jeudi 14 avril 2011

Violences physiques: les petits innocents de Laval


L'homme est-il naturellement bon ou perverti par la société ?

Agression ou petits jeux d'enfants ?

"Nous avons des faits de violence dans une école", a révélé le procureur, Raphaël Sanesi, lors d'un point de presse.
Un groupe d'élèves de CM2, mûrs pour le collège, aurait fait subir des humiliations et des sévices à caractère scatologique et sexuel à une vingtaine d'enfants de maternelle et de CP à l'école Val-de-Bootz de Laval (Mayenne), qui compte 151 élèves et dépend de l'académie de Nantes.

Les faits remontent à ...trois semaines dans les toilettes de cette école publique, d'après les informations de RTL. Pendant les récréations, six à neuf gentils petits écoliers de CM2 auraient forcé dix-neuf enfants de maternelle et de CP sous la menace de coups.

Le personnel territorial pris en défaut
Europe 1 précise que ce sont des parents d'élèves de maternelle qui ont donné l'alerte après avoir observé un comportement inhabituellement violent chez leurs enfants. L'alerte a en fait été donnée par les parents d'une fillette de maternelle victime d'une infection urinaire.

Les policiers de la brigade des mineurs de Laval (Mayenne) procèdent actuellement à des auditions au sein de l'école, où six enfants ont déjà été entendus selon France Bleu Mayenne. D'autres élèves et le personnel enseignant devaient témoigner à leur tour mardi 12 avril.

L'enquête se poursuit

L'Éducation nationale n'a pas ouvert d'enquête administrative. La mairie a renforcé les moyens de surveillance dans l'école.

Dépôt de plainte
Contrairement à ce qui a pu être annoncé par ailleurs, à ce jour aucune plainte n'a été enregistrée au commissariat de police de Laval. Les parents d'élèves, alertés par des comportements anormaux de leurs enfants, ont écrit au procureur de la République pour lui signaler des faits suspects. C'est ce dernier qui a demandé qu'une enquête soit menée pour faire le jour sur cette affaire.

Auditions
La direction de l'établissement n'avait toujours pas réagi mardi matin.Les auditions des écoliers se poursuivent toujours. Les enseignants ont été entendus mardi, selon l'inspectrice d'académie, Solange Deloustal.

Cellule psychologique
Six professionnels de santé sont à la disposition des parents, des élèves et des enseignants. Plus d'une vingtaine de familles en ont déjà bénéficié ainsi que des élèves.

Enquête administrative
Le ministre de l'Éducation nationale a demandé que « toute la lumière soit faite sur les faits ». L'inspectrice d'académie a déclaré qu'il n'y avait pas pour le moment d'ouverture d'enquête administrative. « Il faut laisser le temps à la justice », a-t-elle déclaré.

La mairie de Laval n'a pas non plus ouvert d'enquête interne. Dans les écoles maternelles, les enseignants relèvent de l'Éducation nationale, alors que les d'agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) sont du personnel municipal.
Alors que la mairie ne dispose pas d'effectifs pour le service minimum d'accueil les jours de grève, elle a trouvé trois surveillants supplémentaires pour l'occasion.

Gauche régressive

Le SNU-ipp (FSU) et la FCPE n'ont pas encore fait subir leurs habituels sévices à caractère scatologique politicien au ministre de l’Education, qui a demandé mardi que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Luc Chatel en a profité pour rappeler « à leurs responsabilités l’ensemble des équipes pédagogiques sur les cas de harcèlement qui peuvent exister au sein des établissements et qui, trop souvent, échappent à la vigilance des adultes ».
N'est-ce donc pas déjà le cas ?

La part du maire

Les postes d'encadrement sont pourvus par les municipalités et la responsabilité incombe donc au maire, un fils de... député européen, dont aucun organe de presse ne rappelle qu'il s'agit de Guillaume Garot (photo ci-dessus, premier secrétaire fédéral du PS de la Mayenne), député-maire de Laval et président de sa communauté d'agglomération.
Ce ségogol est de surcroît porte-parole de Sa Cynique Majesté Royal, laquelle s'est fait mousser en tant que ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre (1997-2000): ne s'est-elle pas illustrée dans les media sur la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu'à la protection des mineurs)?

Tout ça pour ça, aujourd'hui...

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