mardi 30 juin 2009

Hénin-Beaumont : la gauche se déchire et fait l’union avec la droite

Cacophonie à gauche face au FN

Le front républicain fissuré

Le barrage au Front National se fera avec l’UMP, mais sans le socialiste Pierre Ferrari
(candidat du Parti radical de gauche), qui a dit "prendre acte" du choix de Daniel Duquenne de ne pas s’allier à lui, mais qui a décidé de ne pas déposer de liste. Il a cependant appelé à "voter sans ambiguïté pour Daniel Duquenne, pour faire barrage au Front national".

Dimanche, le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) opposera donc la liste du FN à la liste du candidat divers gauche Daniel Duquenne, qui a refusé de fusionner avec le socialiste Pierre Ferrari.

La liste d'extrême droite menée par Steeve Briois et Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour dimanche dernier avec 39,34% des voix devant la liste de Daniel Duquenne (20,19%), tandis que le candidat socialiste Pierre Ferrari était troisième avec 17,01%.

Malgré les appels pressants à un front républicain pour faire barrage au FN dans cette ville de 26.000 habitants, les listes de gauche n'ont pas fusionné et Daniel Duquenne dépose donc une liste autonome mardi 30 juin.
"Ce sera la même liste qu'au premier tour, nous repartons de manière autonome et demandons le désistement aux autres candidats battus au premier tour", a-t-il déclaré.

L'UMP, Nesredine Ramdani, la candidate du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Séverine Duval, et la candidate Verts, Régine Calzia, ont également demandé à leurs électeurs de "faire barrage au FN".

Steeve Briois et Daniel Duquenne s'étaient déjà affrontés lors des élections municipales de mars 2008 à la faveur d'une triangulaire qui avait tourné à l'avantage du socialiste Gérard Dalongeville, au frais depuis, .puisqu’ incarcéré en avril pour détournement de fonds publics.

Martine Aubry, déconnectée

  • Pour le 1er tour
    La Fédération socialiste
    Le 11 juin, un large rassemblement, du PC au MoDem ( !) s’organisait, après le retrait surprise de l'ancienne ministre socialiste Marie-Noëlle Lienemann (une proche de B. Hamon et son coach Riton Emmanuelli), pressentie pour mener cette liste d'union de la gauche.
    La fédération du PS du Pas-de-Calais avait choisi Eric Mouton, un infirmier libéral installé depuis longtemps à Hénin-Beaumont, pour conduire cette liste d'Union de la gauche, qui devait associer, outre PS, le PC, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le PRG, «en tandem» avec un jeune dirigeant socialiste local, Pierre Ferrari (27 ans), selon la première secrétaire de la fédération socialiste du département, Catherine Génisson. Des discussions étaient même en cours mardi 16 pour associer les Verts.
    Pas si simple
    Le nom de Pierre Ferrari était porté par le MoDem et certaines composantes du rassemblement voulu par le PS (PC, MRC).
    Pierre Ferrari avait perdu sa délégation d’adjoint à l’automne, après avoir critiqué la gestion du maire, finalement placé en détention provisoire il y a deux mois.
    «Une partie du PS n’a pas accepté ma nomination, regrette Eric Mouton, qui avait été adjoint de Gérard Dalongeville. Je le regrette, mais je n’ajouterai pas de la division et je me retire ».
    Le MoDem avait annoncé son intention de déposer sa propre liste si le PS maintenait en tête de liste Eric Mouton.
  • Putsch
    Pierre Ferrari a endossé la tête de liste du rassemblement, contre l’avis de la fédération du Pas-de-Calais. Mais le député-maire PS de Lens Guy Delcourt avait en revanche demandé lundi 15 juin que la candidature de Pierre Ferrari soit soutenue «officiellement» par le PS.
    Le radical Pierre Ferrari avait finalement choisi de présenter sa propre liste, sur laquelle il figurait en première position, devant la représentante locale du MoDem, Christine Coget, et le communiste David Noël.

  • Réaction fédérale
    «En transgressant» la décision du PS, «Pierre Ferrari perd le soutien de la fédération socialiste ainsi que des partenaires de gauche PRG et MRC», avait opposé Catherine Génisson, première secrétaire fédérale socialiste du Pas-de-Calais, avant d’appeler à une «campagne digne et sobre» !

    Bilan ?

    -> Neuf listes en tout, dont six de gauche, et une du FN, menée par Steeve Briois et Marine Le Pen, étaient déposées pour l'élection qui fait suite à la mise en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme du maire élu en mars 2008 Gérard Dalongeville. Ce dernier a depuis été exclu du PS.
    Le soutien des Verts manquait à l’appel, puisque Régine Calzia déposa une liste le 11juin après-midi. «Depuis le retrait de Marie-Noëlle Lienemann, nous sentions que ça partirait dans tous les sens», indique un responsable des pastèques rouges.
    Il y a 9 listes en compétition, dont 6 listes de gauche.

    - Pierre Ferrari (Liste de rassemblement)
    - Daniel Duquenne (Alliance Républicaine)
    - Laurent Bocquet (Divers droite)
    - Régine Calzia (Verts)
    - Séverine Duval (NPA)
    - Steeve Briois (Front National)
    - Nesredine Ramdani (UMP)
    - Pierre Darchicourt (Sans étiquette)
    - Jean Pierre Monka (Sans étiquette)

    Bilan du Bureau national

    La Ch’tite Aubry, secrétaire du PS, déclara le mardi 16 juin au soir qu’elle soutenait Pierre Ferrari pour mener une liste d’union à Hénin-Beaumont.

    Alors que
    le Front national est arrivé largement en tête du premier tour des élections municipales à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec 39,34% des voix, le PS, dans un communiqué, a appelé lundi tous «les républicains» à se rassembler derrière la liste divers gauche conduite par Daniel Duquenne, arrivé en seconde place avec 20,19 % des suffrages. Une position déjà adoptée par la Fédération PS du Pas-de-Calais.

    Le candidat soutenu par le parti socialiste (mais aussi le PC, le MRC, le MoDom), Pierre Ferrari, est en effet arrivé à la troisième place du scrutin, avec 17,01 % des suffrages.
    Il était en mesure de se maintenir au second tour,
    mais ce choix aurait permis à coup sûr au Front national d’emporter la mairie.

    L’entre-deux tours

  • Résultats du 1er tour :

    Steeve Briois (FN) : 39,34 %
    Daniel Duquenne (Alliance républicaine) : 20,19 %
    Pierre Ferrari (PS-Modem-PCF) : 17,01 %
    Régine Calzia (Verts) : 8,52 %
    Pierre Darchicourt (ex-PS, ancien maire) : 5,29 %
    Nasredine Ramdani (UMP) : 4,34 %
    Séverine Duval (NPA) : 2,42 %
    Laurent Boquet (div. d.) : 2,08 %
    Jean-Marie Monka (div. d.) : 0,82 %
  • Pierre Ferrari, le candidat socialiste, a tenté de négocier une fusion des listes, mais a finalement accepté de soutenir D. Duquenne, le candidat divers gauche, sans condition. «Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas de triangulaire» dimanche au second tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont, avait-il assuré lundi matin. Sous la pression notamment du PS, il a finalement renoncé à ses exigences et appeler à soutenir Duquenne.
  • Première à rejoindre le rassemblement: la verte Régine Calzia (8,52%). «Tout sera fait pour que le Front national ne passe pas, expliquait la candidate. Pour un projet progressiste, démocratique, et vert avec Daniel Duquenne.» Satisfaction pour les Verts, malgré la déception de rester sous les 10%: ils engrangent 300 voix de plus par rapport aux européennes.
  • Le secrétaire national de l’UMP, Xavier Bertrand et de sa tête de liste, Nesredine Ramdani, ont également appelé à voter pour le candidat divers gauche, «et ce sans conditions, sans qu'il y ait quelque tractation que ce soit».

    Dans ce scrutin organisé après la révocation de l'ancien maire PS Gérard Dallongeville, incarcéré pour des malversations présumées, le FN a profité du discrédit touchant plusieurs anciens collaborateurs du maire, dont Pierre Ferrari, candidat PS.


    Pour le 2e tour

    Daniel Duquenne, 56 ans, qui avait fait 18% aux précédentes municipales, mais il avait à l'époque avec lui les Verts et le MoDem, est aujourd'hui seul et son projet n'est pas clair.
  • Ancien directeur des services de son prédécesseur de Gérard Dalongeville, Duquenne n'a eu de cesse de dénoncer la gestion du maire depuis plusieurs années. Il revendique à ce titre une opposition plus ancienne que son concurrent Pierre Ferrari, qui a quitté l'équipe municipale en septembre 2008 après avoir lui-aussi critiqué la gestion de la ville.

    Avec 2.302 voix, D. Duquenne, finit loin derrière les 4 485 voix du Front national de Steeve Briois. Et même en y ajoutant les 1.940 voix de Pierre Ferrari, le compte n'y est pas, puisque l'ensemble enregistre encore 200 voix de retard sur le FN.

    Le Parti socialiste a appelé «tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne», le candidat divers gauche qui n'avait pas sa préférence, mais arrivé deuxième dimanche soir (20,2 %): un front que le PS n'a pas réussi à réaliser en interne...

  • Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur
    Sauf que ce dernier n'a pas la même conception du rassemblement : là où les Verts et Pierre Ferrari entendaient fusionner les listes, Daniel Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur. Et sa position n'a pas varié d'un iota dans la journée. «Nous bénéficions du soutien total de tous les appareils politiques de gauche comme de droite, qui représentent 60 % des voix exprimées dimanche. Nous pouvons battre le FN», affirme Daniel Duquenne.
  • Mais pour la Verts Régine Calzia, ce n'est pas si simple
    Avec seulement 20 % des voix, Daniel Duquenne doit créer une dynamique de second tour s'il veut gagner. Sinon, je crains que certains de nos électeurs ne se déplacent pas.» De fait, avec un retard sur le FN de 2183 voix sur 11 402 votants, Daniel Duquenne ne peut pas se permettre de ne pas faire le plein. Mais lui pense plutôt à conserver un message « clair » auprès de ses électeurs, qui ont rejeté les «errements du passé».
  • « S'il perd, il en portera seul la responsabilité », prévient Christine Coget (MoDem), ancienne colistière de Daniel Duquenne.

  • «C'est sa stratégie, j'espère pour Hénin-Beaumont qu'elle sera gagnante», commentait pour sa part Pierre Ferrari, hier soir. Pas rancunier, il promettait de faire campagne «pour faire gagner Daniel Duquenne et les Héninois» dès ce mardi matin. Au moment où la liste Duquenne sera déposée en sous-préfecture de Lens, avant 18h00.

    Un panier à crabes pour gérer la commune à plus de 85% endettée?

  • Prix de l'humour politique 2009

    Des politiques drôles « à l’insu de leur plein gré »

    Pour la septième année, le jury du Prix « Press Club, Humour et Politique », présidé par Jean Miot va récompenser l'auteur de la phrase la plus hilarante de l'année, qu'il s'agisse indistinctement d'humour volontaire ou involontaire.

    Le jury est composé de :
    Jean AMADOU, André BERCOFF, Hubert COUDURIER (Le Télégramme), Pierre DOUGLAS, Laurent GERRA, François GRANGIE (AFP), Thierry GUERRIER (RTL/France 5), Anita HAUSSER (LCI), Emmanuel de LA TAILLE (Président d'Honneur du Press Club), Bernard de LA VILLARDIERE (M6), Françoise LABORDE (France 2), Jacques MAILHOT, Richard MICHEL (LCP), Jean MIOT (Président du Jury), Dominique de MONTVALON (Le Parisien), Catherine NAY (Europe 1), Philippe REINHARD , Michèle STOUVENOT (Le Journal du Dimanche) et Dominique Verdeilhan (France 2).Michel Fernet et Isabelle Bourdet, respectivement Président Directeur Général et Directeur Délégué du Press Club, participent aux délibérations sans voter.


  • Les meilleures productions :

    - Prix d'excellence : « François Mitterrand est le spécialiste du piège à consensus » (Alain Juppé)
    2006
    - Prix Press club humour et politique : " Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit" (Désirdavenir Royal)
    2007 :
    - Prix Press club humour et politique : "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire." (Patrick Devedjian)
    - Prix Spécial du Jury : « La Royal a coulé la Marine. » (Pierre Lellouche)
    - « Ce n'est pas parce que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gonds. » (Hervé de Charette, à propos du parti PPDF, fusionné depuis pour former l'UMP)
  • Prix du bon sens réaliste :

    1997 – « La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler » (Raymond Barre)

    1998 - « La contraception doit avoir ses règles » (Bernard Kouchner)

    2003 – « Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi » (François Goulard)

    2006 – « Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite » (Patrick Devedjian, citant Yvan Audouard)

    2006 – « J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop » (François Bayrou)

    2008 – « Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo » (Christine Lagarde)
    - « Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires » (François Bayrou) le soir de sa défaite aux municipales. C’était avant les Européennes 2009…

    Prix de l’humour noir et de la diversité

    Avec la bénédiction de la Licra et l’onction de la LIDH…


    1992 - 'Premier prix :' [Je suis un] "Breton d'après la marée noire" (Kofi Yamgnane, ancien ministre et maire d'origine africaine de Saint-Coulitz, dans le Finistère).

    2003 - « Il doit bien rester un angle de tir pour la paix » (Bernard Kouchner)

    2006 – « Je ne suis pas l'Arabe qui cache la forêt » Pas même la pastèque orange (
    Azouz Begag)

    2006 –« Le Hamas a voulu faire une croix sur Israël" (Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères)

    2007 – Répondant à la question : 'Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l'étranger ?' «Montfermeil » (Jean-Marie Le Pen)

    2004 – « Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent » (Jean-Louis Debré à propos de la Corse)

    « C’est l’union d’un postier et d’une timbrée » (Dominique Strauss-Kahn, à propos de l’alliance LO-LCR (NPA))

    « Quand vous êtes aux affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l’opposition vous ne manquez pas d’air » (Xavier Darcos à des élus PS)

    « Si elle s’appelait [Ségolène] République, Ségolène ne séduirait pas nos électeurs » (Philippe de Villiers, sur Marie-Ségolène Royal)
  • Les attaques frontales

    2004 - Prix Spécial du Jury : "Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure." (Michel Charasse, après le mariage homosexuel de Bègles), ainsi que l'ensemble de son œuvre

    2006 – « Ségolène, elle séduit au loin et irrite au près » (Jean-Pierre Raffarin, sur Ségolène Royal)

    2007 – « Hollande propose des Assises de la Gauche. Pourquoi des Assises ? La correctionnelle suffirait. » (Jean-Pierre Chevènement)

    2008 – « Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin » (François Fillon), cité par L'Express, mais phrase apocryphe.

    - « Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel" (Nadine Morano) - Réponse de Fadela Amara : « J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore. »

    - « Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de l’anéantissement » (Jean Arthuis)

    - « Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne » (l’amère Royal à propos de François Bayrou qui refuse que Désirdavenir Royal monte le rencontrer à son domicile parisien entre les deux tours de la présidentielle ; des journalistes étant à l'affût au bas de son immeuble).
  • Les plus navrantes
    Chacun selon ses moyens...

  • 1988
    - « La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose » (Pierre Mauroy)

    2005
    - « J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui" (Manuel Valls)
    - «
    Cela fait toujours plaisir de revoir ses grands-parents" (Malek Boutih secrétaire national du PS à propos de la venue de Lionel Jospin aux universités d’été du PS)

    2006
    - "Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare." (Dominique de Villepin)

    - «
    Les gazelles courent plus vite que les éléphants » (Désirdavenir Royal, en réponse à Henri Emmanuelli (coach de B. Hamon) qui aurait dit à François Hollande : Mon cher François, il va falloir arriver à enfermer dans le même zoo les éléphants et les gazelles)

    - «
    Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est Voici » (Laurent Fabius à propos de Désirdavenir Royal, lors d'un entretien accordé à l'Express, le 24 aout 2006)

    2007
    – « Qui vient sur la grande muraille, conquiert la bravitude » (Désirdavenir Royal)

    Si je suis élu, rien ne changera en France." (François Bayrou, qui n’en revendique pas la paternité)

  • En 2008, le Prix a été attribué à Jean-Louis Borloo
    « Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre »,
    - ainsi qu’à Xavier Bertrand, Prix Spécial du Jury, pour «
    Le parti socialiste est un parti sans leader, François Bayrou est un leader sans parti ; ils sont faits pour fusionner ».
    -3e sélectionné : François Goulard, Député-maire de Vannes
    Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c’est une période faste pour l’intelligence française”.
    Le niveau est, par conséquent, très inégal.

    Les autres citations 2008 ?
    Les 17 phrases retenues pour le Prix 2008 du PRESS CLUB HUMOUR ET POLITIQUE (remise du prix le 30 juin) :

    * “Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de l’anéantissement”, Jean ARTHUIS, Sénateur de la Mayenne.

    * “Je vous le promets, nous aurons d’autres victoires”, François BAYROU, Président du Modem au soir de sa défaite aux Municipales.

    * “Ne montez pas, il y a du monde dans la rue”, François BAYROU, refusant sa porte à Ségolène ROYAL le soir de sa défaite.

    * “Il m’a fait l’impression de l’amant qui craint la panne…”, réponse de Désirdavenir ROYAL dans son livre.

    * " Le Parti Socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner.", Xavier BERTRAND, Ministre du Travail.

    *
    On ne peut pas s’entendre avec tous les Ministres, car tous les Ministres ne peuvent pas s’entendre”, Eric BESSON.

    * “Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre”, Jean-Louis BORLOO.

    * “ Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?”, Christian ESTROSI, Ancien Ministre, Maire de Nice, s’adressant à des journalistes accompagnant le Chef de l’Etat en Guyane.

    * “ Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c’est une période faste pour l’intelligence française”, François GOULARD, Député-maire de Vannes.

    * “
    Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac ”, François HOLLANDE.

    * “
    Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo”, Christine LAGARDE.

    * “
    Je voulais voir les Antilles de vive voix”, Bernard LAPORTE, Ministre des sports débarquant en Guadeloupe.

    * “
    Les retraits de l’UIMM, c’est mieux que la valise RTL”, Jean-Claude MAILLY, Secrétaire Général de FO.

    * “
    Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel”, Nadine MORANO.

    * “
    J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore”, réponse de Fadela AMARA.

    * “
    Souvent les courants d’air proviennent de ce qu’il y a trop d’ouverture “, Josselin de ROHAN, Sénateur du Morbihan.

    * «
    Je me retrouve avec la journée des droits de l’homme sur les bras et Khadafi sur le tarmac », Rama YADE.

    En compétition pour la récompense de 2009


    And the winner is Bébert Delanoë, le maire socialiste de Paris, pour
    «
    Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ».
    Souvent copiée (comme Désirdavenir Royal…), mais jamais égalée (par Barack Hussein 1er ?):
    Prix 1989 (20 ans d'âge ! ) :
    « Saint-Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland » (André Santini).
    Arpaillange, Garde des Sceaux, avait d’ailleurs fait cette sortie digne du Prix Krasucki : « En 1989, sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois »
  • lundi 29 juin 2009

    Perpignan confirme sa préférence de l’UMP Jean-Paul Alduy

    Les urnes lavent plus blanc le maire sali

    La liste UMP du maire sortant, Jean-Paul Alduy a largement remporté dimanche le second tour des élections municipales à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
    La municipale de mars 2008 avait été invalidée par le Conseil d'Etat suite à une accusation de "fraude à la chaussette" : le président d'un des 66 bureaux de vote de cette ville avait été surpris en possession de bulletins de vote de la majorité sortante.

    Le taux de participation a atteint 51,08% des 68.171 inscrits, avec 33.415 suffrages exprimés.

    Les électeurs perpignanais étaient de nouveau appelés aux urnes après la décision du Conseil d'Etat le 23 avril dernier d'invalider le scrutin de mars 2008Le soir du second tour, le président d'un bureau de vote de la ville, frère d'un colistier de M. Alduy, avait été surpris au moment du dépouillement avec des enveloppes et bulletins électoraux dans ses chaussettes et sa poche.

    Les scores des deux tours

    Les deux tours étaient placés sous le contrôle de la délégation spéciale qui gère les affaires courantes de la commune depuis deux mois.

  • Au premier tour, il y a une semaine, l'UMP Jean-Paul Alduy, 67 ans, avait obtenu 40,35 % des voix, la PS Jacqueline Amiel Donat 24,75% et la pastèque rouge et jaune (Verts/MoDem !) Jean Codognès 14,19%. Le sénateur avait donc largement devancé la gauche des élections de mars 2008. L’effet Européennes n’a pas pesé sur ce scrutin, ou connaît déjà un reflux.
  • Au deuxième tour, avec 53,54 %, Jean-Paul Alduy retrouve donc la mairie de Perpignan, dans un fauteuil, celui qu'il occupe depuis 1993 : 16 ans.
    La concurrente directe du maire sortant, la socialiste Jacqueline Amiel-Donat obtient 33,08% , bien qu’à la tête d'une liste de coalition PS-PC-MRG, tandis que la ville de Perpignan confirme sa préférence de l’UMP Jean-Paul Alduy. Des commentaires ?
  • Les perdants n’ont rien à ajouter
    Le porte-parole du PS, le petit Hamon est en recherche d’emploi. En fait, à la différence du Français moyen, il s’est vu proposer un emploi, dans le … privé !
  • "On nous avait volé la victoire en 2008. Le peuple nous l'a redonnée, et avec le bonus offensif. Nous avons gagné la finale", a déclaré M. Alduy dimanche soir. "Ce soir, les Perpignanaises et les Perpignanais ont vaincu le mensonge et la calomnie. Les Perpignanaises et les Perpignanais ont répondu à celles et ceux qui on voulu salir Perpignan. On a, ce soir, lavé l'honneur de Perpignan".

    Le sénateur-maire réélu est polytechnicien (promotion X1962), ingénieur général des ponts et chaussées de formation.
  • Hénin-Beaumont : La Voix du Nord met en garde contre le vote sanction du PS

    Electorat prêt à virer sa cuti : la presse monte en première ligne

    On notera le parti-pris du journal de la Ch’tite Aubry… PaSiDupes mettra en exergue la technique de manipulation…

    Les Héninois expliquent leur vote-sanction

    Hénin-Beaumont

    En attendant le verdict de la semaine prochaine, les urnes ont parlé une première fois. Et elles grondent du son de la voix des Héninois qui ont exprimé leur ras-le-bol, leur volonté de changement, quitte à franchir le Rubicon.

    On commence par l’opposition pour pouvoir ensuite mieux la contrer
    Le journaliste souligne les aspects émotionnels et souligne le caractère irrationnel du vote de ses deux exemples fabriqués, comme à l’école de journalisme.
    Désespérance de l’un, un homme
    « Cette fois, je passe un cap, j'ai voté Front national ce matin. Ça ne me fait plus peur car de toute façon, ça ne peut pas être pire... » Stéphane n'est pas un électeur traditionnel du parti d'extrême droite. « Au niveau national, je pense que j'aurais réfléchi à deux fois, mais là...
    »
    Sentiment de culpabilité de l’autre, une femme
    Il a la vingtaine, salarié, marié à Delphine qui, elle aussi, cette fois, a « franchi le pas ». A contrario de son époux, elle a plus de mal à assumer son choix, mais elle argue [ !] : « Ça ne peut pas continuer comme ça... Et on n'avait pas le choix. Toutes les autres listes ont été un peu en contact avec les anciens conseils municipaux. » Peu ou prou, à défaut des Verts et de l'UMP notamment, la jeune femme a, formellement parlant, raison.

    Passage à la condamnation des électeurs égarés

    Mais elle a un peu oublié Daniel Duquenne et sa liste qui, eux aussi, ont peu à se reprocher en termes de fidélité à Gérard Dalongeville, le maire incarcéré, et c'est là-dessus qu'ils ont capitalisé. M. Duquenne, qui arrive deuxième, a très tôt lâché son poste de directeur général des services de Gérard Dalongeville puis il a mené croisade contre lui. Les Héninois le savent et c'est ce qu'ils ont réclamé via leur bulletin : « virginité » et « proximité ».
    Le journaliste a choisi son candidat et fait campagne !

    Retrouver de la sérénité

    On prend une autre génération, cette fois
    En atteste la réaction de Suzette. Elle supporte, elle, le FN, alors qu'au niveau national, on ne la prendrait pas à voter extrême droite, assure-t-elle. « Steeve ne fait pas peur, pas lui, s'enthousiasme cette vieille dame. On le connaît depuis qu'il est petit, c'est quelqu'un d'ici, qui n'a jamais rien fait de mal. »
    À Hénin, on ne se remet pas de ce que Gérard Dalongeville a pu faire. Et ne parlez pas d'innocence présumée. « Il doit bien y avoir des preuves », s'excitent nos interlocuteurs.

    Transition : glissement à gauche
    Même Michèle, cette fidèle de l'ancien maire, a sanctionné l'ancienne équipe, dont faisait partie Pierre Ferrari, même si ce dernier s'en est assez tôt départi.

    L’électeur modèle arrive pour conclure
    Constat
    Gérard, chef d'entreprise quadragénaire, et fidèle ami de Daniel Duquenne, de l'Alliance républicaine, pour qui il a voté, analyse : « Les gens ont tellement payé cher d'avoir suivi leurs convictions que certains les ont mises sous le coude. »
    Désir d’avenir…
    « Les gens ont aussi envie de retrouver un peu de sérénité », ajoute Brigitte. À ce sujet, pas sûr que si Hénin-Beaumont devient la seule ville de France FN, les journalistes s'en désintéressent. Hier encore, ils étaient nombreux. Hénin est pointé du doigt.
    Voter contre la gauche, c’est voter contre Hénin… Propagande médiatique ? Le cheminement de la démonstration n’a échappé à personne.

    Faire barrage !
    Ce qui fait de la peine à Auguste, 69 ans, qui a mal à sa ville. Ce fils de mineur s'est rendu aux urnes pour faire barrage au Front national : « Les anciens votAIENT socialiste et communiste, pour des gens de gauche honnêtes. Faudrait pas qu'ils reviennent, il y aurait du grabuge. »
    lundi 29.06.2009 - La Voix du Nord - Laurent Decotte [journaliste indépendant …du FN. Mais l’est-il du PS ?
    Aussi respectueux de son lectorat que de l’électorat…]

    Partielle d’Hénin-Beaumont : la gauche propulse le FN en tête

    Un front anti-FN se dessine après le 1er tour !
    G. Dalongeville, avec M.-N. Lienemann

    Que le FN soit sur le point de « ravir » une mairie et la presse engagée crie au hold-up.

    Si en revanche le PC s’empare d’une ville, les mêmes pavoisent.

    La démocratie est certes capricieuse, mais est-elle aveugle ? La question du sectarisme de la pensée unique ne se pose en revanche pas.
    Associée au PC ou au FN, une idéologie extrême n’est tolérable qu’à gauche, car le stalinisme et le maoïsme, l’islamisme en Iran ou du castrisme à Cuba ne seraient pas condamnables. Les dictatures militaires des khmers rouges au Cambodge ou de Corée du Nord -officiellement une république populaire démocratique- seraient-elles plus douces que celles de Mussolini et du général Pinochet ? Parce que lointains (Birmanie ou Myanmar) ou bouclés (République populaire d'Albanie jusqu’en 1990), les totalitarismes ne nous sont que peu sensibles, comparés à ceux du nazisme qui a laissé de profondes blessures en Europe occidentale qui seule semble nous concerner. Le régime répressif de Nicolae Ceauşescu sur la Roumanie ou la famine en Lettonie valent-elles mieux que la terreur imposée à la Hongrie , selon qu’elle est due à Béla Kun ou à Ferenc Szalasi?

    Or, les municipalités communistes peinent à se maintenir (Champigny-sur-Marne –l’une des 27 dernières de région parisienne- ou Martigues et Port-de-Bouc) et les succès du PC deviennent exceptionnels et c’est pourquoi les media en parlent autant.
    Lorsque l'ancien président socialiste François Mitterrand, en faisant changer la loi électorale pour les législatives (en passant à la proportionnelle par listes départementales), et avait ainsi permis au Parlement de députés frontistes, Pierre Joxe ironisa en 1985 : « Mais l'extrême droite est déjà à l'Assemblée ! ».

    A l’autre aile extrême du paysage politique, le FN parvient encore à arracher des mairies (Orange dans le Vaucluse, de 1995 à 2005 ou Vitrolles avec Catherine Mégret, de 1997 à 2002) et Marignane, de 1995 à 2008.

    Une nouvelle commune pourrait basculer à l’extrême droite

  • Le contexte
    Le maire sortant PS, Gérard Dalongeville, a été mis en examen et incarcéré en avril pour détournement de fonds publics, ce qui a provoqué sa révocation et la municipale partielle.

    En mars 2008, Gérard Dalongeville l'avait emporté dans cette ville de 26.000 habitants de l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais, au terme d'une triangulaire avec quelque 51% des voix, devant Steeve Briois (29%) et Daniel Duquenne (19%).
  • Hier dimanche, avec près de 40% des suffrages exprimés, la liste FN conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen devance celles du candidat divers-gauche Daniel Duquenne (20,19%) et du socialiste Pierre Ferrari (17,01%), à la partielle.

    La gauche désunie se rassemble contre

    La gauche « unie » se présentait en ordre dispersé sur cinq listes différentes.
    "J'appelle à un front républicain dès ce soir, je ferai tout pour que le Front National ne gagne pas à Hénin-Beaumont", a lancé Daniel Duquenne à l'annonce des résultats.
    "Une triangulaire serait suicidaire", a-t-il assuré à l'adresse de son jeune rival socialiste. "Il faut convaincre les Héninois: le Front National à Hénin-Beaumont, c'est quatre ans et demi de malheur." Une affirmation qui laisse rêveur après l’épisode Dalongeville !

    Gérard Dalongeville et le désastre socialiste
    L'édile PS a été placé en détention provisoire le 9 avril dans l'enquête sur des détournements de fonds. Son parti avait déjà réagi le 6 avril, lorsque Dalongeville a fait retirer leurs délégations aux adjoints qui n'avaient pas approuvé le budget 2008. « De fait, Gérard Dalongeville vient de s'exclure du PS », déclarait alors la première fédérale du Pas-de-Calais, Catherine Génisson.

    Mais au PS, le malaise vient de plus loin.
    Ses rivaux n'ont toujours pas digéré la réintégration du maire, en juin 2008.
  • « Les élections étaient gagnées contre le FN, quel besoin avait-on de le réintégrer ? », s'était alors interrogé l'un des membres de la majorité municipale. « J'ai émis les plus vives réserves sur cette décision », assure d'ailleurs Serge Janquin, à l'époque premier fédéral PS du Pas-de-Calais.
  • « C'était un processus mécanique, se justifie Christophe Borgel, secrétaire national du parti aux fédérations. Il donnait alors l'impression de vouloir redresser les comptes. »
  • Ce que ne confirme pas Serge Janquin : « En juin, des rumeurs circulaient sur les affaires judiciaires. J'ai demandé à Gérard Dalongeville des preuves de sa bonne foi, et je ne les ai jamais reçues. »

    Sauf qu'au PS, ils sont toujours nombreux, autant dire tous, à jurer avoir découvert le pot aux roses lors de l'interpellation du 9 avril. C'est le cas de Daniel Percheron, président de région.
  • C'est aussi celui de Jean-Pierre Kucheida, député-maire de Liévin. « Comment a-t-il pu tromper autant de monde aussi longtemps ? », s'interroge ce responsable (?) socialiste qui a pourtant employé Gérard Dalongeville au Conseil supérieur de l'électricité et du gaz...
    De fait, le maire de Hénin-Beaumont a croisé beaucoup de monde depuis son baptême du feu électoral, en tant que directeur de campagne du député Albert Facon, en 1997.
    Pour Guy Delcourt, le député-maire de Lens, « on s'est servi de la menace du FN pour obtenir sa réintégration au PS ». Qui est-ce « on » ? Guy Delcourt botte en touche : « C'est le manque de lucidité et de courage. »

    "ON" ? On veut des noms...
    François Hollande –soi-même– n’est-il pas venu apporter son soutien à Cohn-Bendit, tripoteur de braguettes Gérard Dalongeville, tripoteur de comptes. (LIRE PaSiDupes)
    Le fourre-tout (et des Héninois), Pierre Ferrari, 27 ans, est un socialiste fédérateur, soutenu à la fois par les ...communistes et …le MoDem de Zizou-Bayrou ! Il assure qu'il est LA victime et fait les frais des scandales financiers qui ont émaillé la gestion de l'ancien maire PS de la ville. La population a compris que ce serait surtout elle qui paierait la note.

    La gestion socialiste

    La ville de Hénin-Beaumont est confrontée à une situation financière désastreuse diagnostiquée dès 2004 : endettement colossal, accumulation de déficits abyssaux, absence de recettes de fonctionnement. Après une amélioration surtout due à une braderie des biens fonciers de la commune (terrains et bâtiments), la situation s'aggrava encore en 2007 avec des augmentations de dépenses de fonctionnement nouvelles.
    De ce fait, les impôts locaux ont augmenté de 85% en 2004, puis de 10 % de plus en 2008.

    => En 2008, le déficit de fonctionnement dépasse les 13 millions d'euros, pour un budget (adopté le 31 mars 2009) de 38 millions d'euros.

    La gauche unie qui a trempé dans le naufrage de la commune a fait le lit du FN. Lla reprise de la commune ne serait un cadeau pour personne...
    Mais un soulagement pour la gauche qui trouvera quelqu'avantage à repasser le mistigri à qui en voudra !
  • dimanche 28 juin 2009

    La CGT gaze ses clandestins; le PCF les chassait au bulldozer

    Des actes de violence valent-ils mieux que des promesses de kärcher ?

    Nettoyage au kärcher aux gaz lacrimogènes

    Il y a ceux qui, aux habitants saturés de nuisances diurnes et nocturnes, promettent un nettoyage au kärcher et ne le font pas, et aussi ceux qui ne disent rien, mais passent à l’acte. La différence ? Dans le premier cas, la presse militante relaie les politiques d’opposition qui ont l’indignation politicienne à géométrie variable et considèrent que c’est comme si c’était fait. Dans le second, les pros de la presse presse « impertinente » rapporte l’information objectivement et les politiques d’opposition adoptent le profil bas des citoyens résistants en congé, comme si de rien n’était.

    Mercredi 24 juin 2009 comme tous les mercredis, la plupart des travailleurs clandestins, du moins les hommes, de bons petits soldats, qui occupent la Bourse du travail dans le 3ème arrondissement de Paris, sont partis vers 12h manifester place du Châtelet pour demander la régularisation de leur situation administrative.

    La CGT
    , tels des députés socialistes dissimulés derrière un rideau pour voter contre la loi Hadopi en catimini, se tenait prête à envoyer sa milice
    que ses cadres appellent « service d’ordre » et que les media engagés nomment joliment ses « gros bras ».
    Mission ? Faire place nette, nettoyer les lieux et jeter à la rue les familles de travailleurs clandestins africains, maghrébins ou sud-américains et les personnes restées sur place.

    VOIR et ENTENDRE : le témoignage d'un Malien victime de gaz et de coups (Rue 89)

    Malien sans-papier expulsé de la Bourse du travail
    envoyé par rue89

    -> Ceux qui résistent ont droit aux gaz lacrymogènes, rapporte le porte-parole de la coordination des sans-papiers 75 (CSP 75). Ainsi la CGT jette-t-elle à la rue les travailleurs clandestins une fois qu’ils ont glissé leurs bulletins de vote dans les urnes ds élections professionnelles : c’est ce qui s’appelle la reconnaissance syndicale.
    VOIR et ENTENDRE : réactions aux violences de la CGT COLLABO (bakchich)

    Lutte de casse à la bourse du travail

    Marchais, Hue, Buffet: tous pareils !

    LIRE un précédent article de PaSiDupes

    La culture syndicale du dialogue et de la négociation

  • Le tendance forte et naturelle de la CGT à l’épreuve de force avant négociation se vérifie une nouvelle fois dans ses propres locaux à la Bourse du Travail. Sans états d’âme ni dialogue, les patrons de la CGT ont viré de leur sanctuaire les clandestins qu’ils hébergeaient pour s’opposer au gouvernement. Ils ont en revanche prôné la concertation quand leurs victimes ont leur ont opposé de la «résistance citoyenne » : les cégétistes ont en effet appel aux CRS. Normal, quand on crée soi-même des assistés…

    Mais la manipulation de l’opinion atteint de tels sommets à gauche que, malgré leurs actions syndicales, aussi brutales soient-elles contre leurs protégés, le lavage de cerveaux ne laisse aucune trace des hauts faits de cette organisation syndicale vertueuse qui s’exprime volontiers et abondamment sur les droits des travailleurs clandestins au respect.
  • Barack Hussein 1er imitera-t-il la CGT comme Désirdavenir Royal ?

    Comble d’ironie, il se trouve justement que le président américain Obama a estimé, le 25 juin, qu'il était nécessaire de trouver un moyen pour régulariser les...12 millions d'immigrés clandestins, en grande majorité latino-américains, qui vivent aux Etats-Unis. Que ne consulte-t-il pas la gauche française qui fourmille d’idées réactionnaires et dispose de stocks importants de bons principes à exporter. Sa méthode ? Condamner ses opposants à tour de bras, mais jeter ses gros bras sur les plus défavorisés… Barack Hussein en prendra-t-il de la graine ?

    Aujourd'hui, les clandestins d'abord exploités, puis brutalement jetés comme des kleenex par la CGT, sont sur le pavé. Fins prêts pour une prochaine manif ?
    Droit au Logement (DAL), les Enfants de Don Quichotte et les autres sont-ils sur le terrain ? L’ex-militante de Jeudi Noir, l’eurodéputée surprise des Verts, Karima Delli, qui a mis Benoît Hamon sur le trottoir, a-t-elle réussi à attirer les Balasko, Rochefort, Béart, et les autres people de la gauche caviar donneuse de leçons ?

    Les clandestins ont la mémoire courteLa stratégie de la brutalité, de l’intimidation et de l’humiliation utilisée par la CGT a, dit-on, surpris jusqu’aux Maliens eux-mêmes.
    La violence communiste n’est pourtant pas nouvelle !
    => Déjà le 24 décembre 1980, le maire PCF de Vitry, Paul Mercieca, lança des bulldozers contre les 300 immigrés maliens d'un foyer ...
    VOIR et ENTENDRE


    Racisme d'extrême-gauche envoyé par Anti_Chmeta

  • => Pour Noël, le Père Marchais, alors secrétaire général du PC, se déclare solidaire du camarade-maire de Vitry, Paul Mercieca, conducteur de bulldozers.
    Dans « L’Humanité » du 6 janvier 1981, il fit publier la lettre en date du 24 décembre 1980, qu'il adressa au recteur de la mosquée de Paris, qui avait osé se plaindre:

    - « Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca. (…) Plus généralement, j’approuve son refus de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés » ;

    - En raison de la « la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. »

    - « La cote d’alerte est atteinte. (…) C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. »

    - « Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. »

    - « Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration ».

    - « Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. » Est-ce que par hasard ils sentiraient mauvais ? Cette hypothèse émise par Chirac avait alors soulevé le cœur de l’opposition vertueuse, au premier rang de laquelle les … communistes !…

    - « Quand la concentration devient très importante (…), la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes ».

    Autre chose ? Le devoir de mémoire

    Pourquoi pas, pour la bonne information des masses laborieuses, un tractage de cette lettre aux abords de la Bourse du Travail ?...

    => Georges Marchais, alors secrétaire général du PC, fait l'amalgame entre l’immigration à la drogue.

  • 20 février 1981 : Georges Marchais réclama « l’arrêt de l’immigration »
    VOIR et ENTENDRE


    Marchais immigration

    => Délation et racisme communistes à Montigny-les-Cormeilles (Val d'Oise)
  • Le maire, Robert Hue, et le PCF lancèrent une chasse à l'homme contre un Marocain accusé de trafic de drogue
    VOIR et ENTENDRE


    Les Communistes, ladrogue l'immigration

    Triangle de la mort ou non, la Ligue de Droits de l'Homme condamna les pratiques du maire, futur secrétaire national du PC, Robert Hue

  • => L'immigration et « toute la misère du monde »

  • 25 ans plus tard, quoi de neuf?
    Marie George Buffet répond aux thèses de l'immigration choisie par le droit de vote aux étrangers et … la régularisation des sans papiers.
    VOIR et ENTENDREle 24-01-07


  • Répondre à l'immigration choisie par CN-PCF.
    Visiblement, le PCF et la CGT n'ont plus « besoin d'Afrique »
    L'ultra-libéralisme communiste de l'immigration a-t-il vécu?

    De l'immigration libre à la drogue libre vive le marché !

    J.-F. K., le lundi 02 Mars 1998
    « Hier, c'était l'immigration libre, maintenant c'est la drogue libre. Deux pétitions et les mêmes signataires. Dans les deux cas, cela signifie que l'Etat et la Nation n'ont rien à dire, rien à réguler, rien à réglementer: c'est le marché et le marché seul qui doit trancher. Tout est permis, il suffit d'avoir les moyens.Cela dit, l'idée qu'il faille mettre fin à la prohibition légale qui frappe la consommation de drogues douces - ou au moins ouvrir le débat - est tout à fait recevable. Les libéraux américains, publiquement, et les libéraux français comme Guy Sorman ou Alain Madelin, à voix plus basse, soutiennent cette position. En dépénalisant, disent-ils, on décriminalise. Et le reste est un problème de responsabilité individuelle.Ce n'est pas faux. A titre personnel, j'aurais tendance à partager ce point de vue.
    La pétition des «personnalités» qui affirment avoir usé de stupéfiants n'en est pas moins scandaleuse: parce qu'elles abusent de leur statut social pour se donner moralement en exemple; parce que, de façon impudique, elles nombrilisent un grave problème de société; parce qu'elles opposent le droit de l'élite au sort commun du peuple, confortant de la sorte le discours du Front national (mais ce n'est pas la première fois !); parce qu'elles font de la loi un otage de leur «je» exacerbé; parce que les signataires ne précisent pas un seul instant s'ils se font gloire d'avoir ingurgité des drogues douces ou des drogues dures.Que va-t-il se passer alors ? On va continuer à coffrer, quand on les prend, les petits dealers de banlieues, coupables de commercialiser, ou simplement de détenir, une marchandise que les «stars» peuvent impunément s'enorgueillir de consommer. Si cela permet de faire évoluer la loi, c'est un moindre mal. Mais si cela contribue en réalité à aggraver encore, y compris dans les têtes, la fracture civique et la fracture sociale ?
    »
    JFK, n'est pas mort; c'est Jean-François Kahn, dans Marianne2, devenu candidat du MoDem de Zizou-Bayrou aux Européennes 2009.

    Autre rappel par "devoir de mémoire"

    Act Up !
    , association activiste de lutte contre le sida, 25 fevrier 1998, fustigea alors la « posture puritaine et dangereuse » de Marie-sEGOlène Royal qui, alors ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin, dénonçait l’initiative "de banalisation des interdits" des 111 personnalités qui faisaient du prosélytisme et se vantaient de fumer des joints. Act Up! estimait alors que « la santé publique et la vie de plusieurs centaines de milliers de personnes a plus de prix que le confort moral de Ségolène Royal ».
    Lire l'article de PaSiDupes sur l'Appel des 111 (très prochainement)

    RFI- L'arrogante radio impertinente vit la fin de son monopole

    France 24 menace la vieille dame indigne

    La radio publique Radio France Internationale (RFI) fut longtemps l'unique voix de la France à l'étranger.
    L'antique radio s'inquiète pour son avenir. Le confort de son monopole ne l’a pas préparée à la concurrence.

    RFI refuse le régime minceur

    La radio internationaliste ne trouve pas équitable le régime auquel elle est soumise et refuse de s’adapter à son époque.
    Le 22 octobre 2008, la CGT (syndicats SNRT-CGT et SNJ-CGT) appelaient déjà les salariés de RFI à faire grève (de la faim ?) de 0h à 24h pour le maintien de tous les emplois, et pour que RFI reste entièrement publique.

    Une lipo-succion mal vécue

    Depuis le premier arrêt de travail qui a marqué, le 25 octobre 2008, la présentation de la réorganisation de la chaîne par son PDG Antoine Schwarz, les perturbations de l'antenne sont quasi quotidiennes. Organisée par les syndicats CFDT, CGT et FO, qui réclament des garanties sur l'emploi et les carrières, la dernière grève en date devait s'achever vendredi 10 à 07H00. Mais les arrêts de travail ont repris le 13 novembre à minuit à l'initiative de la CGT, suivie par la CFDT, puis FO, pour se prolonger jusqu'au 17 novembre au matin.
    « La maison brûle »", s'est exclamé jeudi le délégué CFDT Marc Thiebault, à l'occasion d'une des assemblées générales qui rythment presque quotidiennement depuis 15 jours la vie de cette section de la Maison de la Radio à Paris.

    La direction lui propose une thalasso


    Antoine Schwarz constate avec amertume que les crédits de son entreprise dans le projet de budget de 2007 sont en baisse par rapport à 2006. Depuis dix ans, souligne la direction de RFI, le budget de cette radio est celui qui a augmenté le moins vite parmi les entreprises de l'audiovisuel public. "L'entreprise doit affronter une réorganisation en profondeur dans un contexte budgétaire très contraint", note le député UDF François Rochebloine, dans un avis de la commission des Affaires étrangères sur le projet de budget de la mission "media".

    RFI regarde dans l’assiette des autres

    Pour les responsables syndicaux et les journalistes de RFI, il ne fait aucun doute que le gouvernement refonde sa stratégie de l'audiovisuel extérieur sur France 24, future chaîne de télévision internationale d'information.

    Les syndicats hurlent à la conspiration

    "L'objectif de nos ministères de tutelle (Affaires étrangères, Culture et Communication) est de nous faire disparaître", assure un journaliste. "On a un PDG qui a quelque part intériorisé la défaite de la radio, le fait que la radio a décliné face à la machine télévision et n'a plus de rôle à jouer sur la scène internationale", enchaîne un autre intervenant.
    Selon les syndicats, les contacts avec le ministère des Affaires étrangères montrent que celui-ci souhaite que RFI se concentre sur les informations destinées à l'Afrique, au Proche-Orient et aux pays émergents. "On a coupé dans le vif les émissions en langue polonaise", s'inquiète Piotr Blonski, de la rédaction polonaise, l'une des 19 langues étrangères parlées sur RFI.

    Les conservateurs de RFI découvrent la concurrence

    Une Assemblée générale a mandaté les syndicats pour qu'ils demandent aux ministères de tutelle pourquoi le budget est en baisse, et ce qu'ils proposent pour les années à venir. Le contrat d'objectifs et de moyens (COM) que RFI doit conclure avec le gouvernement tarde, déplore le journaliste CFDT Raphaël Reynes, qui, bien que jaloux de son indépendance, regrette l'absence de politique éditoriale de la radio. La direction reconnaît que "la réforme des langues et la nouvelle grille de programmes ont entraîné des modifications dans l'organisation du travail des personnels de production". Pour les syndicats conservateurs, cela préfigure un "plan social déguisé". Un dégraissage du mammouth ?

    Les fonctionnaires de RFI accusent les jeunes de France 24

    Lancée à la fin 2006, jeune et dynamique, France 24 est une chaîne de télévision française d’information internationale en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
    France 24 a de l’ambition, celle d’être une « CNN à la française », selon les termes de Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture
    Elle a donc les dents longues puisque ses principaux concurrents sont l'ardente américaine CNN, la vénérable britannique BBC World, la paneuropéenne EuroNews, l’allemande Deutsche Welle ou encore la qatarienne Al Jazeera.

    RFI s’est empâtée mais estime que France 24 mange son pain et se découvre désarmée pour lui disputer le bout de gras. La vieille dame indigne ne comprend ni ne supporte la jeunesse et, non sans fourberie, l’accuse de « docilité ».

    A la vérité, RFI a vécu dans l’illusion que son état permanent de contestation lui garantissait une éternelle jeunesse. En fait, elle est percluse de tiers-mondisme, souffre de "polyarthrose" mentale, comme de la réflexion de sa propre image dans les miroirs TV5, mais aussi RFO, dans une certaine mesure.
    Son efficacité n'est donc pas avérée.

    Appel des 111 people amateurs de stupéfiants

    Soixante-huitards allumés. 1976 - 1998

    L'appel des 111, initié par Act Up! pour promouvoir la dépénalisation de la consommtion de stupéfiants, obtint la signature de personnalités des milieux intellectuels, artistiques et politiques reconnaissant avoir consommé "à un moment ou un autre" de leur vie "des produits stupéfiants", parmi lesquelles:
    Patrice Chéreau, André Téchiné, Stanislas Nordey, Jean-Luc Godard, Romain Goupil, Pascale Ferran, Jacques Bonnafé, Marina Vlady, Dan Franck, Lydie Salvayre, Daniel Cohn-Bendit, Etienne Balibar, Léon Schwartzenberg, Alain Lipietz, etc

    La résistance citoyenne

    La génération de mai 68 fait de la résistance depuis un moment.

    Autour d'une vieille garde constituée des signataires de l' " Appel du 18 joint 1976 ", on retrouve l'ACCS, ACT UP, AIDES, ASUD, Chiche, le CIRC de Jean-Pierre Galland, Combat face au sida, CORA, l'Eléphant rose, le MLC de Francis Caballero, le Réseau Voltaire, Techno Plus.

    Au PS
    - Le CIRC reçut le soutien d'une dizaine de députés de la gauche plurielle, dont Jean Glavany, alors vice-président du P.S. à l'Assemblée nationale et ministre de l'agriculture. (L'Express, 26/03/98)

    - Jack Lang apporta son soutien au président d'Act Up, Philippe Mangeot, en précisant qu' " en transformant en délit l'aveu de la consommation de drogues, notre société étouffe la liberté d'opinion et surtout empêche tout débat sur un sujet si grave qui ruine la santé de nombreux citoyens ". ( Revue Politis du 5/03/98 )

    - Razzye Hammadi, alors président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) et aujourd'hui sans mandat électif, puisque son parachute s'est écrasé aux dernières municipales à Orly, est secrétaire national du PS au service public par la volonté du prince-secrétaire national, Martine Aubry, depuis novembre 2008:
    "Nous avons signé parce que la prévention sanitaire, la sécurité au sens large nécessite la révision de la loi de 1970 et la légalisation. D'ailleurs, le projet des socialistes reprend cette exigence sanitaire en prônant la révision de la loi ainsi qu'une régulation publique."

  • Sergio Coronado, porte-parole des Verts et proche aujourd'hui du PS eet actuellement responsable de la commission transnationale des Verts, il est actuellement adjoint au maire du XIVe de Paris et responsable de la commission transnationale des Verts de Cohn-Bendit.
    "Cet appel bénéficie d'un soutien sans faille des Verts. Nous sommes favorables à la dépénalisation des drogues et à la mise en place d'une politique nationale de réduction des risques, par la mise en place de programmes de substitution, de distribution de drogue dans des lieux spécialisés, de cannabistrots...Nous souhaitons dans le cas précis du cannabis un contrôle par l'Etat de la distribution et de la commercialisation. Enfin, nous réclamons la réforme de la loi de 1970, qui transforme l'usager en délinquant et permet que l'ouverture d'un quelconque débat sur le sujet soit passible d'un passage devant les tribunaux, une mésaventure qui est arrivée au député vert européen Jean-Luc Bennhamias."
  • Guizmo, membre du groupe Tryo :
    "J'ai signé parce que je suis un consommateur occasionnel et que je pense que le tout répressif n'est pas une solution. Le but de cet Appel est avant tout d'ouvrir un débat, un débat que les hommes politiques n'ont jamais ouvert. Je suis également un père de famille et j'aimerais que mes enfants bénéficient d'une vraie prévention, que l'on arrête de faire croire des horreurs sur le cannabis, tout en continuant à baptiser les enfants avec du vin."
  • LCR et NPA
    Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR :
    "La répression n’est pas la bonne méthode pour aborder la question du cannabis. Je constate que sa consommation s’est largement répandue dans la jeunesse et au-delà, pour des raisons diverses, et nous sommes en présence d’un phénomène culturel qu’il faut traiter comme tel. D’ailleurs quand son usage relève de conduites addictives c’est un problème de santé publique qui implique un accompagnement, un suivi et non de la répression. Répression qui frappe les petits consommateurs et non les grands réseaux de trafiquants. En soi, le cannabis n’est pas plus nocif que d’autres produits qui sont légalisés et en vente libre comme le tabac et l’alcool. Mais, en l’occurrence, les intérêts économiques en jeu ne sont pas les mêmes. Comme la période de la prohibition l’a montré en son temps aux Etats-Unis, l’interdiction ne supprime pas le phénomène. Bien au contraire, il crée un appel d’air pour une économie parallèle qui mobilise beaucoup d’argent, met les consommateurs sous la pression de prix qui augmentent sans cesse, génère de la délinquance pour s’approprier des marchés, se procurer de l’argent. Il faut sortir de la spirale interdiction-répression. C’est pourquoi je suis favorable à la légalisation du cannabis. C’est le sens de ma signature."
  • Léon Mercadet (1950 et râtelier neuf et baveux), journaliste (au journal de la Ligue Communiste Rouge , qui a travaillé pour Actuel dès 1972) aujourd'hui à Canal+):
    "Parce que j'en ai ras-le-bol de cette hypocrisie. Cela fait 35 ans que ça dure et on n'a aujourd'hui, légalement, même pas le droit d'en parler. Je voudrais déjà qu'on puisse en discuter, comme on parle du tabac et de l'alcool qui sont des drogues plus dangereuses et plus addictives que le cannabis. Que l'on arrête de diaboliser ce produit. Par exemple, concernant les pertes de mémoires, j'ai 56 ans et je peux vous citer tous les buteurs de la Coupe du monde de Montevideo de 1930 sans problème ! Que l'on mette les choses à plat, qu'on se penche sur les études scientifiques sérieuses et qu'on ouvre un vrai débat national sur le sujet. J'ai honte quand je me rends en Belgique ou Allemagne de passer pour un plouc de l'Europe, où la plupart des pays ont ouvert ce débat et dépénalisé l'usage. Il faut arrêter de se voiler la face : on fume partout, même à Neuilly, la ville de Nicolas Sarkozy. Mais ceux qu'on arrête, ce ne sont pas les acheteurs des beaux quartiers mais bien ceux des banlieues. Ces arrestations au faciès qui créent de graves injustices dans notre pays. Personnellement j'ai arrêté de fumer parce que, effectivement, ce n'est pas l'idéal pour se bouger quand on a beaucoup de travail. J'ai également un gosse de 15 ans et il est hors de question qu'il fume. Mais aujourd'hui, sur ce point, la première leçon d'instruction civique qu'il reçoit, c'est que la loi n'est pas appliquée. Pour un ados d'aujourd'hui, l'attitude des pouvoirs publics est totalement indéchiffrable. Le cannabis doit être réservé aux personnes majeurs. Mais après 18 ans, il faut ficher la paix aux gens. Nicolas Sarkozy a demandé à ce qu'on s'occupe pas de sa vie privée. Qu'il en fasse de même avec nous…"
    Son pseudonyme est l'association du prénom de Léon Trotsky et du patronyme francisé de son assassin, Ramón Mercader...
  • Karl Zéro (1961), de son vrai nom Marc Tellenne et frère de Basile de Koch, journaliste (Nulle part ailleurs et le Vrai Journal sur Canal+):
    "Parce que, quand on fait un album avec les Wailers, c'est un peu comme si on était devenus un des évêques de la Sainte Ganja. Plus sérieusement, je pense que l'hypocrisie de nos chers gouvernants concernant la cannabis a assez duré et qu'à l'occasion de l'élection présidentielle de 2007, il faut exiger d'eux non seulement la dépénalisation mais également l'introduction sur le marché de chanvre à rouler dans les bureaux de tabac. A moins que l'économie parallèle ne servent à financer leurs campagnes?"
    -> Une méchante rumeur lancée par L'événement du Jeudi (JDD) de Jean-François Kahn (selon l'ex-punk Karl Zéro) prétend qu’il aurait suivi son frère Bruno à la fin des années 1970 et au début des années 1980 et aurait sympathisé avec le GUD (syndicat étudiant d’extrême droite), pour lequel il publiait des dessins faisant référence au IIIème Reich. Karl Zéro nia totalement, affirmant que le journal avait d’ailleurs été condamné pour diffamation.
  • Les relais

  • Soutenus par une presse souvent complaisante à leur égard, les partisans de la dépénalisation bénéficient de tribunes régulières dans le Monde et Libération. Ainsi en mai 1998, le Monde médiatise "l'appel des 111" au droit de se droguer et ignore la réponse du CNID intitulée " Drogue, nous ne capitulerons pas " forte de 700 000 signatures.
    L'Expansion, le périodique économique (groupe Nouvel Observateur), est un instrument de cette propagande anti-prohibionniste. Pour lui, la dépénalisation serait essentiellement dirigée contre les trafiquants comme le montre un article intitulé " Et si on légalisait le cannabis " (n°577)
  • Sur Internet, la majeure partie des sites consacrés à la drogue présente son usage sous un jour favorable. Sur l''Internet qui échappe aux règles du droit commun est un lieu privilégié de propagande, on peut trouver des adresses pour acheter des graines, cultiver et préparer des recettes à base de cannabis. Il existe au moins un moteur de recherche exclusivement consacré au cannabis ...
  • Des maisons d'édition assurent la publication et le commerce d'ouvrages relatifs aux drogues. En France, rien que trois appartiennent alors à Michel Sitbon, " l'empereur français du porno ", par ailleurs trésorier du Réseau Voltaire. Elles entendent offrir " une information qui rompe avec l'hystérie et le dogmatisme ambiants ". Ils tentent d'apporter " un éclairage original, que ce soit d'un point de vue botanique, scientifique, historique, politique, sociologique ou ludique... " Loin d'une timide et discrète diffusion sous le manteau, leurs livres bénéficient de nombreux points de vente dont fait partie la FNAC, " agitateur public n°1 ".

    Pour eux, fumer du cannabis est un droit de l'homme

    Au nom de la liberté, ils se battent pour la dépénalisation de la consommation des drogues. C'est aussi une « aspiration écologique »...
  • Révolution au NPA, en interne, et non dans la rue

    Des cadres du NPA démissionnent…

    Les Européennes ébranlent l’ex-LCR

    Les 4,88 % du NPA aux élections européennes sèment le trouble parmi les prédateurs trotskistes , qui accusent le coup que leur infligent la démocratie. Les démissions de cadres s’enchaînent plus sûrement qu’au Cabinet de Rachida Dati…
    En deux jours, les 20 et 21 juin, la direction a annoncé avoir enregistré quatre démissions de membres du conseil politique national qui se tenait alors. Il s'agit, notamment, d'une militante de quartier à Avignon, d'un adhérent du 19e à Paris et d'un cadre CGT à Marseille, qui, lui, a décidé de quitter aussi l'organisation. Ce dernier exemple est un coup dur dans une ville où le NPA s'était enorgueilli d'avoir recruté des syndicalistes. Cette soudaine désaffection pour l’invité de Michel Drücker, le Che-Besancenot, en dit long sur le respect trotskiste de la démocratie par les urnes.

    Jean-Claude Labranche était une grosse prise
    Membre de la direction de l'union départementale CGT, ce militant aguerri n'a pas digéré l'isolement dans lequel son parti s'est enfermé en partant seul aux Européennes. La taupe du PC n’a pas réussi son OPA : 'Le score obtenu n'est pas digne du projet qui était celui du NPA : faire un grand parti de masse et de classe. La direction n'a tiré aucune leçon et va recommencer les mêmes conneries aux régionales', explique-t-il. Il ajoute qu'il est las d'entendre ses camarades dénoncer 'la trahison des bureaucrates syndicaux' comme la volonté de la direction de 'doubler' les syndicats en appelant à organiser des 'marches régionales contre les licenciements'. Du pur jus cégétiste contre les "rapaces".

    'L'alliance entre le mouvement social et le politique à laquelle avait appelé Olivier Besancenot a volé en éclats pour une affirmation identitaire et sectaire', ajoute ce militant de 52 ans. Ses critiques ont trouvé un écho dans la fédération, où trois autres militants l'ont suivi.

    D'autres départs ont été annoncés

    Dans une lettre, huit militants de Clermont-Ferrand, eux aussi échaudés par les Européennes, dénoncent le NPA qui s'est illustré par "l'affirmation durable d'une ligne de division" de la gauche du PS. Après la CGT, les socialistes...
    Ils critiquent le fonctionnement du nouveau parti, où O'Besancenot aurait un "poids politique démesuré dans les débats internes". Merci Michel Drücker...

    Comme au MoDem, cette critique d'un fonctionnement trop centralisé et pas assez démocratique revient régulièrement depuis la constitution des listes aux Européennes, en mars. Il semble que plusieurs comités connaissent des "départs sur la pointe des pieds" de militants déçus. "Le nombre d'adhérents est en baisse et les départs sont nombreux. L'impression générale des nouveaux militants est que Besancenot et sa direction verrouillent les débats", assure M. Labranche. La minorité Convergence et alternative a réclamé un nouveau décompte des adhérents. "Beaucoup de militants se posent des questions sur la place du NPA et sa tendance à seulement suivre l'ancienne direction de la LCR", assure
    Yann Cochin, l'un de ses animateurs.

    La direction du NPA tente de minimiser la portée de ces départs

    Dans une lettre aux militants, elle explique que "nos amis des médias ne manqueront pas l'occasion d'annoncer une crise majeure à la direction du NPA. Nous souhaitons assurer que ce n'est pas le cas". Comme s'il suffisait de le prétendre. "Dans un collectif de 191 personnes, il y en a toujours qui ont du mal à trouver leur place", insiste
    Pierre-François Grond, bras droit du Che-Besancenot.