vendredi 29 avril 2011

Mariage princier à Londres, vécu à la française


La presse française à côté de la plaque

Ce 29 avril 2011, l’archevêque anglican de Canterbury célèbre à Londres l’union du prince héritier William Windsor et d'une roturière, pour la première fois en trois siècles, Kate Middleton à l'Abbaye de Westminster. L’événement va être suivi par 2 milliards de téléspectateurs, au Royaume Uni, mais aussi d'abord dans le Commonwealth et enfin partout dans le reste du monde.
Les cérémonies officielles et festivités populaires, un vendredi, jour exceptionnellement férié, concentrent l'attention des sujets de la reine Elisabeth II depuis plusieurs mois. Les républicains français jettent un regard narquois sur la perfide Albion en émoi, quand la presse cynique ne "salit" pas ce bonheur bon enfant de tout un peuple.
Ouest France fait les questions et les réponses, navrantes

Les Britanniques se passionnent-ils pour l’événement ?

Si un tiers seulement se disent très intéressés, ils devraient être 77 % à suivre la cérémonie à la télévision. Mais, pour près de la moitié, le jour férié compte plus que les noces.

Le prince William sera-t-il appelé à régner ?

Le fils aîné du prince Charles doit prendre la suite de son père sur le trône. Il est second dans l’ordre de succession de la reine Elizabeth II qui fêtera, l’an prochain, ses 60 ans de règne.

Quel est le pouvoir réel du souverain ?

La reine n’a pas de véritable pouvoir politique.
Si on considère que de représenter la continuité et la cohésion nationales et donc la confiance en l'avenir et la sécurité est négligeable dans une société en quête de repères.]
D’accord ou non, elle doit signer les décisions du Parlement. [Ce qui est partiellement faux, puisque la reine a pu effectivement refuser de nommer Premier ministre un ou deux chefs de partis gagnants aux élections.]
Elizabeth II a surtout un rôle religieux - elle est à la tête [Chef] de l’Église anglicane - et caritatif.
Elle règne aussi sur les quinze pays du Commonwealth. [une association d'anciennes colonies britanniques qui ont souhaité conserver des liens étroits avec la Couronne après leur accession à l'indépendance.]

La population se reconnaît-elle dans la monarchie ?

Les Britanniques sont patriotes et, pour la plupart [en fait, très majoritairement !], attachés à la famille royale [et à la monarchie]. Mais un fossé se creuse entre une monarchie blanche, conservatrice, et une société multiculturelle. [Remarque décalée, typique de la France 'politiquement correcte'] L’aristocratie est souvent perçue comme une réminiscence [sic !] de l’Angleterre du passé [selon des républicains].

L’union avec une roturière est-elle un signe de modernisation ?

Kate Middleton est issue de la classe moyenne. Seulement baptisée par l’Église anglicane, elle n’a reçu sa confirmation qu’en mars. Ce profil est inédit pour une future princesse. Signe d’ouverture, la reine a donné son accord aux futurs époux avec joie : « Voilà une bonne nouvelle, il leur a fallu du temps ! »

Combien le mariage va-t-il coûter ?

Les frais de la cérémonie, dont le montant est gardé secret, sont assumés par la Couronne et la famille Middleton. L’État se charge de la sécurité et de l’aménagement de Londres. Si les frais pour le contribuable sont près de trois fois inférieurs à ceux du mariage du prince Charles avec Diana, ils s’élèveront tout de même à 11 millions d’euros. Les retombées touristiques vont avoisiner les 700 millions d’euros.
[La France petite bourgeoise pense quantitatif ! Mais il aurait fallu noter que la monarchie rapporte 500 M€ aux finances du fait du tourisme et que des membres de la famille royale, dont le prince Andrew, soutiennent l'économie en accompagnant des délégations gouvernementales à l'étranger.]

Les mouvements de contestation de la monarchie sont-ils puissants ?

Anarchistes et républicains ne sont pas nombreux en Angleterre. [S'ils ne sont pas favorables au système monarchique, ils sont d'ailleurs respectueux de la famille royale.] Mais leurs rangs se sont gonflés avec la contestation étudiante. Un groupe a fait connaître ses intentions de perturber la cérémonie. [Tous les régimes politiques ont leurs groupuscules contestataires: on redoute des agressions du cortège au flash ball !]

Quel dispositif de sécurité est envisagé ?

La sécurité du couple royal et des 600 000 personnes rassemblées à Londres nécessitera 5 000 policiers et militaires. Trente-cinq chiens renifleurs d’explosifs précéderont le carrosse, tandis que des avions survoleront Buckingham Palace. Scotland Yard, sur ses gardes, ne craint pas de menace terroriste spécifique.
[Et c'est sur cette note sécuritaire que conclut Ouest France...]

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