POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 7 juillet 2018

Guerre commerciale : les Etats-Unis tentent de mettre un coup d'arrêt à l'invasion des produits chinois

Les communistes chinois appellent l'OMC à l'aide



Pékin a saisi vendredi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour contester l'entrée en vigueur de droits de douane américains sur certaines importations chinoises, accusant l'administration Trump  du déclenchement de "la plus grande guerre commerciale de l'histoire économique". Le ministère chinois du Commerce a fait vendredi de son recours à l'OMC, dont l'une des tâches est de réduire les obstacles au libre-échange, après avoir la mise en oeuvre  immédiate de droits de douane de 25% sur un montant "égal" de quelque 540 produits américains, .
Pékin réagit ainsi à l'entrée en vigueur de droits de douane américains de 25% sur 34 milliards d'importations chinoisesLa Chine avait promis "de ne pas tirer la première", puisque ce n'était pas l'intérêt de l'agresseur, mais avait prévenu: "pour défendre les intérêts fondamentaux du pays et de sa population", elle sera contrainte de riposter. C'est ce qu'a fait Trump, pour défendre les intérêts fondamentaux des Etats-Unis et de sa population.
Il ne s'agit que d'un addendum à la plainte qu'avait déjà déposée le géant asiatique pour contester l'imposition, en mars dernier, des taxes américaines de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium, a précisé une source à Genève. 
Les nouveaux tarifs douaniers américains, entrés en vigueur vendredi, affectent 818 produits chinois dont des automobiles, des disques durs ou des composants d'avions, mais épargnent des produits populaires comme les télévisions et téléphones.
Une deuxième série de taxes sur 16 milliards d'importations entrera prochainement en vigueur, a rappelé jeudi Donald Trump, évoquant un délai de "deux semaines".

Les exportations chinoises avaient progressé de 44,5% sur un an, en février 2018, dépassant de très loin les pronostics (+13,6% !)

Au total, ce sont 50 milliards de dollars d'importations chinoises annuelles qui seront donc affectées par les mesures américaines, destinées à compenser le "vol" de propriété intellectuelle et de technologies par la Chine dénoncé par l'administration Trump, mais une pratique que laisse perdurer Bercy en France.
Les Etats-Unis ne devraient pas faire les choses à moitié, puisque Donald Trump envisage de porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés, soit la grande majorité des importations venues du géant asiatique (505,6 milliards de dollars en 2017).




Ces mesures douanières américaines ont fait tomber le déficit commercial des Etats-Unis en mai à 43,1 milliards, son plus bas niveau depuis octobre 2016 en dopant les exportations de soja vers la Chine (+89,6%), avant que cette denrée ne soit taxée en représailles.

Les anti-Trump soutiennent le dumping commercial chinois qui pénalise pourtant aussi l'économie française


Depuis des mois, les experts anti-américains développent la crainte d'une guerre commerciale et d'un coup d'arrêt des échanges de produits à travers la planète, actuels moteurs de la croissance mondiale.
Le Premier ministre chinois Li Keqiang, actuellement en Bulgarie, a estimé vendredi qu'une "guerre commerciale ne profite à personne". La presse française à l'écoute des rues de Pékin raconte que des consommateurs s'inquiètent par ailleurs de possibles hausses des prix consécutives aux taxes sur les produits américains. Ils se disent solidaires des autorités, insiste l'AFP. Cette agence de presse fait parler un chinois moyen fantasmé :  M. Yang (sic), client d'une supérette, lui aurait déclaré : "je ferai de mon mieux pour acheter chinois"... L'agence de presse hexagonale serait-elle devenue une adepte du patriotisme économique, sous réserve qu'il soit chinois ?
A la faveur du "secret des sources", la même agence se serait trouvée, à la fédération des détaillants, un homologue américain de Monsieur Yang (ou Chang !) pour affirmer que plusieurs produits vendus aux Etats-Unis pourraient voir leurs prix augmenter, "les étudiants devant débourser plus pour le mini-réfrigérateur dont ils auront besoin à l'université à l'automne". Quand aux vieux, n'en parlons même pas: ce n'est pas vendeur...
Nos  pro-chinois créent une psychose
Les partisans revanchards d'Hillary Clinton dénoncent les mesures protectionnistes prises par Donald Trump depuis le début de l'année. Selon eux, il ne défendrait pas l'emploi des travailleurs américains et sa balance commerciale, mais agirait à l'encontre de ses partenaires commerciaux, "suscitant exaspération et inquiétude," commentaire partisan non étayé : une 'infox' non chiffrée ne serait donc pas une 'fake news' ?
La Maison Blanche impose depuis le 1er juin des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminiumen provenance du Canada, de l'Union européenne, du Mexique ou de la Russie qui ont porté l'affaire devant l'OMC. Comme Pékin.
Dans le sillage de ces mêmes pays, Moscou a annoncé vendredi l'introduction de surtaxes sur une série de produits américains en réponse aux barrières douanières imposées à l'acier et l'aluminium.
Des experts mettent en garde contre les dégâts potentiels d'une telle politique, non seulement sur l'économie américaine mais aussi sur l'économie mondiale.
L'imposition de taxes réciproques "va peser sur la croissance, la confiance (des ménages) et les marchés financiers", ont réagi vendredi les économistes d'Oxford Economics. Pour information (1er juillet 2018),
 un rapport du cabinet Oxford Economics prévoit un possible rattrapage économique de Paris sur Londres, du fait du Brexit au Royaume-Uni et de l'élection d'Emmanuel Macron en France... : "la compétition entre les deux capitales européennes tend à se resserrer".  Ce cabinet se fonde sur des prévisions ! Celles d'une croissance du PIB de 1,6 % prévue d'ici à 2021. En attendant, et après 14 mois (voire plus de 6 ans, en comptant les temps de services de Macron à Hollande, depuis 2012), Paris se positionne en 18e position dans le classement des villes d'Europe réalisé par le cabinet "indépendant" anglo-saxon. Loin derrière Londres à la 8e place et ses 2,3 % de croissance escomptés au cours des prochaines années : un rattrapage de dix places ?.... Oxford Economics considérait jusqu'ici que l'Elysée - sans rien faire - pourrait trouver avec le Brexit une fenêtre d'opportunité et devenir un refuge prisé pour les salariés quittant la City. Trump brise les rêves jupitériens de succès les doigts dans le nez. A la tête du classement d'Oxford Economics, c'est plutôt Varsovie qui affiche la plus forte croissance pour les cinq prochaines années (+3,5 %). Chez les ouvriers de Whirlpool, le protectionnisme fait recette : les ouvriers de l'usine d'Amiens bientôt délocalisée en Pologne, hésitent entre  colère, résignation et espoir : pour protéger l'emploi, il faut plus de protectionnisme.
Trump réagit aux menaces de ces dernières semaines : des entreprises américaines ont averti qu'elles pourraient licencier, faute de rester compétitives, voire mettre la clé sous la porte. "L'économie se porte probablement bien mieux que par le passé, avant que nous réglions le problème des accords commerciaux inéquitables passés avec chaque pays", a-t-il estimé.
Du côté chinois, "la guerre commerciale va ralentir la croissance du PIB chinois de 0,2 point de pourcentage" en 2018, a estimé un responsable de la Banque centrale, jugeant toutefois l'impact "limité".

Les exportations chinoises augmentaient beaucoup plus que prévu

Le péril jaune s'est accru à un rythme le plus rapide en trois ans en février, ce qui donne à penser que la croissance économique chinoise reste solide, malgré la possible détérioration des relations commerciales avec les Etats-Unis et la propagande macronienne.
Dépassant largement les anticipations des économistes, les exportations chinoises ont progressé de 44,5%, tandis que les importations n'ont avancé que de 6,3%, montrent les statistiques douanières sur un an,  publiées jeudi. Cela fait ressortir un excédent commercial de 33,74 milliards de dollars (26,9 milliards d'euros), pour le mois.  Réuni en janvier-février, il  a même crû de 43,6% sur un an à 54,32 milliards de dollars.


Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):