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mercredi 28 mars 2018

Djihad dans l’Aude : Laurent Wauquiez réclame une action offensive contre le terrorisme islamiste

La colère monte face à la réalité de la lutte contre le terrorisme et le suivi des  radicalisés

Le président des Républicains et plusieurs personnalités, de gauche comme de droite, relancent le débat sur le suivi des 'fichés S'

Combien de Radouane Lakdim, 
naturalisés mais bi-nationaux 
circulent et passent les frontières librement ?
Laurent Wauquiez et d'autres réclament le rétablissement de l’état d’urgence.
Trois jours après la folie meurtrière d'un fanatique islamiste qui a fait quatre morts dans l’Aude, la question est soulevée de la détermination du pouvoir macronien à protéger efficacement la population des attaques islamistes et à renforcer le suivi des individus radicalisés. Le fait que l’auteur des assassinats, Radouane Lakdim, est en effet un délinquant condamné pour des délits de droit commun à une peine d'un mois qu'il n'a pas effectuée, interpelle l'opinion à défaut de mobiliser les députés LREM. 

L'individu avait été signalé pour sa radicalisation ce qui relance le débat sur le suivi des 'fichés S', à l'initiative de  plusieurs personnalités, mais assez peu à la gauche de l’échiquier politique. 
Dans une déclaration à la presse du lundi 26 mars, Laurent Wauquiez a ainsi demandé le rétablissement de l’état d’urgence, dénonçant la "coupable naïveté" d’Emmanuel Macron dans la lutte contre le terrorisme. "La contagion islamiste doit être éradiquée, a fait valoir L. Wauquiez. Je demande que l’on s’en donne les moyens et que l’état d’urgence soit rétabli." 

Comme depuis plus de trois années, le président des Républicains a également exigé l’instauration de mesures comme l’internement des 'fichés S' de nationalité française 'les plus dangereux' et l’expulsion des ressortissants étrangers qui font l’objet de la même surveillance. 

Tandis que le PS et le PCF gardent le silence, le FN demande la démission du ministre de l’intérieur Gérard Collomb. Marine Le Pen rappelle en effet que "les premiers mots [du ministre septuagénaire] devant la caméra, c’est de dire 'nous ne savions pas qu’il était radicalisé' "

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a aussi proposé le retour à l’état d’urgence, l’expulsion des 'fichés S' étrangers et l’interdiction des Frères musulmans et du salafisme. 

Dimanche, Manuel Valls a souscrit à cette proposition de l’interdiction du salafisme, et l’ancien premier ministre socialiste a suggéré de regarder "de près les questions liées à la rétention administrative" pour les 'fichés S' "dont on considère qu’ils représentent un danger"
"Je ne vois pas comment on peut mettre ça en place", lui a opposé lundi la sénatrice PS Laurence Rossignol sur LCI. "On a déjà du mal à traiter le problème de la radicalisation en prison, a-t-elle admis, suggérant toutefois que le système pénitentiaire serait la cause principale, bien que, dans le cas du tueur de l'Aude,  Radouane Lakdim n'ait pas effectué sa peine (…) "Faire des rétentions administratives, c’est rassembler ensemble [sic] les 'fichés S' (…), mais là encore c’est des bouillons de culture de la radicalisation, a-t-elle insisté, colportant les idées reçues, pour discréditer toute action de prévention, une idée surfaite dont le PS fait depuis 20 ans une panacée. "Donc, je ne crois pas que ce soit la bonne solution", a conclu, sans surprise, la sénatrice de l’Oise, sans faire aucune proposition positive. 

Ancien directeur général de la police nationale et aujourd’hui, vice-président LR de la région Ile-de-France chargé de la sécurité, Frédéric Péchenard a, lui aussi, repoussé cette idée de rétention administrative émise par  l'ancien ministre PS de l'Intérieur: "Je ne pense pas que ça ait beaucoup de sens dans la mesure où, c’est l’ancien policier qui parle, c’est très difficile à mettre en oeuvre. C’est très difficile techniquement (et) très difficile juridiquement", a-t-il déclaré sur Europe 1. 
Mais F. Péchenard a exprimé ses préférences.  "D’autres mesures peut-être moins spectaculaires mais plus efficaces" telles que le rétablissement des perquisitions administratives et le renforcement du renseignement pénitentiaire, afin d’" affiner pour savoir qui va passer à l’acte" parmi ces personnes. 

L’ex-directeur général de la police s’est dit en outre "favorable" à la fin de l’état d’urgence, une mesure qui doit être appliquée "dans une démocratie comme la France (...) dans un temps très court". 

Près de 20.000 suspects inscrits au fichier des signalements 

Abattu par les forces de l’ordre après son djihad meurtrier à Carcassonne et Trèbes dans l'Aude, le tueur de l’Aude, Radouane Lakdim, est un Français d’origine marocaine. Né au Maroc le 11 avril 1992, il est arrivé en France dans les premiers mois de sa vie et a été naturalisé en 2004, à l’âge de 12 ans, un âge de raison, dit-on, mais du seul fait que son père était devenu français. Mais il disposait de la double nationalité.
Il était "fiché S" et avait fait l’objet d’un suivi par les services de renseignement en 2016 et 2017. Or, aucun "signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste" n’avait été décelé, raconte le procureur de la République de Paris, François Molins. 
Sa compagne, placée en garde à vue après les quatre assassinats d'innocents vendredi, est aussi fichée pour radicalisation, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI, sans l'être.
Les versions divergent selon les sources et la question de la vérité interpelle. 
BFMTV rapporte que l'islamiste qui est passé à l'acte vendredi n'était plus suivi depuis le début de l'année. 
L'air de rien, cette source met en évidence les incohérences. En 2016 et 2017, Lakdim a été suivi par les services de renseignement, qui n'ont décelé aucun "signe précurseur pouvant laissent présager un passage à l'acte terroriste", selon le procureur de Paris qui se dandine, le fameux François Molins. Sa surveillance avait alors été arrêtée.
En août 2016, Lakdim avait pourtant fait un mois de prison après des condamnations pour "port d'arme prohibé", "usage de stupéfiants" et "refus d'obtempérer", des "délits de droit commun ", selon Le Monde déjà cité plus haut.

20.000 Radouane Lakdim dans la nature
Près de 20.000 personnes sont aujourd’hui inscrites, comme Radouane Lakdim, au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). 
Sur ce total, 11.000, les plus sensibles, sont "prises en compte" par les services, qui analysent leur dangerosité avec pour objectif de prévenir les passages à l’acte.
Ces 11.000 Radouane Lakdim sont-ils "pris en compte" comme des statistiques ou des dangers potentiels pour la population dans laquelle ils circulent librement ?

 

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