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lundi 23 juillet 2018

Benallagate: Macron-Frankenstein renie sa créature

"Il n’y aura pas d’impunité", assure Macron

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, doit être auditionné ce lundi 23 juillet par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. 

Le fantôme du président de la République se mure dans son blockhaus de l'Elysée, empêtré dans le scandale de l’affaire Benalla, mais reçoit les hauts personnages de l'Etat qu'il a impliqués dans l'affaire de violences physiques et de privilèges qui s'abat sur son couple avec Benalla, son garde du corps. Selon Le Parisien, l'ex-maître des horloges a reçu dimanche soir, dans le plus grand secret, le Premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Bruno Roger-Petit, et le patron de LREM, Christophe Castaner, pour trouver une issue à la crise politique la plus grave depuis le début de son quinquennat. 

Macron a reconnu "des dysfonctionnements à l’Elysée"
dont il est pourtant le chef

"On est dans le flou"
Face à ce qu’un ancien Premier ministre décrit comme "une catastrophe généralisée", le chef de l’Etat a, selon son entourage, demandé de "mener une réorganisation pour éviter qu’un tel dysfonctionnement se reproduise".  La faute à l'organigramme ?

Le président aux abois juge "inacceptables" les faits reprochés à Alexandre Benalla. Il ne craint pas toutefois d'assurer qu' "il n’y a pas eu et qu’il n’y aura pas d’impunité". Des paroles tenues à huis-clos qui ne peuvent suffire sans doute à faire retomber la colère de l'opposition entière, de gauche comme de droite et apaiser un parti présidentiel hagard. 
"Qu’il parle ou pas, ça lui sera de toute façon reproché", gémit la députée LREM Olivia Grégoire, accablée par les révélations du régime  très spécial accordé au jeune ex-sergent de 26 ans fait lieutenant-colonel de la réserve citoyenne à 10.000 euros mensuels, avec logement de fonction dans une annexe de l'Elysée et voiture avec chauffeur. Un couac? Une bavure? Que dis-je un scandale d'Etat !
 "Il y a une enquête judiciaire en cours et le principe de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le législatif s’impose. S’il venait à parler, je vois déjà Mélenchon dénoncer une tentative d’instrumentalisation de la justice !" argue pourtant Olivia Grégoire, une juppéiste qui fut chargée de mission auprès du Premier ministre Raffarin (2002-2005), et ex-collaboratrice de Xavier Bertrand, alors ministre des Affaires sociales (2005-2007).

Le gouvernement fait le dos rond et attend la fin de la tempête.
"L’enchaînement des événements reste trop mouvant pour que sa parole soit décisive," abonde la presse à propos de Macron, à l’instar de la majorité LREM à l’Assemblée, tenue au silence depuis vendredi et laissée "dans le flou".
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Macron est-il un Frankenstein, ou Prométhée moderne,
créateur du monstre de son "monde nouveau" ?
"On est écœurés par ce lynchage médiatique d’un jeune homme de 26 ans…", aurait osé tenter un proche - mais anonyme - du président de la République. L'aimable "jeune homme de 26 ans" est surpris en action ci-dessus... L'anonyme s'est-il interrogé sur le degré de dangerosité d'un schizophrène tel que Benalla pour ...le chef de l'Etat ? Voilà un sujet de réflexion recevable dans l'hypothèse où l'Elysée voudrait soustraire le favori à la justice...

Alors, qui est le lampiste sur qui s’abattront les sanctions jupitériennes ? Bien qu'il soit celui qui ne pouvait rien ignorer, 
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un ministre d'Etat comme Gérard Collomb peut-il servir de fusible à Macron ? 
Dans le viseur, le directeur du cabinet du chef de l’Etat, Patrick Strzoda, ainsi que le pensionnaire de l’hôtel de Beauvau, Gérard Collomb.

L'Elysée couvre les violences d'Alexandre Benalla : vers un scandale d’Etat ?
Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron et proche de ce dernier, apparaît dans une vidéo dans laquelle il commet des violences intolérables, tout en usurpant des signes réservés à la police, usurpation réitérée sur d'autres vidéos et photos des manifestations du 1er mai dernier.
Ce conseiller est filmé avec un brassard de la police nationale lors des manifestations du 1er mai, puis avec un casque de CRS étranglant un homme à terre pendant une manifestation ou bousculant une jeune femme place de la Contrescarpe.
Le quotidien Le Monde indique qu'Emmanuel Macron a été personnellement mis au courant de ces méfaits. Or, non seulement cette affaire a été sciemment dissimulée à l'opinion publique mais aucun signalement n'a été fait à la justice en contradiction avec l'article 40 du Code de Procédure Pénale. En effet, tout serviteur de l'Etat doit avertir le procureur de la République s'il a connaissance d'un délit ou d'un crime. 
Contrairement à ce qu’affirme l’Elysée, Alexandre Benalla continue de travailler pour M. Macron puisqu’il était présent le 1er juillet pour l’entrée au Panthéon de Simone Veil ainsi que dans le car des Bleus lundi sur les Champs-Élysées. L'Élysée n'a pas renvoyé M. Benalla, puni d'une simple mise à pied de 15 jours? alors qu'un autre collaborateur, Vincent Crase, employé de la République En Marche, a vu sa collaboration avec la Présidence de la République prendre fin suite aux faits.
La dissimulation par l’Elysée de ces faits depuis le 1er mai, les 15 jours de mise à pied, fausse sanction, compte tenu de la gravité des faits et l’absence d’intervention judiciaire révèlent le rôle trouble du cabinet de M. Macron, voire d’une mission commandée par l’exécutif.
En effet, alors que le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron avait prétendu que M. Benalla avait une autorisation d'être présent en tant qu'observateur parmi les forces de l'ordre lors de la manifestation du 1er mai, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet vient d'indiquer ce jeudi matin devant l'Assemblée Nationale que cette autorisation n'avait jamais existé.

L'Elysée a-t-il donné une mission à M. Benalla au mépris de l'Etat de Droit ? Se croit-on tout permis à l'Élysée, outrepassant les règles du Ministère de l'Intérieur et du Ministère de la Justice ?
Cette nouvelle affaire révèle l'esprit de caste du nouveau pouvoir organisé par Emmanuel Macron, qui se croit au dessus des lois et des Français. La République En Marche n’en est pas à son coup d’essai, après les violences du Député M'Jid El Guerrab qui avait asséné des coups de casques au premier secrétaire de la fédération socialiste des Français de l’étranger [Boris Faure].

Monsieur Macron doit à présent répondre à trois questions :
1. Pourquoi de véritables sanctions n’ont-elles pas été prises ?
2. Pourquoi Alexandre Benalla travaille-t-il toujours pour l’Elysée ?
3. Et surtout, quelle était la mission de son proche conseiller lors de cette manifestation ?
Nicolas Dupont-Aignan
Député de l’Essonne
Président de Debout la France

 

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