POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

lundi 9 avril 2018

Entretiens scandés: Macron va-t-il bloquer la télé deux jours par semaine pendant trois mois ?

L'ex-banquier donne au passage un coup de pouce à un site anti-capitaliste révolutionnaire

Après TF1 jeudi, Macron dimanche soir sur BFMTV, RMC et Mediapart : a-t-il adopté la méthode des cheminots?

Résultat de recherche d'images pour "Macron Mediapart"
Le banquier Macron fait la promotion de l'extrême gauche :
a-t-il viré anti-capitaliste et révolutionnaire
ou cherche-t-il à récupérer les trotskistes du PS et de la CFDT ?
Macron a prévu que le JT de 13h00 sur TF1 prévu jeudi ne suffira pas. L'Elysée annonce qu'Emmanuel Macron a décidé de nous pourrir la vie non seulement dans les transports en commun en journée, mais aussi à la télévision, en soirée.  La radio RMC, à la radio, BFMTV à la télévision, et le site Mediapart sur Internet, ont en effet accepté de se prêter à un entretien avec le chef de l'Etat, dimanche soir dans le cadre d'une émission spéciale diffusée à 20h35 par ces trois media à la fois : pas moyen d'y couper ?

Le président de la République fait beaucoup d'honneur à l'opposition trotskiste
Parce qu'il a suscité des contestations sociales du fait de ses réformes, soi-disant incomprises, mais rejetées, et de sa manière autoritaire, avec promesse de passage en force par ordonnances, notamment à la SNCF, répondra en direct durant deux heures à Jean-Jacques Bourdin pour BFMTV et RMC et à Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, site trotskiste, donc révolutionnaire, presque un an après son arrivée à l'Élysée, vu le besoin de "pédagogie", comme il aime à le dire : voici maintenant les punitions du dimanche ! 

Selon les trois media, ce face à face, qui se déroulera à Paris dans un lieu encore tenu secret (les bureaux de Charlie hebdo ?), répond à un engagement du chef de l'Etat, pris avant son élection.
"Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron s'était engagé auprès des rédactions de BFMTV et RMC d'une part, de Mediapart d'autre part, à revenir répondre à leurs questions s'il était élu président de la République", soulignent-ils.

"Depuis l'élection, BFMTV/RMC et Mediapart avaient séparément renouvelé leurs invitations. Près d'un an après son entrée à l'Elysée, le président de la République a proposé à BFMTV, RMC et Mediapart d'organiser ensemble une émission, au cours de laquelle il répondrait aux questions de Jean-Jacques Bourdin et d'Edwy Plenel pour faire le bilan de son action", ajoute le communiqué.

Le journal en ligne Mediapart, qui fête cette année ses dix ans, a dû justifier auprès de ses lecteurs anti-capitalistes d'avoir accepté ce format d'entretien inhabituel, singulièrement avec un ex-banquier, hors de ses locaux et qui ne permettra pas à l'ensemble de sa rédaction d'intervenir.

"Comment un journal comme Mediapart, qui dénonce avec constance le présidentialisme et le fonctionnement de la Ve République, peut-il se plier à cet exercice convenu de l'interview présidentielle, symbole par excellence de la dérive monarchique du pouvoir ?", a reconnu le site, ajoutant qu'après avoir pesé le pour le contre, "nous avons décidé de faire confiance à notre savoir-faire collectif".

Cependant, alors que l'Elysée avait proposé que l'émission se déroule "à l'Élysée ou dans un lieu culturel", Mediapart a précisé avoir imposé à Macron une ligne rouge à ne pas dépasser, en accord avec Jean-Jacques Bourdin, en refusant qu'elle se tienne dans le palais présidentiel. "Le choix définitif du lieu sera connu dans les jours à venir", a ajouté Mediapart.

Macron va ainsi donner monopoliser la télévision entre trois et quatre heures en quatre jours, puisqu'il se sera déjà invité jeudi au JT de la mi-journée de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1.

Alors que cet entretien sur TF1 se déroulera - en milieu rural - dans l'école du petit village normand de Berd'huis (Orne) et qu'il devrait être l'occasion pour le président de s'adresser plus particulièrement aux retraités et aux ruraux, publics fétiches, à la mi-journée, de ce JT, celle diffusée par BFMTV/RMC et Mediapart - en milieu urbain - lui permettra de parler le soir, à un horaire plus favorable aux actifs, selon l'AFP, en admettant que cette vision clivante soit lucide: les ruraux sont-ils inactifs en semaine et seuls les urbains ont-ils besoin du repos du dimanche ? 
De plus, le créneau du dimanche soir, de grande écoute, pourrait lui assurer une audience plus importante que jeudi ou faire pester les téléspectateurs : les amateurs du film du dimanche soir -urbains ou ruraux- risquent fort d'être absent au rendez-vous... A cet égard, il sera intéressant d'observer la programmation des chaînes de divertissement ce soir-là : sera-t-elle dissuasive ou favorable ?...

La rue fait descendre Jupiter dans l'arène et se frotter à la presse

Macron ne peut pas zapper la presse plus longtemps.
VOIR et ENTENDRE comment il a commencé par la maltraiter :

Manifestement entouré de collaborateurs peu charismatiques, voire détestés,
 Macron se sent obligé de monter au créneau : Nicole Belloubet a manifesté son peu d'allant aux personnels pénitentiaires, Agnès Buzyn a gaffé à chaque sortie et Elisabeth Borne a mérité sa réputation d'esprit borné, tandis que Nicolas Hulot est dans l'évitement permanent, et que les hommes passent pour des bouffons, tels les Dupont-Dupond, Christophe Castaner et Benjamin Griveaux, ou les élu-e-s suffisants et insupportables de dévotion macronienne, tels Sylvain Maillard ou JB. Djebbari et les têtes à claques Aurore Bergé, Pacôme Rupin ou Sacha Houlié, sans compter ses député-e-s qui ne savent pas lire les notes qui leur sont préparées.

Depuis son accession à la présidence, méfiant, voire méprisant, de la presse, il n'avait jusqu'ici accordé à des chaînes françaises que deux occasions de l'interroger.
Après avoir renoncé l'été dernier à la traditionnelle émission télévisée du 14 juillet, il s'était invité au 20h00 de TF1 en octobre, puis avait demandé en décembre une long temps d'antenne à France 2 depuis l'Elysée dont le style original (une "déambulation" à travers le palais présidentiel) avait suscité beaucoup d'agacement.

Deux fois, ça va; trois fois, bonjour aux dégâts.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):