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samedi 14 avril 2018

Montpellier - Macron exaspère des manifestants contre les réformes gouvernementales : 51 interpellations

Les Français ne comprennent que trop bien ce qui les attend et n'ont besoin ni de "pédagogie", ni de décryptage...

Une manifestation de "convergence des luttes" contre le gouvernement a rassemblé 1.000 à 2.000 personnes samedi à Montpellier
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Des incidents ont éclaté dès le départ du cortège autorisé. Regroupant 1.000 personnes, selon la préfecture et quelque 2.000, selon les organisateurs, il a dégénéré en affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, quand le cortège a quitté les Jardins du Peyrou en direction la gare SNCF Saint-Roch.

"Plus de places dans les facs pour pas finir à la BAC", "ZAD partout", "Police nationale, milice du capital" scandaient notamment les jeunes manifestants filmés par la police. 
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"Baisse ton arme", criaient-il également en direction des policiers anti-émeutes. Dans une bousculade, un policier a fait tomber une activiste quinquagénaire qui le filmait.

Des projectiles - notamment des bombes de peinture et des fumigènes rouges - ont été tirés vers les dizaines de policiers et CRS déployés qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et ont, de fait, barré le parcours initialement prévu pour la manifestation. 

Quand elle le veut, l'AFP identifie les manifestants. Ils n'étaient plus des "personnes" et, au pire, des "individus": "nombre de participants à cette manifestation anti-gouvernementale hétéroclite - qui fédérait notamment de jeunes anarchistes (anarcho-autonomes), des opposants à la loi sur l'accès à l'université, des militants défendant les droits des migrants - ont alors crié à la "répression policière comme à Notre-Dame des Landes".

Au total, 51 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l'Intérieur

Un peu avant 16h00, quelque 200 manifestants au visage dissimulé ont affronté les forces de l'ordre abondamment déployées.
Le cortège a ensuite pris une autre voie à travers le centre ville, vers la préfecture, dont l'accès était défendu par d'importantes forces de l'ordre. 

Une partie du cortège s'est engagée dans des rues commerçantes où plusieurs vitrines ont été brisées, notamment celle de banques, agences immobilières et magasins de téléphonie, rapporte la presse qui ne prétend plus que les casseurs agissaient "en marge" du défilé.

VOIR la présence de Muriel Ressiguier, députée de l’Hérault de La France insoumise:

Passée sans s'arrêter par les classes préparatoires littéraires du lycée Joffre à Montpellier, au bout du compte, elle aurait obtenu une licence de lettres modernes, et encore le doute plane-t-il, puisqu'elle est détentrice d'un brevet de technicien supérieur (BTS). 
Cette étudiante régressive précise qu'elle est organisatrice : "C’est exactement ce qu’on veut, nous, éviter". "Si ni le préfet, ni la préfecture, ne veulent de violence, il faut aussi donner des signes. Nous on était prêts à encadrer au maximum les manifestants; on était plusieurs à ne pas être étudiants et avoir prêté main forte au service d’ordre, le but c’était que ça se passe sans violences ni contre les policiers, ni contre les manifestants. Et, là, le message de fermeté, c’est des parents, c’est des familles qui sont là pour manifester, c’est assez choquant, c’est assez rare à Montpellier. Je manifeste depuis très longtemps, ça arrive quelque fois, en général quand ça arrive c’est qu’on siffle la fin de la récré d’un mouvement. Mais, je pense que les jeunes ne s’arrêteront pas; ils luttent pour des choses profondes et ils ne sont pas les seuls à lutter, on voit la convergence partout. C’est un message inutile et ça pouvait très bien se passer aujourd’hui et c’est très dommage".

L'élue de l'extrême gauche précise son rôle : "manifestement, il y a un petit signal qui est envoyé pour siffler la fin du mouvement". Et explique : "Nous avons essayé de négocier un autre parcours, ça nous a été refusé, donc le danger c’est que les jeunes ne sachent plus trop quoi faire et décident quand même de faire la manifestation et que des violences éclatent. 



La Ligue des droits de l'Homme héraultaise a dénoncé de nombreuses "atteintes au droit de manifester", assurant notamment qu'une trentaine de manifestants auraient été pris dans une "nasse policière", près de l'université Paul Valéry, bloquée aux étudiants par des trotskistes (étudiants ou non) depuis mi-février pour s'opposer à la loi sur l'accès à l'université, alors que les partiels sont en cours. 
Selon la LDH, cette intervention aurait fait "quatre blessés légers" parmi les étudiants.

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