi-nationalité, la cérémonie militaire ne serait pas un défilé citoyen.

Pour saccager non seulement le paysage politique mais aussi notre héritage historique, soutenue par Jean-Luc Mélenchon, candidat du PCF, la présumée écolo n'a pas pris sa retraite à 62 ans.

Mal intégrée après 50 ans, sa culture norvégienne entrave ses raisonnements.
Le PS fustige la provocation Joly: une « très mauvaise idée »

Tous s'en prennent à la proposition de la presque septuagénaire (1943) en 2012 et aucun candidat socialiste n'envisage de lui donner suite : tous l'ont rejetée, au nom des valeurs de la République et du respect des traditions qui échappent visiblement à son entendement.

Laurent Fabius lui oppose que le défilé militaire est une « façon de montrer que l'armée française est une armée citoyenne ».

Manuel Valls, autre candidat PS, a résumé le sentiment général officiel au PS. Selon lui, mais pour l'heure, « tout cela n'est pas très sérieux », visant la candidate par ricochet.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, souligne que le moment est particulièrement mal choisi, alors que six militaires français - citoyens du monde au côté de la population afghane – viennent de trouver la mort pour garantir la souveraineté du gouvernement légitime de l'Afghanistan. « Il faut penser à celles et ceux qui qui s'exposent et qui ont fait dons de leur personne pour notre sécurité. »

Claude Bartolone
, plus ambigü, soutient toutefois que Joly Eva néglige les Français en s'adressant aux militants altermondialistes qui, à l'instar de José Bové sont souvent objecteurs de conscience et antimilitaristes. « Ce n'est pas une découverte que ce courant a toujours existé au sein de la gauche française », revendique-t-il. « Eva Joly est en campagne ; elle parle à ses électeurs », souligne-t-il.

Mais, quant à elle, Désirdavenir Royal prétend maintenant rassembler de l'extrême gauche aux ...gaullistes

Si elle refoule Eva Joly, elle prend pourtant les voix qui se porteraient sur son nom. Et, bien que fille d'un officier supérieur de l'armée coloniale qu'elle évoque après l'avoir traîné en justice (lien PaSiDupes), elle annonce que les voix Europe Ecologie-les Verts ne seraient pas polluées par les déclarations de sa candidate et qu'elle est prête à les recycler, comme à récupérer les voix gaullistes : un voisinage contre nature, d'autant que Sa Cynique Majesté Royal récupérerait les votes d'extrême gauche, sans aucun état d'âme, aussi bien communistes et trotskistes. Bien que très peu fédératrice, il faut être vraiment prête à tout. Et n'importe quoi. Une femme saoule de plus au PS ?


Le PS est prêt à passer la serpillière en 2012

François Hollande confirme qu'il n'a pas l'odorat délicat.
On le dit consensuel : comprendre inerme, voire peu innervé !
D'ailleurs, le projet altermondialiste reste nébuleux et le candidat socialiste inconnu. Le candidat PS actuellement le mieux placé envisage déjà très bien de passer l'éponge sur la provocation Europe Ecologie-les Verts au moment des négociations du second tour à gauche.

Joly, candidate négligeable

« Eva Joly va être en concurrence avec le candidat socialiste mais, en même temps, nous devrons nous rassembler au second tour », annonce-t-il froidement. Les prétentions hégémoniques socialistes restent vivaces et Hollande, nostalgique de l' « union de la gauche », à la Mitterrand et de la « gauche plurielle », façon Jospin, sait qu'il doit compter sur des accords de gouvernement: l'aveu des doutes socialistes sur le distancement supposé de la majorité présidentielle.


A l'automne, les pommes de discorde seront mûres à gauche

Le PS joue la diversité tant que l'offre de candidatures à gauche est multiple.

Les sujets de division – réforme des institutions, politique de défense ou énergie nucléaire – servent à distinguer les candidats jusqu'au second tour et à berner l'électorat. Claude Bartolone n'en fait pas mystère : « A partir du moment où il y a des candidatures différentes, il faut des sujets de différenciation », avoue-t-il.

L'opportuniste président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, habitué des emprunts toxiques, rappelle « avoir déjà connu ça dans le passé avec les communistes. »

Pour autant, un brin arrogant, il est confiant dans le premier tour.

« Eva Joly peut se permettre se genre de propos sans trop de gravité car personne dans l'opinion publique n'imagine qu'elle sera présidente de la République », estime-t-il, non sans mépris. A moins que le socialiste ne juge une binationale impropre à la fonction.

Et d'ajouter, hautain : « Mais, de leur côté, les socialistes ne peuvent pas se permettre ce genre de déclaration. Nous incarnons une possibilité pas mineure de faire élire l'un des nôtres. » Non sans raison, les sectaires altermondialistes vont, à n'en pas douter, hurler à l'humiliation !

Quant au ralliement des gaullistes à Sa Cynique Majesté Royal, on demande à voir.

Flamby 1er s'en prend pourtant à François Fillon plutôt qu'à la nouvelle venue.

Formé à la collection Les Nuls (lien PaSiDupes), il a accusé le premier ministre : c'est « Fillon qui a manqué de culture sur ce qu'est l'esprit de la République ». Estimant à son tour que la candidate des écolos rouges est décidément quantité négligeable, l'ex-premier socialiste a assuré, non sans populisme, que « cette remarque est blessante, non pas pour Eva Joly seulement, mais pour tous les Français qui ont acquis la nationalité depuis peu, voire pour certains depuis fort longtemps. » Une sorte de brevet d'authentification offert à Eva Joly, candidate de la diversité, à égalité avec le PS de Martine Brochen-Aubry.


La gauche n'est encore unanime que pour s'en prendre à François Fillon

Le PS condamne à tour de bras, à droite, comme à gauche
Le Premier ministre et le PS étaient sur la même longueur d'ondes pour villipender la rouge que les Verts se sont choisis. L'ex-élue controversée du Congrès de Reims s'est empressée de surenchérir sur la déclaration de son rival. Excessive comme à son habitude, elle s'est déclarée « excessivement choquée. » « Ce n'est pas digne du premier ministre de la France qui, en s'exprimant ainsi, bafoue une fois de plus les fondements et les valeurs de notre République », a ajouté la maire communautariste de Lille, qui se rêve en présidente, mais un peu tôt, dans le miroir, de son oeil valide, façon Jean-Marie Le Pen: lien PaSiDupes: Aubry a le mauvais oeil.


Quant à Europe Ecologie-les Verts, sorte d'auberge espagnole zapatérienne, le pseudo-parti-pétaudière n'a retenu que les origines lointaines de sa candidate venue du froid.

Faisant l'impasse sur les menaces de leur candidate sur le défilé du 14 juillet le jour même de la fête nationale, les altermondialistes ont « dénoncé avec la plus grande fermeté les insinuations [des propos pourtant sans ambages] malsaines [sic] sur la binationalité d'Eva Joly et sur son prétendu manque de culture française » pourtant dénoncé par l'ensemble de la classe politique républicaine.


En déplacement en Côte d'Ivoire, Fillon a observé avec « tristesse » que « cette dame n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'Histoire française. » Il a tenté de lui faire comprendre que « ce défilé du 14 juillet est d'abord le symbole d'une armée qui défend la République. » Et de faire un peu de pédagogie: « Si chaque année nous rendons hommage à nos forces armées le jour de la fête nationale, c'est parce que nous rendons hommage à une institution qui assure la défense des valeurs de la République française, de la liberté, de la fraternité, de l'égalité. »


Avant la prochaine, le parti hétéroclite de Cécile Duflot assume la provocation de sa candidate de fraîche date et polémique sur sa préférence récente pour la politique hexagonale.

Eva Joly croit d'ailleurs bon d'assurer : « Moi, je ne descends pas de mon drakkar ! Ca fait cinquante ans que je vis en France et donc je suis française. » Elle n'est visiblement pas passée par l'école de la République...

Mais la bientôt septuagénaire oublie simplement que ses convictions ont passablement fluctué avant de se radicaliser ouvertement: elle a d'abord préféré son pays d'origine en 2002 pour y faire de la politique, comme conseillère du gouvernement norvégien en 2005, puis du gouvernement islandais en 2009, avant de retrouver le chemin de la France et de s'essayer d'abord au MoDem à l'occasion de la présidentielle 2007, pour enfin se rabattre sur Europe Ecologie quand il avait le vent ...en poupe ! C'est ce qui s'appelle des convictions...

Opportunisme et agressivité: cela fait beaucoup pour le 'coming out' d'une internationaliste fraîchement assumée.

1 commentaire:

  1. Voilà pour éclairer un peu plus sur le personnage.....Francois Fillon a bien eu raison de la renvoyer dans les cordes.....

    http://www.liberation.fr/portrait/0101336322-eva-joly-nee-gro-farseth-56-ans-juge-d-instruction-regne-sur-la-section-financiere-publie-un-livre-et-fait-trembler-les-puissants-la-j-de-la-republique


    Libération du 6 juin 2000 Déclaration d'Eva joly

    «Je ne me sens pas du sérail, rétorque la juge. Et j'ai l'excuse de ne pas être française. Je viens d'un pays ou on ne pense pas comme ici. Etre étrangère, ça me sert maintenant, après avoir coûté beaucoup d'efforts pour m'intégrer.» Un sourire amusé, elle raconte sa vocation: «Je n'y avais jamais pensé. Un jour, j'ai vu l'affiche du concours et je me suis dit deux choses: qu'il ne devait pas y avoir d'épreuve de culture générale, mon point faible. Et que j'aurai l'après-midi libre pour aller faire les magasins.» ......."

    Lisa

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