lundi 13 décembre 2010

Dominique Paillé dénonce un procès d'intention à Brice Hortefeux

Nouvel épisode de la guerre historique justice-police

Brice Hortefeux maintient le soutien qu'il a apporté dimanche aux fonctionnaires de police lourdement sanctionnés par le juge de Bobigny, au risque de déplaire à l'opposition: ce jugement peut "paraître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné", a-t-il "revendiqué" dans "Dimanche soir politique" à France Inter, i>télé et Le Monde, puisque le juge a condamné les sept fonctionnaires à des peines ferme.

Les polémistes patentés ont modifié leur angle de tir
Après avoir accusé le ministre de l'Intérieur de stigmatisation des juges, l'opposition reproche maintenant à Brice Hortefeux d'avoir commenté une décision de justice: la condamnation à des peines de six mois à un an ferme de sept policiers, accusés d'avoir créé des faux documents accusant un automobiliste d'avoir heurté un policier, en fait blessé par un collègue.
A son tour, Michel Mercier a adopté la même position, celle d'un chef responsable envers ses subordonnés. Le ministre de la justice a donc bien évidemment apporté son soutien aux magistrats.

Le porte-parole de l'UMP explique qu'il n'y pas de dissonance problématique entre les deux ministres de l'Intérieur et de la Justice, chacun étant "dans son rôle".
Dominique Paillé a accordé un entretien au journal Le Monde, le 13/12/2010. Il montre que les "décrypteurs" auto-proclamés de la presse ont besoin d'une aide au décryptage...

Jugez-vous que la condamnation des policiers par le tribunal de Bobigny est disproportionnée ?
Je ne commente pas une décision de justice, qui n'est pas définitive. Le Parquet ayant fait appel, je souhaite surtout que la sanction qui sera prononcée soit incontestable. Je comprends néanmoins l'émoi des policiers parce qu'il est vrai que la sanction est lourde. Je souhaite désormais que tout le monde travaille dans la sérénité.

Brice Hortefeux a lui jugé la condamnation "disproportionnée" : est-il allé trop loin ?
En disant cela, Brice Hortefeux est dans son rôle de ministre de l'Intérieur, à l'écoute des forces de l'ordre. Et ce qu'il a dit n'entrave en rien le bon fonctionnement des institutions. Le Garde des Sceaux, Michel Mercier, dans sa réaction, est lui aussi dans son rôle. Personne ne peut dire que les magistrats sont laxistes. D'ailleurs, on ne leur reproche pas de l'avoir été dans cette affaire… [!]

Il n'y a donc aucun désaccord entre deux ministres, Brice Hortefeux et Michel Mercier ?
On a fait à Brice Hortefeux un procès d'intention. Relisez ses propos : il dit comprendre que la condamnation apparaisse disproportionnée aux yeux des policiers. Il n'a pas dit que les juges ont mal jugé. Le Garde des Sceaux, lui, a affirmé en substance : "Laissez la justice passer."

N'y a-t-il pas de nécessité d'un recadrage gouvernemental ?
Non, il y aurait nécessité d'un recadrage s'il y avait eu une atteinte aux institutions dans cette affaire.

Que pensez-vous de la manifestation de policiers devant le tribunal de Bobigny ?
La forme de l'émoi on peut en discuter, mais le sujet est plutôt un épiphénomène.

Eric Zemmour explique que cette polémique est un classique

Sur RTL comme chaque matin, Eric Zemmour a livré son point de vue le 13.12.10.
Ce lundi, il mettait en perspective l'actualité avec l'éternel conflit entre justice et police dans l'affaire dramatique du moment à Marseille. Le chroniqueur souligne le travail difficile des policiers, à la fois limités par des consignes strictes et par des incohérences judiciares décourageantes.
VOIR et ENTENDRE sa chronique dans Z comme Zemmour


Eric Zemmour : Le juge et le flic : un classique de la polit envoyé par rtl-fr.


Ce qui reste grave en revanche est le parti-pris du PS en faveur des magistrats. Contre les policiers.

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