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dimanche 22 avril 2018

Blocages du gouvernement chez Air France et à la SNCF

Air France et la SNCF dans l'impasse

Macron conduit ces deux conflits sur des voies de garage 
et les voyageurs vers une nouvelle galère
Cul-de-sac de Roissy-SNCF :
la ligne directe est-elle devenue inutile ?
Les cheminots de la SNCF et les personnels d'Air France sont appelés à cesser le travail lundi et mardi et les perturbations prévues s'annoncent équivalentes à celles des épisodes précédents.
Pas de convergence, mais une coïncidence inédite des luttes. Pour la première fois depuis le début des deux conflits, les grèves à Air France et à la SNCF tombent aux mêmes dates, deux jours de suite.

Sur le rail, le cinquième épisode de la grève en pointillés a commencé dimanche à 20h00.

Il impacterait un peu moins que le quatrième, avec en moyenne 2 TGV sur 5 en circulation lundi, 3 RER et Transilien sur 7, ainsi que 3 Intercités sur 10, selon les prévisions communiquées par la compagnie ferroviaire. "Le trafic sera en amélioration", a déclaré le président de la SNCF Guillaume Pepy à la mi-journée, les chiffres annoncés étant en légère hausse par rapport aux précédentes journées de mobilisation.
Mais la situation restera très contrastée d'une ligne à l'autre. Mardi et mercredi derniers, seul un TGV sur trois, un Intercités sur quatre, deux TER et Transilien sur cinq avaient été maintenus.

Le nombre de grévistes n'a cependant pas varié: "Il y a quatre cheminots sur cinq au travail" mais "ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%", a indiqué G. Pepy. "C'est beaucoup moins qu'au début de la grève, où on était à 77%", a-t-il ajouté, affirmant que "la grève s'érode lentement".

Le vote de la réforme ferroviaire mardi à l'Assemblée nationale n'a toutefois pas découragé les syndicats, qui ont suspendu jeudi leurs discussions avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et demandé à négocier directement avec le Premier ministre, Edouard Philippe, lequel a refusé de s'exposer.

Pour faire pression sur l'exécutif, les autres épisodes de grève programmés sont maintenus jusqu'à fin juin et le mouvement pourrait même être prolongé en juillet et août, selon Le Parisien, qui mise sur l'exaspération des usagers, y contribuant même, car seul un dépassement sur juillet est évoqué.
Le patron de la SNCF ne se déclare-t-il d'ailleurs pas convaincu qu'"il n'y aura pas de grève cet été parce que les cheminots sont des gens responsables" ?

Air France peine à redécoller

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Avril 2018
La grève reste suivie dans les airs aussi, même si les prévisions officielles de trafic pour la dixième journée de grève en deux mois sont un peu meilleures que pour la précédente.
Air France prévoit en effet d'assurer 75% de ses vols lundi, contre 70% mercredi dernier.
Dans le détail, la compagnie table sur 65% de vols long-courriers maintenus, un taux identique pour les moyen-courriers au départ et vers l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et 85% pour les court-courriers à Paris-Orly et en province

Le nombre de grévistes tenus de se déclarer avant le mouvement est en baisse d'environ trois points chez les pilotes (28,1%), ainsi que chez les hôtesses et stewards (19,6%), mais de moins d'un point parmi les personnels au sol (13%) qui ont visiblement davantage besoin d'une hausse des salaires.

La direction a annoncé vendredi "le lancement d'une consultation auprès de l'ensemble des salariés" L'entreprise "regrette la poursuite de ces grèves" et rappelle avoir "fait plusieurs propositions pour sortir du conflit" : 2% d'augmentation immédiate des salaires et 5% supplémentaires étalés sur trois ans. Les syndicats réclament, eux, 5,1% dès cette année.

Le PDG Jean-Marc Janaillac a clairement mis sa démission dans la balance: si le résultat "est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester", a-t-il prévenu vendredi.
Une "tentative de passage en force (...) rappelant les pires époques du dialogue social", a réagi Grégoire Aplincourt, président du Spaf, deuxième syndicat de pilotes.
Le patron d'Air France "essaie de dramatiser la situation (...) en se mettant en avant et en promettant le chaos", a estimé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFM TV. Pour lui, "ce n'est pas la bonne solution".

Rappelons que le gouvernement a un ministre des Transports: pas de chance, c'est Hulot !

Impasse chez Air France et à la SNCF

Air France et la SNCF dans l'impAir France et à la SNCF

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