lundi 20 décembre 2010

Espagne: le gouvernemant socialiste va vers la retraite à 67 ans

Dans l'opposition, le PS marche à reculons vers la retraite à 60 ans

Le réalisme des socialistes aux affaires

Tout socialiste qu'il est, le ministre espagnol du Travail Valeriano Gomez a confirmé lundi que, dans sa prochaine réforme des retraites, le gouvernement Zapatero va proposer de reculer l'âge du départ de 65 à ...67 ans tout en allongeant la période de référence de 15 à 20 ans. " La meilleure façon d'allonger la durée du travail est de reculer l'âge de départ en retraite à 67 ans ", a-t-il déclaré à la radio privée Cadena Ser. Ceux qui " veulent continuer à partir à 65 ans pourront le faire, mais dans ce cas ils devront accepter une baisse de leur pension", a-t-il ajouté.

Concernant la période servant de référence pour calculer le montant de la pension, " il faut passer de 15 à 20 ans, sans abandonner ensuite la possibilité de l'augmenter peu à peu jusqu'à 25 ans ", a-t-il dit, estimant que " l'objectif est que la majeure partie de la carrière des personnes soit prise en compte au moment de calculer la pension ". Le Parti socialiste (PSOE) a conclu cette semaine un accord partiel sur cette réforme avec le principal parti d'opposition, le Parti populaire (PP, droite) , concernant justement l'allongement de cette période de référence pour calculer le montant des retraites.

Le ministre a assuré qu'il n'y aurait " pas de baisse des pensions des retraités actuels ". Le gouvernement a déjà décidé en mai, dans le cadre de son plan d'austérité, de geler la revalorisation de certaines retraites en 2011.
La réforme des retraites, réclamée par les marchés et les institutions internationales comme la Banque Centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), doit être approuvée le 28 janvier en Conseil des ministres.

Les deux grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont organisé samedi une quarantaine de manifestations contre cette réforme, dont un rassemblement de quelques dizaines de milliers de personnes à Madrid.
Si l'Espagne a la chance d'avoir une opposition de droite intelligente, que dire de ses syndicats ?

Marche arrière démagogique des socialistes de progrès dans l'opposition

Mme Brochen-Aubry, le Premier secrétaire du PS, maintient mordicus sa promesse de retour à l'âge de départ à la retraite à 60 ans, si le PS revenait aux responsabilités...

La Ch'tite Aubry avait déclaré en début d'année que l’âge de la retraite pouvait passer à 61 ans ou 62 ans, à condition que soit concédées des contreparties pour les métiers pénibles et le maintien dans l’emploi des cinquantenaires. Mais il semblerait que les décrypteurs se soient mis le doigt dans l'oeil jusqu'à la cornée: personne n'avait rien compris !

Mais avant la fin janvier 2010, l'otage d'Emmanuelli-Hamon avait rétropédalé sur sa bécane b'Twin, fabriqué par les défavorisés chinois et assemblés par les assistés français de sa région.
Après l’adoption - à l’unanimité - par le Bureau national d’un texte qui se prononce pour le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans, Martine Aubry expliqua que cette position ne diffère pas de ce qu’elle avait dite… "Le départ à 60 ans doit rester un droit mais la réalité aujourd’hui, c’est que beaucoup de Français partent à 61 ou 62 ans", a-t-elle déclaré sur le plateau de TF1 qui l'interviewait pour essayer d'y voir clair.

En mai 2010
, pas d'ambiguïté pour Martine Aubry. Si le Parti socialiste revenait au pouvoir en 2012, il maintiendrait l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ou le rétablirait si la réforme du gouvernement prévoyait de le repousser. Pour la butée, un tel report de l'âge légal serait en effet «injuste». « En plus, cela ne réglerait qu'une partie des déficits du système de retraite, et pas la plus grande », a-t-elle déclaré dans un entretien au Parisien dimanche. Selon la maire de Lille, repousser cet âge reviendrait à « transformer les retraités en chômeurs ». Mais le départ à 60 ans garantirait-il un taux plein de retraite ou un taux réduit ?

En octobre 2010, elle s'enfonce: " Je crois que les Français me connaissent. [Pas encore suffisamment!] Je crois n'avoir jamais rien dit que je crois ne pas pouvoir faire. C'est pour ca que je redis que nous reviendrons aux 60 ans [avec des nuances...] pour ceux qui ont fait des travaux pénibles et qui ont commencé à travailler tôt. Je m'y engage. Et tous les socialistes sont d'accord là-dessus [?], je le dis aussi parce que les petites manipulations et la communication du gouvernement, ca va !"

Zapatero s'apprête à montrer qu'il connaît la maire de Lille mieux que les Français.
Tous les Espagnols sont d'accord là-dessus.

Le socialisme est inaudible

Les responsables socialistes espagnols n'ont pas dû bien comprendre non plus la Ch'tite Aubry. Il est vrai qu'ils ne connaissent pas la même crise internationale et ne vivent pas dans la même Europe.

“Vérite en deca des Pyrenees, fausseté au-dela”
(Montaigne)
En bref, 'droit' en-deça de la Rue de Solférino, erreur alentour...

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