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vendredi 10 août 2018

Limitation à 80 km/h : le nombre de morts sur les routes a-t-il vraiment diminué ?

C'est à grande vitesse que le décret Philippe produit ses effets...

L'effet de l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale est immédiat

Alexis Kohler a-t-il aussi des intérêts chez un fabricant de panneaux routiers ?
Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a baissé en juillet (-5,5%) avec 324 tués, soit 19 de moins que lors du même mois en 2017, a clamé vendredi la Sécurité routière. 

Le bilan n'est toutefois pas si rose. La baisse de la mortalité routière pendant un mois de juillet traditionnellement chargé sur les routes s'accompagne en effet de "mauvais résultats" concernant les cyclistes et les motos, parmi les pires "depuis cinq ans" avec 97 motocyclistes et 29 cyclistes tués, comme le signale accessoirement la Sécurité routière dans son communiqué, à propos des routes secondaires sans séparateur central visées par la limitation à 80 km/h en France

Cette hausse de la mortalité sur les deux-roues  ne fait pas les titres de la presse "libre et indépendante
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Un automobiliste vaut deux motards
(et trois cyclistes)
Des campagnes de prévention doivent de nouveau être relancées, quatre dangers étant identifiés chez les conducteurs de deux-roues : la conduite sous l'emprises de drogues ou de l'alcool, l'écoute de la musique tout en faisant du vélo ou du scooter, l'utilisation du téléphone portable au guidon et bien sûr la vitesse, particulièrement élevée sur les segments autoroutiers.
Ces causes identifiables sur deux-roues ne sont en revanche pas accidentogènes sur quatre-roues. Les automobilistes ne consommeraient donc pas de drogues, n'écouteraient pas de musique, ni n'utiliseraient leur portable au volant, autant de causes de mortalité  pourtant pointées jusqu'au 31 juin... 

Une com' en grands sabots

"On peut penser que les 80 km/h ont joué un rôle mais il faut rester extrêmement prudent", a nuancé le délégué interministériel à la Sécurité routière.
Ce serait une bonne nouvelle en saison habituellement funeste en matière de sécurité routière, si le détail des analyses était publié. Après une chute en mai (-8,4%), puis en juin (-9,3%), ces données confirment la tendance à la baisse de la mortalité routière en France, amorcée en 2017 après trois années consécutives de hausse.
Au total, métropole et Outremer confondus, 344 personnes ont perdu la vie sur les routes, et 6.903 ont été blessées, un chiffre également en baisse, selon les estimations provisoires de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Concernant la seule métropole, le premier semestre 2018 affiche une baisse de 6% par rapport à la même période en 2017, avec 119 personnes tuées en moins.

Mais, objectivement, -5,5% constituent un ralentissement de 3 à 4 points de la tendance sur trois mois. Juillet 2018 enregistre la plus faible des trois "chutes" considérées - malgré l'explosion du nombre de PV - et la magie du décret Philippe apparaît donc douteuse.

Pavoiser semble de mauvais goût à la publication des premiers chiffres depuis la mise en place, au 1er juillet dernier, de la limitation controversée de la vitesse à 80 km/h, d'autant que, pour se rendre sur leur lieu de vacances, les estivants ne choisissent pas les 400.000 km de routes secondaires sans terre-plein central.

La mesure du gouvernement a-t-elle joué le rôle que Matignon lui attribue ?
"L'objectif [des 80 km/h], ça n'est pas d'emmerder le monde. C'est de faire en sorte qu'il y ait moins de morts et moins de blessés graves", avait commenté fin juin Edouard Philippe. Les chiffres de juillet ne donnent pas spécialement raison au Premier ministre, on vient de le voir. 

Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière, se veut d'ailleurs nuancé. "On peut penser que les 80 km/h ont joué un rôle, mais il faut rester extrêmement prudent", a réagi ce responsable, vendredi 10 juillet. Selon lui, il faudra attendre la fin de l'année pour avoir une analyse précise de l'impact de cette mesure. 

Mais, en attendant, Matignon n'hésite pas à instrumentaliser des chiffres partiels et provisoires sur la durée. Les statistiques servent à ça !

En grande vitesse, présidente de la Ligue contre la Violence Routière (LVR), Chantal Perrichon, a établi ses quartiers d'été dans les studios de la presse radio-télévisée.
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Qualifiée d' "horrible mégère" par Jean-Luc Nobleaux, auteur du livre 'Radars, le grand mensonge', cette insupportable rombière se plaint de menaces de mort. Mais, si ce n’est pas bien, en effet, elle devrait toutefois s’interroger sur les raisons qui font qu’elle est sans doute la femme la plus détestée de France. Sa haine de l'automobilisme et son totalitarisme sont contre-productifs ne peuvent être justifiés par son parcours personnel .
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"Soufflez- Mme Perrichon !"
Si vous avez un GPS qui vous avertit de la présence de radar, 1.500 euros d’amende, et 6 points en moins, c'est grâce à Perrichon ! Pour certains travailleurs, c'est un salaire mensuel et la moitié d’un permis de conduire : pas de quoi hanter les nuits de la rombière. Et Perrichon de glapir pourtant qu'il ne faut s'arrêter en si bon chemin. Si vous êtes surpris avec un téléphone portable à la main, on passe de 35 euros à 135 euros, et de 2 points à 3 points en moins. 
Perrichon, si je te tiens... je te dépose au fort de Brégançon : on dit qu'ils ont aménagé des salles de SM.

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