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mercredi 28 mars 2018

Du sursis pour l'apologie du terrorisme : permis d'égorger du gendarme ?

Poussier a droit à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme

Or, Stéphane Poussier est pourtant un candidat de la France Insoumise 

L'"abruti" que Mélenchon sélectionna pour LFI
aux législatives 2017 dans le Calvados
Une chance que la sanction des urnes ait été plus cinglante que la justice.
La France insoumise (LFI) avait jugé ce sexagénaire digne d'être son candidat aux dernières législatives du Calvados. L'odieux personnage a obtenu 3,48% des suffrages à Pont-l'Evêque.

A la veille d'un hommage national - utile et nécessaire, mais dérisoire -  à sa cible, Stéphane Poussier a été condamné pour ses tweets nauséabonds. Avec sursis... Le 'risque maximum' de honte n'est pas inatteignable : nos juges ne cessent de crever son plafond de verre. C'est leur liberté, appelée 'indépendance'; la loi leur donne tous les droits.

Le camarade Rémi Fraisse est un jeune activiste écologiste radical tué dans un affrontement avec la police au barrage de Sivens dans le sud-ouest de la France. 

Certes, peu de voix dissonantes ont osé faire entendre l'infamie qui sous-tend l'idéologie de ceux qui ne craignent pas habituellement d'attaquer la République de l'intérieur. Rares sont-ils, mais ils existent ceux qui n'hésitent pas à tenter d'amoindrir le panache et l'abnégation d'un homme qui, par son sacrifice, sous le couteau d'un égorgeur islamiste, a remporté une victoire éclatante sur nos renoncements, sans gilet pare-balles. Notre héros est mort de ses blessures, dont un égorgement.

Mais Agoravox s'adonne à l'amalgame et la victimisation.
"Dans tous les partis politiques, on trouve des brebis galeuses, avance-t-il. Des hurluberlus qui font honte et qu'on s'empresse généralement d'évincer une fois que la lumière médiatique s'est braquée sur eux," sans jamais mentionner l'assassin islamiste.
Le site évoque toutefois d'autres publications, où Poussier se pose en victime (de l'extrême droite?), affirmant, pour marquer son absence de solidarité : "Je ne suis pas gendarme", et invite les "lèches-culs qui chougnent (sic) sur la mort d'un colonel de gendarmerie" à quitter sa page.
De tels propos lui ont valu, sans surprise, un flot de réactions de rejet, allant parfois jusqu'à la menace, voire la menace de mort : mais Agoravox ne le traite-t-il pas lui même de tous les noms, ci-dessus ? "Refusant tout mea culpa [laïc], insiste encore Agoravox, "l'homme dit s'être procuré un fusil pour parer à toute agression." A chacun sa notion d'"homme," dont est fait l'humanisme de gauche...

Des cérémonies d'hommage aux quatre victimes unit, par la pensée, tous les citoyens de France

Une messe oecuménique a créé cette illusion le 25 mars, dimanche des Rameaux, à Trèbes, où "chrétiens et musulmans se sont recueillis côte à côte," écrit le journal local. L'évêque de Carcassonne et Narbonne, Mgr Alain Planet, présidait la célébration eucharistique, en présence des représentants de la communauté musulmane,  de Trèbes et Carcassonne (et peu au-delà), en signe de solidarité et pour se distinguer du terrorisme islamiste, alors qu'on attend d'eux, en vain, tel Mohamed Belmihoub, imam de la mosquée du Viguier de Carcassonne, qu'ils éradiquent ceux qui, parmi, eux, gangrènent la communauté française. "Votre présence nous dit que les fauteurs de haine ne gagneront pas", estime l'évêque, tandis que l'imam Belmihouh affirme, sans retenue, à propos des attentats : "La communauté [musulmane a été] poignardée, l'islam lui-même [a été] poignardé par des gens [des frères] qui utilisent des symboles chers à nos cœurs." Le colonel de gendarme n'a pas fait de phrases, comme, l'air pénétré,  en prononcera Macron à 11h00, ce mercredi.  Seul, Arnaud Beltrame a agi en se substituant courageusement à une otage et en donnant sa vie. Seul, il a été poignardé...

Un hommage national aux Invalides 
La mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui aurait eu 45 ans en avril, a suscité une immense émotion et de nombreux hommages en France et dans le monde. Une cérémonie d'hommage national aura lieu mercredi à 09h30 GMT aux Invalides à Paris, en présence du président Emmanuel Macron qui prendra la parole.

Ce héros, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, 44 ans, est devenu "l'honneur de tout un pays", selon les premiers mots d'Emmanuel Macron, toujours aussi prompt à parler, beaucoup moins à agir. 
C'est, en fait, par un tweet, qu'il déclara, le 24 mars : "Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort au service de la nation, à laquelle il avait déjà tant apporté. En donnant sa vie pour mettre un terme à l'équipée meurtrière d'un terroriste djihadiste, il est tombé en héros et mérite "respect et admiration de la nation tout entière"." Tombe-t-il, celui qui offre sa vie ?

Son premier ministre Edouard Philippe a de surcroît assumé l'inaction gouvernementale par un excès de langage, évoquant le "risque zéro" inaccessible et justifiant que rien ne bouge dans une législation inadaptée à l'état de guerre dans lequel les islamistes maintiennent la France, d'autant qu'elle affiche son inaptitude à prendre les armes pour protéger sa population.

La France insoumise n'a pas tardé à réagir à la spontanéité de l'un de ses acteurs politiques locaux

Tweeter sa haine de la République et de ses représentants emblématiques, ç'est maladroit ! Alors, au HuffPost, Alexis Corbière - celui qui occupait en famille (d'avocate et d'enseignant) un logement de la Ville de Paris soustrait à une plus défavorisée que la sienne  -  n'a pas hésité à faire part de son indignation, dénonçant des "messages abjects, ignobles" et notant avec les autres qu'ils sont "aux antipodes de tout ce que l'ON pense et de ce que l'ON a dit sur le lieutenant-colonel Beltrame". Pas sûr qu'il s'y incluse.

"On est en train d'établir le contact avec lui pour qu'il retire ses tweets [faire disparaître les preuves de l'infamie de LFI], mais nos appels et messages restent pour le moment sans réponse", poursuit l'élu de Seine-Saint Denis, pour qui "ce personnage secondaire" ne devrait pas s'exprimer au nom du parti mélenchoniste. Secondaires, les candidat-e-s LFI à la députation ?

"Il n'a pas la légitimité de se réclamer de la France insoumise, lance Corbière qui n'a pas froid aux yeux, s'agissant d'un individu que Mélenchon a sélectionné pour représenter le parti...  "Et, par ailleurs, on va lui demander de retirer toute référence à notre formation", poursuit Alexis Corbiere, comme si son "d'ailleurs" avait une réelle valeur de preuve que tout le sac de pommes n'était pas pourri. Et de préciser que "la camarade qui était sa suppléante est sans nouvelle de lui depuis plus de deux mois". Un homme de terrain, proche de la population : probablement immergé...
Les islamistes sont déclarés "déséquilibrés", mais quid des militants LFI ?En 2013, le militant d'extrême gauche s'était déjà distingué en se mettant nu à l'intérieur du centre des impôts de Deauville. Vivant aux crochets des contribuables sur les minima sociaux, il avait voulu protester contre une saisie d'office, qui allait le priver de toutes ressources pour les mois de juin et juillet. "Mardi matin, je suis allé dans le centre des impôts pour rencontrer la direction. Je me suis dévêtu. J'ai seulement gardé mes chaussures, mon caleçon et ma cravate. Je n'avais pas envie d'enfreindre la loi et ni de heurter le public, mais c'est un acte volontaire. Face à la gravité de la situation qui concerne des milliers de personnes, j'ai eu envie d'agir", avait-il témoigné.En 2017, il est investi par Mélenchon... Aujourd'hui, le maire communiste de Dives-sur-Mer, où est domicilié Poussier, le déclare "instable" !
Porte-parole de la France Insoumise et ex-directeur de campagne de Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017, au nom de La France insoumise, Manuel Bompard a également, mais faiblement, condamné les propos "honteux" de Stéphane Poussier.

Agoravox serait du côté des héros.

Parmi les faux-culs, le site estime que "les propos de Stéphane Poussier n'ont effectivement rien à voir avec ceux tenus depuis vendredi par les différents cadres et élus de la France insoumise." Et de citer l'exemple du député Eric Coquerel qui s'est désolidarisé ce samedi 
24 mars, soulignant  sur France info "l'héroïsme" de l'officier supérieur. Alors, M'sieur Coquerel, militariste ?

Et Jean-Luc Mélenchon, demandez-vous ?
Ce samedi matin, Jean-Luc Mélenchon avait lui-même salué l’acte d’Arnaud Beltrame, le qualifiant de "héros de la condition humaine", amalgame audacieux avec le livre de Malraux, consacré à l'assassinat de milliers d'ouvriers et dirigeants communistes, le 12 avril 1927, par la 'Bande Verte', une société criminelle secrète, par l'Armée révolutionnaire chinoise, à l'instigation de Tchang Kaï-Chek, financé par cette triade riche de ses trafics de stupéfiants.

Mélenchon condamne 
Stéphane Poussier pour avoir révélé La France insoumise' au public.
Il couvre d'injures son camarade, un ancien commercial dans la téléphonie : c'est un "abruti" qui "nous porte un dommage terrible",  avoue Mélenchon. Le bateleur est en souffrance... "C'est une souffrance pour nous de voir que quelqu'un a usurpé notre identité pour raconter des sottises de cette nature", a ajouté le député d'extrême gauche au micro du HuffPost, se déclarant "partisan" d'une poursuite contre l'ancien candidat LFI.
Un lâchage de première. Lynchage de Stéphane Poussier, aujourd'hui entériné par une exclusion du parti et par une interpellation pour apologie du terrorisme. Mélenchon, qui avait fustigé des propos "écœurants", porte pourtant une lourde responsabilité personnelle.

ECOUTEZ-LE...injurier son camarade, avant de détourner du sujet en  polémiquant :


L'ancien candidat de La France insoumise (LFI) aux législatives a été condamné ce mardi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lisieux (Calvados).  La peine maximale encourue pour ce type de délit est de sept ans de prison ferme et de 100.000 euros d'amende. 

Le tribunal a considéré que les tweets contiennent une "présentation favorable, voire très favorable" des "conséquences d'un acte terroriste", mais a aussi tenu compte de leur "caractère très limité dans le temps, ponctuel", a minimisé son président, Lionel da Costa Roma. Faut-il que la sérénité de la Justice soit garantie par une décision foireuse ? 
Une minute de silence et hommage a été observée à l'Assemblée nationale et au Sénat. 

Le misérable candidat de La France insoumise aux législatives en 2017 s'est retrouvé en garde à vue pour apologie du terrorisme. Mais la république pusillanime a eu peur de provoquer la colère d'une partie de sa population élevée, de l'école à la mosquée, dans le ressentiment de tout ce qui est Français : la colonisation que les jeunes révoltés n'ont pas connue et les inégalités que vivent de plus en plus de familles, quelle que soit leur origine.

Après sa condamnation, ancien commercial dans la téléphonie Stephane Poussier a indiqué à la presse qu'il ne fera "pas appel" de ce jugement qu'il dit "accepte(r) pleinement".  A la barre, comme devant la presse, il s'est excusé à plusieurs reprises auprès des proches et des collègues du gendarme pour ces propos "cruels". 

 

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