jeudi 2 décembre 2010

Royal encore cambriolée: par des amis socialistes ?

La perfide accuse la droite, mais le PS adopte un profil bas...

Troisième cambriole sans vol

Le domicile parisien de la présidente de région Poitou-Charentes a été cambriolé mercredi à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), pour la troisième fois depuis 2006. L'ex-candidate à l'Elysée a dénoncé «une tentative intolérable» de la «déstabiliser à un moment important». Deux jours après son entrée dans la compétition des primaires PS pour 2012, des indélicats auraient pénétré l'asile de la candidate situé en rez-de-jardin, en passant par une porte-fenêtre.

«Visité» par effraction
L'effraction a été confirmée de source proche de l'enquête
Deux chambres et le bureau de l'appartement ont été «mis à sac», a indiqué l'entourage de Sa Cynique Majesté Royal.
Le ou les visiteurs sont entrés par la porte de la cuisine, qui a été fracturée, et ont également tenté de s'introduire sans succès dans la chambre de la mythomane. Son entourage précise qu'elle la verrouillait depuis le précédent cambriolage.
Ainsi, la porte de sa chambre est-elle inviolable, plus sûre que la porte de la cuisine qui n'a pas résisté aux cambrioleurs.
Rien à voler !
Les tiroirs ont été vidés et les objets personnels éparpillés, mais rien n'a été volé. Comme d'habitude.
En revanche, elle instrumentalise ses grandes filles
"Les affaires intimes de mes filles ont été étalées comme pour leur faire peur. C'est intolérable. Je ne laisserai pas faire ça", a insisté l'ex-candidate socialiste à l'Élysée, qui a l'intention de porter plainte.

Ses actes de candidature provoquent les cambrioleurs
Cette intrusion intervient deux jours après l'annonce de la candidature de Mme Royal aux primaires socialistes. Le domicile à Boulogne de la présidente de Poitou-Charentes avait été mis à sac une première fois le 17 août 2006, alors qu'elle s'apprêtait à déclarer sa candidature aux primaires socialistes, puis le 28 juin 2008.
Aventure cyclique: une fois tous les deux ans, tel est son rythme.

Le PS, auteur de la fouille de l'appartement Royal ?

Désirdavenir Royal est-elle tellement intéressante ?
Selon elle, le monde entier, Obama et DSK, Sarkozy et la Chine, tout le monde aurait intérêt à percer les secrets de la battue des présidentielles et re-battue du Congrès de Reims. Tous veulent connaître son projet et savoir ce qu'il ne faut pas faire pour réussir !

Le 10 juillet 2008, Patrick Baptendier, un gendarme reconverti dans l'intelligence économique et la surveillance de personnalités, notamment pour la DST, confia à 20minutes.fr ses réflexions sur le prétendu cambriolage et les allégations de cette dernière concernant le « clan Sarkozy ». Ses propos restent d'actualité, en attendant la prochaine visite du nid douillé de la socialiste persécutée.

En tant qu'ex-détective, que vous inspire cette affaire?

Elle présente d'abord beaucoup d'incohérences. Comment se fait-il que Ségolène Royal, qui s'est déjà fait cambrioler deux fois (chez elle en août 2006 et à son comité de soutien en février 2007, ndlr) n'ait pas pris les mesures de sécurité adéquates pour éviter un troisième cambriolage? Ce qui m'étonne également, c'est que sa porte ait pu être fracturée à une heure de grand passage. Si elle était blindée, cela a forcément fait beaucoup de bruit.

Ces zones d'ombre vous font-elle douter que le «clan Sarkozy», et donc l'Etat, puisse être derrière ce cambriolage?

Oui. Si les services de renseignements français - sûrement déjà très renseignés sur Ségolène Royal - voulaient obtenir des informations sur sa stratégie politique, ils n'iraient pas fouiller chez elle. Non seulement parce que cette dernière, déjà cambriolée, a sûrement mis en lieu sûr certains documents mais aussi parce que les RG n'ont pas besoin de casser sa porte pour la mettre sur écoute. Les technologies actuelles permettent de faire ça à distance, via le téléphone portable. Par ailleurs, je doute que le pouvoir actuel prenne le risque de s'attirer les foudres de l'opinion en opérant à la façon de la Stasi.

Qui pourrait alors être derrière ce cambriolage, qui ne semble pas être crapuleux puisqu'aucun vol n'a été commis?

Plutôt que d'accuser le clan «Sarkozy», ce qui est peut-être une stratégie politique, Ségolène Royal ferait mieux de se méfier de son propre parti. Le mode opératoire laisse penser que les auteurs n'ont pas les moyens des services de l'Etat. Peut-être s'agit-il d'une officine privée, opérant pour le compte d'un groupe politique ou économique. Le PS est en plein combat de chefs et la mise en scène retenue (le procès-verbal du précédent cambriolage déchiré et les boucles d'oreille de la petite fille de Ségolène Royal déposées sur le lit, ndlr) font penser à une intimidation. Qui dirait: «Ta plainte n'a servi à rien et cela peut recommencer.»

Ségolène Royal a affirmé à la suite ce cambriolage qu'elle était peut-être «suivie et écoutée». Le croyez-vous?

C'est tout à fait possible. Cette mise à sac peut tout à fait avoir servi à maquiller la pose, le remplacement ou la dépose de micros. Pour se dédouaner, le gouvernement devrait d'ailleurs envoyer les services de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) pour vérifier si un système d'écoutes a été posé. Ces derniers temps, Ségolène Royal a beaucoup attaqué un certain groupe industriel dans la polémique sur fin de la pub à France Télévisions. Ce qui pourrait déplaire non seulement à ce groupe mais aussi à certaines personnalités du PS qui en sont proches. L'ex-candidate ferait bien de faire appel, désormais, à un officier de sécurité en plus de son chauffeur. (Propos recueillis par Catherine Fournier)

Le PS s'indigne allègrement

Les camarades socialistes se mettent au minimum syndical de la solidarité
Outre le porte-parole de la pauvrette, les socialistes Laurent Fabius et Jack Lang ont réagi aux allégations de la présidente de région. Sans preuves, ils ont jugé ce jeudi «déplorable» et «scandaleux» le nouveau cambriolage du domicile de Ségo'haine Royal mercredi soir.
  • Sans convictions, «c'est scandaleux», a déclaré Laurent Fabius sur France 2. «Vraiment je trouve ça très, très choquant et j'espère qu'on va trouver enfin, parce que ce n'est pas la première fois, les gens qui font ça», a ajouté l'ancien Premier ministre.
  • Sur LCI «C'est déplorable», a pour sa part déclaré - ô combien sévère - l'ancien ministre Jack Lang, député du pas-de-Calais.
  • Jean-Louis Bianco, ex-proche de la paranoïaque, a dit attendre des autorités "une implication sans faille pour élucider cette affaire". Pas de présomption d'innocence, a jugé l'accusateur des Alpes-de-Haute-Provence.

    Dans un haussement d'épaules, certains camarades lèvent les yeux au ciel
    Martine Aubry
    refuse désormais, non seulement de s' "abîmer" la cornée, elle refuse aussi de se "salir" les cordes vocales ou d'encrasser sa plume. Depuis la déclaration sauvage de candidature de sa rivale, elle se mure dans un silence pathologique: certains parlent d'accès d'autisme.
    Quant à Moscovici, soit il ne gobe pas, soit il n'est pas très motivé par un nouveau geste de solidarité.
  • Benoît Hamon est-il frappé d'extinction de voix ? Le porte-parole du PS ne s'est pas encore jeté sur les micros et caméras: ce n'est guère de lui...
    En revanche, un témoin anonyme (!) aurait vu Mamère adresser un doigt d'honneur à Sa Cynique Majesté Royal... Il n'en serait pas conscient, mais, pour autant, il n'y aurait rien d'étonnant: en effet, chez lui, c'est réflexe !

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