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vendredi 27 juillet 2018

Benalla nie avoir tabassé et avoir abusé de sa proximité avec Macron

"Je ne considère pas avoir commis d'actes répréhensibles", assure le schizophrène Benalla

Le mis en examen déploie un plan com' à faire de nouveaux envieux

Après avoir bénéficié d'un long entretien avec Le Monde, Alexandre Benalla était l'invité du 20h00 de TF1, vingt-quatre heures plus tard. Le mis en examen pour "violences en réunion" soigne son image et sa défense avec un plan com' qui prévoit même un prochain entretien avec un troisième organe de presse.

Rasé de frais, l'ex-barbu casqué et cagoulé est apparu en enfant de choeur, cherchant à se faire donner le bon dieu sans confession. Alternativement ange et démon, le premier de la classe présentait ce vendredi soir sa face idéalisée, à l'opposé du barbouze du 1er Mai. 

En dépit des vidéos, il affirme qu'il n'a pas porté de coups, notamment un coup de poing sur la nuque et un coup de pied au sol, sur un manifestant, le 1er-Mai. Mais, ce soir, BFMTV  propose un long débat, entre autres sur ces violences, mais ne montrant pas les images du passage à tabac. 
Les re-voilà donc, rien que pour BFM TV, avec des commentaires sur son antenne...

Benalla regrette toutefois d'avoir exposé Emmanuel Macron du fait de son dévouement corps et "âme", 24/24 h et alors même qu'il est officiellement suspendu, puis en disgrâce.

"Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n'y a aucun coup porté," estime-t-il en costume cravate au 20h de TF1. Alexandre Benalla est resté sur sa position - celle de Macron - qu’il avait déjà esquissée pour Le Monde, jeudi. Sa bonne conscience citoyenne dicte au protégé de Jupiter qu'il n’a pas commis d’actes répréhensibles par la loi. "Je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J'ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants", poursuit-il. Mérite-t-il pour autant la légion d'honneur ?


Mis en examen notamment pour "violences en réunion" et, finalement, licencié par l'Elysée, il se dit choqué que les media n’aient pas diffusé les images d’avant et les images d’après la vidéo fatale où on le voit molester deux manifestants. "C’est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation", explique-t-il.

Bien qu'il démente être un proche, Alexandre Benalla regrette d'avoir exposé Emmanuel Macron.
Comment le serait-il, à moins que d'être, non pas un collaborateur, mais un proche, si ce n'est un intime, qui accompagne le couplé présidentiel dans ses déplacements privés ? "J'ai commis une grosse faute, une grosse bêtise", feint de reconnaître le vingtenaire. Mais, selon lui, cette faute consiste seulement à avoir exposé Emmanuel Macron. "Le président de la République n’a rien à voir dans les événements du 1er-Mai. On essaie de l’atteindre avec cette affaire", continue-t-il, en service commandé.



Concernant le port du brassard de police, le schizophrène déclare qu'il lui a été remis par les policiers et que c'est une pratique courante pour que les forces de l'ordre ne confondent pas les observateurs avec des ...manifestants, les 'black blocs' du 1er Mai. Si jamais il était de pratique courante chez les observateurs - acteurs politiques, journalistes, juristes, experts -  de lancer des bouteilles et des cendriers à la tête des policiers, comme ce jour-là, Place de la Contrescarpe...

Benalla se défend de tout dédoublement de la personnalité


"Je n’ai pas le sentiment de m’être pris pour un CRS ou un policier; j’étais invité en tant qu’observateur, ça n’a pas été fait à ma demande, mais j’y ai répondu favorablement." Ainsi, les policiers qui veulent sa peau vont-ils au-devant de ses moindres désirs... Mais ne dit-on pas aussi qu'ils craignent l'homme du président ?

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé la création "d'une convention accompagnée d'une charte rappelant les obligations de l'observateur, ainsi que le port d'un signe distinctif permettant de l'identifier sans ambiguïté". Le septuagénaire a encore de beaux réflexes...

Rémunéré pendant sa suspension

Sa suspension de 15 jours, Benalla dit l'avoir vécu comme une "humiliation", d'autant plus que son attachement au couple Macron ne lui a pas épargné une suspension pour de vrai, certifie-t-il.


Concernant son salaire dont on sait qu'il a continué à lui être versé pendant cette période, il déclare qu'il a bien été suspendu mais que, dans les faits, il a touché 15 jours de congés payés qu'il n'avait pas pris. Comprend qui peut, puisqu'il nous explique que son retrait sur salaire correspond à un trop perçu !...


Enfin, le suspendu en disgrâce dit n’avoir accompagné Emmanuel Macron qu'à trois événements publics depuis sa suspension. Le 14-Juillet, l'hommage à Simone Veil - la "meuf qui est dead", selon une autre disgrâce de l'entourage juputérien, l'immense Sibeth Ndiaye - et le retour des Bleus. C'est à l'occasion de ce dernier hommage qu'Alexandre-le-Bienheureux protégé dit avoir parlé pour la dernière fois au président de la République. Il eût plutôt fallu qu'il nous parlât de ses escortes privées.

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