POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 1 août 2018

Benalla a soustrait des armes à la police, le jour de la perquisition

Les armes de Benalla se sont volatilisées le jour de la perquisition 

Qui a prévenu le "cowboy" de l'Elysée ?


L’ex-chargé de mission auprès de l’Elysée évoque l’intervention d' "un ami".

Dans son édition du mercredi 1er août, Le Canard enchaîné fait rebondir l’affaire Alexandre Benalla en révélant la déconvenue des policiers venus perquisitionner le domicile de l’ancien garde du corps du chef de l’Etat. L'armoire forte dans laquelle Alexandre Benalla stockait ses armes était introuvable, comme volatilisée.

Benalla a-t-il fait disparaître des pièces à conviction ?
C’est le 20 juillet dernier, en début de soirée, que les forces de l’ordre se rendent au domicile d’Alexandre Benalla, situé à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Les policiers sont finalement contraints de repartir : le serrurier n'est pas parvenu à crocheter la serrure de l’appartement, un modèle sophistiqué, haut de gamme et inviolable. 

En guise de scellé, ils apposent un simple autocollant sur la porte d’entrée, témoignant, selon l'hebdomadaire anarchiste, d’une "incroyable désinvolture".

A leur retour, le lendemain, l’armoire forte dans laquelle le proche d’Emmanuel Macron avait indiqué détenir des armes est introuvable, lorsque les policiers pénètrent dans le domicile d’Alexandre Benalla. 

"Nettoyage express ?", s’interroge l’hebdomadaire. L’ex-chargé de mission auprès de l’Elysée évoque l’intervention d’"un ami", sans que les policiers cherchent à en savoir davantage. L’avocat du syndicat policier Vigi demande au juge de réclamer un réquisitoire supplétif au sujet de cette histoire douteuse. C’est justement ce jour-là, le 30 juillet, qu’Alexandre Benalla retrouve ses armes et les rapporte à la justice.




L'histoire du "coffre-fort mystère" de Benalla dans "Le Canard" ce mardi soir.
L'armoire forte dans laquelle il était censé conserver ses armes n'a jamais été retrouvée lors de la perquisition à son domicile. En garde-à-vue, il a évoqué... l'intervention d'"un ami".
Qui a équipé le "cowboy" d'une armurerie ?

Dans un courriel faisant partie des MacronLeaks, le 
chef de cabinet et proche historique de Gérard Collomb à Lyon, Jean-Marie Girier, a écrit à Alexandre Benalla pour lui refuser un "achat d’armements".

Lors de son audition, 
par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, à de très nombreuses reprises, le lundi 23 juillet, Gérard Collomb a déclaré ne pas connaître Alexandre Benalla. Pourtant, selon les dossiers de la campagne d’En Marche disponibles dans les MacronLeaks, il semble bien que le responsable de la campagne d’Emmanuel Macron et aujourd’hui chef de cabinet du ministre de l’Intérieur, Jean-Marie Girier, connaissait bien Alexandre Benalla. Dans plusieurs courriels des MacronLeaks, on trouve la trace d’échanges entre les deux hommes, notamment sur la question d’achat d’armes. "Bonjour à tous les deux. Je viens de prendre connaissance d’une commande d’armes pour le mouvement. Il est bien évident que nous n’allons pas acheter d’armes, ou de flash-ball pour les quarante jours restants. Je suis surpris que nous n’ayons pas été saisis d’une telle démarche. JMG", a écrit Jean-Marie Girier à Alexandre Benalla et à Ludovic Chaker, secrétaire général d’En Marche.


Alexandre Benalla / Jean-Marie Girier © Tim Douet (montage)

Collabo de Gérard Collomb depuis 2012 (à la mairie de Lyon, puis à la métropole et enfin au ministère de l’Intérieur), Jean-Marie Girier est-il le seul du couple qu’il forme avec Gégé Collomb à connaître et avoir eu des échanges avec Alexandre Benalla ? C’est ce que devra déterminer l’enquête parlementaire en cours pour encore près de six mois. Or, à de multiples reprises, on l'a dit, Gérard Collomb a déclaré - notamment sous serment - qu’il ne connait pas Benalla. "Avez-vous déjà rencontré M. Benalla ?" lui a demandé Guillaume Larrivé (LR), co-rapporteur de la commission d’enquête. "Oui, mais je ne le connaissais pas et j’ignorais sa qualité auprès du président de la République. Je pensais d’ailleurs que c’était quelqu’un des services de police. La dernière fois que je l’ai croisé, c’était à l’occasion de la Coupe du monde de football”, a répondu Gérard Collomb. 
Questionné sur les informations de Mediapart à propos d’une accolade faite par Gérard Collomb à Alexandre Benalla le soir du 1er mai, Gérard Collomb a confirmé qu’il avait croisé Benalla ce soir-là. Le ministre de l’Intérieur a assuré, un peu énervé, qu’il est "urbain" et a salué les quarante personnes dans la salle ce soir-là.


Courriel envoyé à Alexandre Benalla par Jean-Marie Girier ©DR



Collabo de Gérard Collomb depuis 2012 (à la mairie de Lyon, puis à la métropole et enfin au ministère de l’Intérieur), Jean-Marie
Girier est-il le seul du couple qu’il forme avec Gégé Collomb à connaître et avoir eu des échanges avec Alexandre Benalla ? C’est ce que devra déterminer l’enquête parlementaire en cours pour encore près de six mois. Or, à de multiples reprises, on l'a dit, Gérard Collomb a déclaré - notamment sous serment - qu’il ne connait pas Benalla. "Avez-vous déjà rencontré M. Benalla ?" lui a demandé Guillaume Larrivé (LR), co-rapporteur de la commission d’enquête. "Oui, mais je ne le connaissais pas et j’ignorais sa qualité auprès du président de la République. Je pensais d’ailleurs que c’était quelqu’un des services de police. La dernière fois que je l’ai croisé, c’était à l’occasion de la Coupe du monde de football”, a répondu Gérard Collomb.

Questionné sur les informations de Mediapart à propos d’une accolade faite par Gérard Collomb à Alexandre Benalla le soir du 1er mai, Gérard Collomb a confirmé qu’il a croisé Benalla ce soir-là. Le ministre de l’Intérieur a assuré, un peu énervé, qu’il est "urbain" et a salué les quarante personnes dans la salle ce soir-là.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):