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samedi 21 octobre 2017

Harcèlement sexuel : plaintes contre un député LREM et un conseiller régional, ex-PS

En politique aussi, la parole se libère : des collaboratrices d'hommes politiques ont déposé plainte

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend et le conseiller régional d'Ile-de-
France Gilbert Cuzou (ex-PS) font l'objet de plaintes pour harcèlement et agression sexuels

Christophe Arend est mis en cause par son ex-assistante parlementaire
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une jeune femme âgée de 29 ans, qui a dû rompre sa période d'essai fin juillet. Ce député élu pour la première fois en juin, un chirurgien-dentiste de 42 ans qui "conteste les faits  " et il a " pour sa part déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse", a indiqué son avocate vendredi.

Agée de 29 ans, Marie (prénom d'emprunt) accuse notamment le candidat de La République en marche de lui avoir "pincé les deux seins" et d'avoir "tout fait pour [la] faire craquer" en multipliant "les remarques sexistes" et les gestes déplacés. "Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j'ai compris. Dès qu'il arrive par-derrière, je sais qu'il va essayer; donc je me protège systématiquement les seins", assure-t-elle. "Une fois, il arrive et m'enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : T'as une jolie bouche, fais voir ce qu'elle sait faire, et toc, voilà", ajoute-t-elle.

L'élu LREM a une notion particulière de sa déontologie professionnelle.
Directrice de campagne de Christophe Arend lors de la campagne des législatives, elle est ensuite embauchée comme assistante parlementaire de celui qui est propulsé sous le feu des projecteurs à la faveur du tout sauf le FN : il a en effet battu le numéro deux du FN, le très médiatisé Florian Philippot. "Je pensais que nos rapports deviendraient beaucoup plus professionnels au moment où il y aurait un contrat de travail. Je pensais que je serais davantage protégée", explique-t-elle. Mais il a fait tant et si "bien" qu'elle a fini par rompre sa période d'essai fin juillet 
Christophe Arend, chirurgien-dentiste à Forbach, aurait tenté de justifier son comportement en lui disant : "Moi, je suis médecin, donc j'ai un droit d'effraction corporelle." Encouragée par les multiples dénonciations dans le sillage de l'affaire Weinstein, "Marie" s'est finalement décidée à porter plainte, pensant qu'il "faut que la honte change de camp", selon ses propos rapportés par Franceinfo.

"Les député.e.s du groupe La République en marche prennent acte des graves accusations portées à l'encontre de Christophe Arend", a pour sa part commenté le groupe parlementaire dans un communiqué minimaliste. "Toute forme de violence et de harcèlement est intolérable. Il appartient à la justice et à elle seule de faire la lumière", a encore ajouté le groupe des députés du parti du président. 

Il existe à la Chambre basse "un référent permettant aux collaborateurs de députés d'évoquer des situations de harcèlement ou des comportements inappropriés," a rappelé le président de l'Assemblée nationale. "Les députés mis en cause ne sauraient bénéficier d'aucun statut particulier : ils ne pourront faire obstacle à la justice et doivent bénéficier de la présomption d'innocence", a aussi indiqué François de Rugy, vendredi soir dans un communiqué

Gilbert Cuzou est visé par les plaintes de deux collaboratrices liées au Parti socialiste

Les jeunes femmes dénoncent des faits présumés d'agressions et de harcèlement sexuels. 
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Agé de 34 ans, l'élu de Seine-et-Marne assure ne pas se reconnaître "dans les faits soi-disant reprochés" et cet ancien assistant parlementaire de Pascal Cherki va porter plainte pour diffamation. A la suite de ces plaintes, le Parquet de Paris a saisi d'une enquête préliminaire le 3e district de la police judiciaire parisienne, selon l'une de ces sources. Le socialiste n'a pas encore été entendu par les policiers, ni contacté par ces derniers. "Je collaborerai pleinement et entièrement avec la justice", a-t-il promis. 

Son groupe politique au Conseil régional, Alternative écologiste et sociale (AES), qu'il avait intégré au début du mois, a annoncé son "exclusion" le temps de l'enquête. "Les faits décrits sont graves. Je prends la responsabilité de cette exclusion immédiate, suite aux faits reprochés que je viens d'apprendre par voie de presse. Cette exclusion durera le temps que la justice se prononce sur les faits dont ce conseiller régional est accusé", a expliqué le président du groupe AES, Mounir Satouri (Yvelines, comme Benoît Hamon). 

Gilbert Cuzou avait déjà été récemment exclu du PS pour avoir quitté le groupe socialiste au Conseil régional francilien et rejoint, avec l'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, le groupe Alternative écologique et sociale constitué de 22 membres, dont 12 élus EELV et 10 socialistes.
Lundi 9 octobre, Benoît Hamon et neuf socialistes du Conseil régional d’Ile-de-France se sont alliés aux écologistes pour "renforcer l’opposition de gauche " à la présidente de la région, Valérie Pécresse (LR), en vue des prochaines élections régionales. 
Cuzou a en fait donné un coup de pouce à la sortante.

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