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mercredi 16 août 2017

'Les InRocks' attribue un rôle majeur à François Ruffin dans 'La Nuit Debout'

Si Ruffin a "impulsé" le mouvement, Frédéric Lordon  est-il un fantoche de 'Nuit debout'? 

"Enquête sur François Ruffin, l’homme qui a impulsé le mouvement Nuit debout" (mardi 3 mai 2016)

'Les InRocks' donne à croire que François Ruffin est l'initiateur du mouvement social contre la 'loi travail' portée par Myriam el-Khomri, mais inspirée de Macron depuis l'Elysée et de Valls à Matignon et s'étendant du refus de cette loi à la contestation globale des institutions politiques et du système économique.

Résultat de recherche d'images pour "Merci patron!"Depuis qu’a débuté Nuit debout, le rédacteur en chef de 'Fakir', une feuille subversive, et réalisateur de 'Merci patron !', un documentaire partisan visant Bernard Arnault, est sur tous les fronts. Propriété du banquier Matthieu Pigasse, également actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post, le magazine culturel et politique dresse un portrait ambigu d’un activiste avéré présenté comme journaliste supposé tombé dans la presse alternative et dissidente.

Le lundi 18 avril, lors de la projection de son documentaire satirique à Louviers, une petite commune perdue de Normandie, François Ruffin portait un blouson de cuir vieilli dans le complexe de cinéma désert qui l'attend en face de l’usine textile désaffectée du centre‑ville. "La lose, lâche le Picard d’un air déçu. C’est la première fois que ça arrive depuis le début." Son docu se paie le multimillionnaire Bernard Arnault, patron du groupe LVMH, propriétaire du journal Le Parisien et soutien du candidat Macron.

"C’est un film militant qui se fait contre les militants"
Résultat de recherche d'images pour "Nuit debout"Depuis février 2016, et les avant‑premières du film un peu partout en France, le quadra anime les bénévoles du journal Fakir, dont il est le rédacteur en chef, pour en faire un événement politique.
"C’est un film militant qui se fait contre les militants, explique Ruffin. C’est son succès populaire qui lui a donné une portée politique." A vrai dire, le succès est médiatique et renforcé par les réseaux de salles d'art et essai et associatifs. Son slogan: "Seule l’alliance des classes populaires et des classes intermédiaires permet de contester la toute‑puissance des riches."
C’est la leçon qu’il veut tirer de son film, réalisé avec l’aide bienveillante des Mutins de Pangée (coopérative de production cinématographique dédié au film engagé) et celle d'un autre quadra, Olivier Azam, également réalisateur de films documentaires politiquement engagés sur des thématiques liées aux luttes sociales, ainsi que les moyens du bord : 40.000 euros - tout de même - qui ont permis de payer les professionnelles. Dans un climat de divisions de la gauche extrême, en perte d’influence et de repères malgré une présidence Hollande décriée, "Merci patron ! fait office de stimulant," selon Les InRocks. Voilà pour le film, "a guerrilla-style documentary," selon le New York Times, et souvent comparé au brûlot subjectif du très controversé réalisateur canadien Michael Moore ('Bowling for Columbine') et qui reçut les appuis des sociologues Monique et Michel Pinçon Charlot, de l'ancien inspecteur du travail, le socialiste de gauche Gérard Filoche et de l'économiste Frédéric Lordon,  notamment.

Dans 'Nuit debout', Frédéric Lordon joue un rôle fondateur et crédibilisant

Clown hanté de démons
Au printemps 2016, l'économiste communiste s’engage contre la réforme du Code du travail voulue par Macron à l'Elysée et Valls à Matignon, mais portée par la ministre du Travail, Myriam El Khomri devant l'opinion et le Parlement. Il mobilise dans un amphithéâtre de l'université Panthéon-Sorbonne et prend la parole lors de la première Nuit debout, place de la République à Paris, dont il est alors désigné par Libération comme le "moteur insurrectionnel" ou le "maître à penser"
Ruffin n'est en fait rien d'autre que le chauffeur de rassemblement et l'agitateur d'idées, si bien que, faute de leader et de porte-parole, la récupération politique du mouvement est peu à peu discrètement opérée par Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (et trotskiste), et Julien Bayou, porte-parole de Europe Écologie Les Verts, qui viennent régulièrement participer à Paris, en leur nom propre.

Jean-Luc Mélenchon, autoproclamé 'Tribun du peuple', n’ose encore se réclamer de Nuit debout en public, mais, avec Jean-Claude Michéa, Jacques Juillard, Christophe Guilluy, poussés par les agités du collectif de pilotage, une quinzaine de personnes : Johanna Silva du journal Fakir, Loïc Canitrot, intermittent de la compagnie Jolie MômeLeïla Chaibi du Collectif Jeudi noir et adhérente du Parti de gauche (PG), une syndicaliste d’Air France, également au PG, un activiste de Sud-PTT, un membre de l'association Les Engraineurs, un étudiant à Sciences Po et l’économiste atterré Thomas Coutrot, Frédéric Lordon théorise la cause des gens ordinaires contre "le système". Le concept se précise et focalise sur le populisme qui, selon eux, ne peut être que de droite ! 


La question est la suivante: "faut-il inventer un 'populisme de gauche' ?

Résultat de recherche d'images pour "populisme de gauche"Au risque d'apparaître ethnicisé et xénophobe, les qualificatifs que la gauche lui accole, schématiquement : à gauche, le terme est un anathème qui consiste à discréditer l'adversaire.
Ce stigmate peut se retourner. 
Pour le sociologue Eric Fassin, professeur à Paris VIII, l’ambiguïté réside dans le fait que le terme se fonde sur la notion de "peuple", dans sa globalité ou dans son acception marxiste, réductrice à la "classe sociale".

Or, en France, Mélenchon se rêve justement en "bon" populiste
domptant l’ordre néolibéral et proche des "vrais gens", anti-establishment (et anti-cravate), renégociateur des traités européens, revalorisation du Smic, recours au référendum, souverainisme, etc, etc. Certains lui reprochent d’ailleurs des similitudes dans son programme avec celui de Le Pen... En fait, le mouvement Nuit debout porte en lui-même les germes de sa mort : niant les luttes de classes, le thème du populisme de gauche vient contrarier l’héritage socialiste et communiste, deux courants historiques en voie d'anéantissement.

Le mouvement Nuit debout prétendait concilier l'inconciliable

Résultat de recherche d'images pour "populisme de gauche"
Les conservateurs du modèle thatchérien revendiquaient d’être "au côté du peuple", Marine Le Pen (FN) aussi, alors que les travaillistes se voulaient "du côté de l’Etat". Or "celui-ci est de plus en plus vécu par les travailleurs ordinaires comme une contrainte bureaucratique puissante, bien plus qu’avantageuse." Hollande ne l'avait pas grandi. 

Nuit debout et ses utopistes excités, tel Ruffin sur le terrain, sur le terreau propice de Goodyear Amiens, ne sont pas parvenus à donner forme au populisme de gauche. Quant à Lordon, s'il a, en revanche, donné une consistance économique au mouvement, il n'a pas réussi  à éclairer durablement la face obscure de Nuit debout, son simplisme primaire.

Résultat de recherche d'images pour "Nuit debout"
Pour Brice Couturier, authentique journaliste et auteur d'articles dans les revues Communisme et Esprit et contributeur régulier aux magazines Le Point et Causeur, ce rassemblement de quelques milliers de personnes a été essentiellement un battage médiatique. Il compare la "surexposition médiatique" de ce mouvement "avec l'affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient". 
Les InRocks a-t-il tenté de discréditer Ruffin ? C'était en mai 2016. Nuit debout y aura largement contribué.

Emmanuel Macron nous la fait "à l'envers", selon François Ruffin (LFI)

Emmanuel Macron est "Robin des bois à l'envers"

Le député LFI a fustigé la politique économique du gouvernement qu'il juge uniquement favorable aux Français fortunés.

Députés insoumis d'extrême gauche
La grille de lecture marxiste de François Ruffin ne connaît pas de blancs pendant les vacances du gouvernement. Interrogé sur RMC ce mardi, le député La France insoumise (LFI) a étrillé ce mardi la politique économique de l'exécutif. Pendant les congés payés du Lider maximo hexagonal, il est d'astreinte estivale sur les sujets brûlants de la rentrée :  réforme du Code du travailemplois aidés et baisse des APL ... Les projets du gouvernement font l'objet de critiques féroces de l'opposition de gauche, qui table sur une rentrée sociale animée. 

Ruffin, La Vache rebelle
"Emmanuel Macron mène une politique de classe, juge François Ruffin. Les mesures qui vont être prises par le gouvernement sur le plan fiscal, comme la suppression de l'ISF pour les actionnaires, va représenter sept milliards d'euros." Le gouvernement a en effet annoncé une diminution de la fiscalité pour 2018, en contrepartie de mesures d'économie. 

Le président de la République veille aux intérêts des "plus fortunés", qui seraient les seuls bénéficiaires de ses mesures économiques, conclut l'ancien rédacteur en chef de Fakir, un "journal fâché avec tout le monde. Ou presque", confidentiel indépendant et alternatif "dans la mouvance de la gauche de la gauche, quand on n'assume pas son engagement à l'extrême gauche.
On le dit journaliste parce qu'il apporte sa contribution militante à l'association de critique des media Acrimed. Est-il pour autant détenteur d'un diplôme de journaliste et d'une carte de presse, et de surcroît bénéficiaire des avantages fiscaux qui lui sont attachés ?
"Réduction d'impôts pour les riches, et hausse de la CSG [pour tous], c'est Robin des bois à l'envers", a-t-il lancé. On prend aux pauvres pour donner aux riches."  Le député sans cravate ne calcule ni les fonctionnaires, ni les professions indépendantes, ni les retraités.

"La loi se fait à l'Elysée"

Manifestants du collectif "Front social", le 19 juin, place de la Concorde.
Alors que le gouvernement doit présenter en septembre son projet de réforme du Code du travail, la rentrée sociale aura valeur de test pour l'exécutif. François Ruffin se montre toutefois réservé sur l'ampleur de la contestation qui naîtra de cette réforme à la rentrée.
Si le quadragénaire juge que la "chute vertigineuse" du trentenaire de l'Elysée dans les sondages montre qu'un "réveil est possible", le député estime que la proximité de l'élection présidentielle n'est pas de nature à mobiliser les foules. "Le gouvernement a encore peut-être une certaine légitimité. Ce ne sont pas les années les plus faciles pour la contestation."
Le samedi 23 septembre, en riposte à l'adoption, le mercredi 20, des ordonnances réformant le code du travail,  "on sera dans la rue, et pour plusieurs jours s’il faut." prévient un manifestant du "front social". 
François Ruffin a enfin regretté le faible poids politique des députés dans le système institutionnel. "La loi se fait à l'Elysée et l'Assemblée est un bureau d'enregistrement des désirs du président", a-t-il commenté.

Poursuivi par une plainte d'Emmanuel Macron, le photographe incriminé se dit "choqué"

Avec Macron 1er, c'est le retour du crime de lèse-majesté

Cette notion juridique d'Ancien régime avait été réactivée par le précédent quinquennat socialiste, pour Valérie Trierweiler et Julie Gayet

Vue sur les villas du parc Talabot dans le quartier Roucas-Blanc à Marseille
Le prince-président a choisi le très huppé parc du Talabot, 
situé dans le quartier du Roucas-Blanc (VIIe arrondissement de Marseille)
Ironie de l'histoire, la concubine officielle de Hollande était déjà journaliste, mais une journaliste qui avait du mal à en comprendre le travail et qui poursuivait en justice quiconque publiait des informations ou des images qui n'étaient pas à son avantage, quand le "rottweiler" ne bousculait pas ceux de ses confrères qui entravaient son passage. 
15.000 euros de dommages et intérêts, c'est la peine que la justice avait décidée pour donner raison à Julie Gayet qui estimait que les photos publiées par Closer portaient atteinte à sa vie privée. Le journal avait déjà été condamné à verser des dommages et intérêts à Valérie Trierweiler.

FRANCE-POLITICSLes vacances du nouveau couple présidentiel à Marseille suscitent l'intérêt de la presse en mal de copie. Mais, si les services de la com' présidentielle ont laissé filtrer la destination de vacances du chef de l'Etat à Marseille, le prince-président entend garder une main exclusive sur ce qui peut être diffusé et par ses propres canaux seuls.

Macron s'est senti victime de "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée"
Vue de l'entrée du parc Talabot dans le quartier du Roucas-Blanc, à Marseille, le 14 août 2017 © BERTRAND LANGLOIS AFPMardi, un communiqué de l'Élysée indiquait qu'Emmanuel Macron avait porté plainte contre un photographe. Contacté par RTL, le photographe incriminé par le trentenaire a usé de son droit de réponse. "On se disait que le président serait un peu plus ouvert à communiquer sur ses vacances", confie-t-il. "En arrivant, je reconnais l'officier de sécurité qui m'avait arrêté la veille et je prends l'initiative d'aller lui parler. Il m'envoie bouler en m'indiquant qu'il va appeler les forces de l'ordre pour me faire coffrer 48 heures, alors que je n'ai pas fait une seule photo. Tout mon matériel était dans ma voiture."

Six heures de garde à vue 

L'Élysée assure que le photographe se serait montré insistant en dépit de plusieurs mises en garde allant jusqu'à s'introduire dans la propriété privée où réside le couple présidentiel : la villa du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), située dans le Parc Talabot, d'une étendue de plusieurs hectares. Pour Le Point, un restaurateur commente : "c'est quand même très haut de gamme ,comme lieu de villégiature !"
 
Quartier huppé et hautement résidentiel, le Roucas-Blanc, qui borde la corniche Kennedy, est presque exclusivement composé de luxueuses résidences fermées qui font face à la mer et à la basilique Notre-Dame-de-la-Garde. "C’est le triangle d’or de Marseille", résume le maire FN du 7e secteur Stéphane Ravier.

L'intéressé explique sa démarche : "je me souviens très bien des photos de monsieur Hollande avec sa compagne de l'époque Valérie Trierweiler quand il est allé serrer les mains sur les plages de Brégançon. Ce sont des photos comme ça qu'on aurait aimé faire... quand il est parti visiter le château de La Buzine."

Côté sécurité, c'est l'état d'urgence à Marseille. Le Figaro rapporte en effet que les portails de la résidence du préfet de région sont surveillés en permanence par des vigiles privés filtrant les accès routiers. En raison des grilles métalliques imposantes, il est impossible d’entrer sans y avoir été invité.
"
Plusieurs camions de police" stationnent également sur l’avenue bordant le parc (les termes exacts, mais flous, repris par Le Point), pour satisfaire le monarque présidentiel qui souhaite poursuivre ses vacances "dans le calme et la discrétion" (sic). Un "quartier-village" dont le décor tranche avec les quartiers nord, populaires et gangrenés par le chômage et la précarité, mais d'abord par l'économie souterraine.
Selon le journal régional La Provence, pas moins de 32 policiers et 28 gendarmes ont été mobilisés pour faire partie de cette garde rapprochée du couple présidentiel. Et le Président de la République ne compte pas rester cloîtré chez lui, comme l'indiquait une source proche de l'Elysée : "Il veut pouvoir traverser la rue et aller voir les gens sur le trottoir d'en face."

Pourquoi Emmanuel et Brigitte Macron ont-il choisi ce port sur la Méditerranée ? Bernard Tapie assurait au journal Le Parisien : "Marseille, c'est un bon coup politique. Il y a un million d'habitants. Les gens sont vachement fiers qu'il soit ici, et ce, quelle que soit leur couleur politique." La presse partisane cessera-t-elle donc de stigmatiser ce port ouvert sur le Maghreb pour sa criminalité de seconde ville de France ?
Le socialiste Patrick Mennucci est moins béat : "Espérons qu'il se repose un peu à Marseille pour faire une politique meilleure après..."
Au final, les Marseillais perdent l'illusion que le président -qui se dit fan de l'OM- est venu pour l'équipe de foot...
"Je n'ai jamais eu un tel traitement"

"L'individu (selon 6Medias) aurait vécu un véritable calvaire". "Les forces de l'ordre sont arrivées et m'ont embarqué", précise-t-il toujours sur RTL. "Je suis resté près de six heures en garde à vue. Ils ont regardé le contenu de mes cartes mémoires, de mon ordinateur. Pour me dire au final que j'étais libre mais qu'il fallait que je parte de Marseille. Je vous avoue que je suis choqué et très surpris. Depuis Nicolas Sarkozy, j'ai toujours travaillé sur les chefs d'État, mais je n'ai jamais eu un tel traitement. C'est un peu spécial comme méthode."

mardi 15 août 2017

Proche de Jupiter, Ferrand est pourtant une "catastrophe"...

Tous les députés LREM ne se laissent pas museler

La député LREM Claire O'Petit étrille Richard Ferrand, président du groupe à l'Assemblée

Invitée  de RMC ce mardi, la député LREM Claire O'Petit s'est confiée sur ses débuts dans l'hémicycle. 
Très à son aise dans l'émission - puisqu'elle faisait partie de l'équipe de Les Grandes Gueules  (animée par Alain Marschall et Olivier Truchot) avant de se lancer dans la politique - Claire O'Petit n'a pas sacrifié à la langue de bois pour donner son avis sur Richard Ferrandle président désigné de son groupe à l'Assemblée nationale, bien qu'il ait été poussé à la démission du gouvernement Philippe, suite à ses libertés avec la morale.

Revenant sur les tous premiers jours des députés au Palais Bourbon, l'invitée de RMC a détaillé le moment où il a fallu choisir les questeurs - les députés chargés des crédits budgétaires internes à l'Assemblée.

Richard Ferrand "a été extrêmement défaillant", juge Claire O'Petit

Elle révèle ainsi qu'au moment de voter pour élire les questeurs, l'ex-député PS Richard Ferrand n'a pas réuni ses troupes pour une discussion politique avancée, afin de choisir entre Eric Ciotti, Thierry Solère ou un candidat qui ne serait pas LR. "Nous n'avons pas pris le temps de parler politiquement", assure Claire O'Petit à l'antenne de RMC, suggérant que les décisions sont prises sans l'accord des députés du groupe majoritaire.

"Un chef de groupe pas à la hauteur".
La député LREM poursuit sur cet épisode : Richard Ferrand "était présent à l'Assemblée. Mais nous n'avons pas eu du tout de réunion. Il y a eu un 'caca boudin' des Républicains quand Solère a été élu. Là, Ferrand n'a absolument pas été à la hauteur. On s'est tous retrouvés dans les couloirs en se demandant ce qu'il fallait faire", poursuit Claire O'Petit. Et ils ont fait comme on leur a dit...
Et de conclure "C'était une catastrophe (...) Richard Ferrand n'a pas su tenir le groupe à ce moment-là".
Et Macron en avait son ministre de l'Aménagement du territoire, rebaptisé ministre de la Cohésion des territoires.

Pour plus de moralisation de la vie politique, le successeur de Ferrand a reçu le renfort du secrétaire d'Etat Julien Denormandie (photo de gauche,  ci-dessus à droite), gendre de Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers, depuis le 1er août ...2017. Favoritisme ?

Propriété intellectuelle : Challenges accuse Trump de s'attaquer à Pékin

Le parti-pris anti-Trump de la gauche internationale nuit à l'Occident

Au moment où la Chine lance une application identique à 'Moments' de Facebook, en France la presse accuse Trump de "s'attaquer de nouveau à Pékin"...
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Le pillage intellectuel crée du chômage
La plate-forme de Facebook est bloquée en Chine, alors l'entrepreneur américain a autorisé une société locale à lancer une application de partage de photos en mai, a rapporté vendredi le New York Times, citant une source proche du groupe Facebook. Lancée en Chine par une société appelée Youge Internet Technology et baptisée Colorful Balloons, ce clone de Moments fonctionne à l'identique du réseau social, mais ne porte pas le nom de Facebook, a précisé le quotidien. Les exemples sont multiples de concurrence déloyale. Les réseaux sociaux occidentaux comme Facebook ou Twitter sont bloqués par les autorités chinoises, ce qui a contribué à l'essor des plates-formes locales comme la messagerie WeChat, propriété de Tencent, ou le site de microblogging Weibo, sur le modèle de leurs grandes soeurs.

Les initiatives de Trump pour protéger la propriété intellectuelle sont pourtant systématiquement dénigrées.
"Donald Trump va planter une nouvelle banderille dans le dossier des relations commerciales avec la Chine," n'hésite pas à écrire Challenges, du seul fait que le président américain a annoncé lundi une enquête sur le dossier de la propriété intellectuelle, sur fond de relations déjà tendues par les lancers de missiles nord-coréen à longue portée menaçant la paix en Extrême Orient. 
Le président américain doit signer vers 11h00 GMT un "mémorandum", donnant instruction à son représentant au Commerce, Robert Lighthizer, de mener une enquête visant à déterminer si la politique commerciale chinoise nuit aux entreprises américaines dans le domaine de la propriété intellectuelle. 

La presse française pro-chinoise sert-elle les intérêts français ?

Leur hostilité foncière envers l'administration républicaine incite les media de gauche à contester la légitimité de la contre-offensive menée par Trump.  Il est ainsi reproché aux responsables de l'administration américaine d'avoir anonymement (sic) accusé samedi la Chine de "voler" les secrets technologiques américains. C'est un secret de polichinelle mais la pratique chinoise étendue à la planète est l'équivalence intellectuelle de ce que la gauche internationaliste qualifie de pillage, s'agissant des ressources minières africaines.  

La Chine pille impunément l'Occident et rachète ses entreprises ou ses infrastructures, notamment en France,
mais La Voix du Nord emboîte le pas de 
Challenges, tandis que Ouest France se situe sur la ligne chinoise, celle de la menace, titrant "Etats-Unis: la Chine met en garde contre une "guerre commerciale".  Une dramatisation de l'AFP reprise par Challenges, Ouest France et Le Point dans des articles recomposés identiques à partir d'une dépêche commune de l'AFP, agence qui mâche le travail des journalistes harassés😲de travail et copieurs-colleurs serviles, plus qu'enquêteurs objectifs.
"La politique commerciale de la Chine a pour but principal d'acquérir et d'absorber la propriété intellectuelle des Etats-Unis et d'autres pays autour du monde," soulignent les responsables de l'administration américaine. "La Chine force les entreprises américaines qui ont des activités en Chine à transférer cette propriété intellectuelle", expliquait-on de même source. Une réalité niée par une certaine presse partisane française.
Le déficit commercial des États-Unis vis-à-vis de la Chine a pourtant approché 350 milliards de dollars en 2016, sous la présidence du Démocrate Obama et Trump n'a de cesse de dénoncer les conséquences des importations chinoises sur l'emploi dans des secteurs comme l'acier," commente, à charge Le Point. Quoi qu'en dise la presse hexagonale, les États-Unis se sont gardés jusqu'ici de sanctions substantielles, se limitant à des mesures préliminaires de sauvegarde de leurs intérêts économiques prises la semaine dernière contre les importations chinoises de feuilles d'aluminium.
Le pilleur chinois a vivement réagi lundi en mettant en garde les Etats-Unis.
Avant même la signature effective du mémorandum, "il n'y a pas d'avenir possible dans le déclenchement d'une guerre commerciale," ose Pékin. "Personne n'en sortirait vainqueur; elle ne ferait que des perdants", a souligné la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying, que le statu quo de laisser-faire arrangerait.

Quelle valeur donner à la notion de "partenariat commercial" avec la Chine ?
Les Etats-Unis constituent le deuxième "partenaire commercial" de la Chine après l'Union européenne (UE), mais les frictions se multiplient entre les deux puissances. "Je crois que Chine et Etats-Unis doivent continuer de travailler ensemble pour le développement stable et solide des relations économiques et commerciales bilatérales (...), sur la base du respect mutuel", a insisté Hua Chunying, ajoutant que les conflits commerciaux devaient se régler dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La Chine connaît les instances internationales quand elle y trouve son intérêt.

Cette nouvelle procédure vient s'ajouter aux nombreuses enquêtes déjà ouvertes par Washington contre la Chine dans le domaine commercial.
Les motifs de frictions sont multiples, notamment sur l'acier, mais seulement "depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir," selon Challenges. Est-ce à dire que l'administration Obama est restée les bras ballants ?

Mais elle n'équivaut toutefois pas au déclenchement d'un conflit immédiat, nuance finalement Challenges. Il appartiendra à R. Lighthizer d'établir les preuves des abus chinois, puis  de demander ensuite l'ouverture d'une enquête formelle, un processus qui peut prendre jusqu'à un an, ont prévenu les responsables de l'administration américaine. 

Challenges instrumentalise la fermeté américaine contre le président et l'Occident

"Lors de sa campagne et depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump et son administration ont multiplié les mises en garde contre ce qu'ils affirment [sic] être la politique commerciale déloyale de Pékin [expression de Challenges qui n'est pas dupes, mais étale sa mauvaise foi]. Le déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine a approché 350 milliards de dollars en 2016 et "Trump n'a de cesse" de dénoncer les conséquences des importations chinoises sur l'emploi dans des secteurs comme l'acier. 

"Les Etats-Unis se sont toutefois gardés jusqu'ici de sanctions substantielles"
Cette concession imposée par les faits à Challenges ne modère pas le groupe Perdriel (sanisettes), propriétaire du Nouvel Observateur, marqué à gauche. qui doit pourtant relativiser au passage l'impact de mesures préliminaires prises la semaine dernière contre les importations chinoises de feuilles d'aluminium.

Donald Trump a une  "approche différente"
Il a rappelé jeudi dernier que "si la Chine nous aide (sur la Corée du nord), j'aurais une approche différente sur le commerce." Pourtant, les responsables de l'administration américaine n'accordent pas plus d'importance que n'a ce dernier avatar commercial dans la crise nord-coréenne. "Les deux événements ne sont pas liés. Le commerce, c'est le commerce, et la sécurité nationale, c'est la sécurité nationale", ont-ils affirmé samedi.  

Challenges, qui commente "une approche qui semble partagée par Pékin", exprime beaucoup d'hostilité anti-Trump sur une base plutôt faible. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères déclarant lundi que "le problème de la péninsule coréenne et le commerce sino-américain n'ont absolument rien à voir, et il ne serait pas approprié d'utiliser l'un de ces sujets pour exercer une pression sur le second". 

Le 5 août, Challenges finit par rappeler que Pékin a voté une résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations Unies par Washington renforçant les sanctions déjà imposées contre Pyongyang et a suspendu lundi toutes ses importations de fer, de plomb, de minerais de ces deux métaux et de produits de la mer en provenance de Corée du Nord, en application de cette résolution.
En signant le mémorandum lundi, Donald Trump ne manifeste donc pas l'agressivité qu'on lui prête, ni l'intention de mettre en oeuvre ses menaces de sanctions commerciales contre la Chine : la mise en garde est venue de Pékin qui craint de voir son marché se réduire. 

Le président américain vise notamment le système des "co-entreprises" (joint-venture) auquel les autorités chinoises soumettent les entreprises étrangères qui veulent vendre leurs produits en Chine. Washington tente de faire comprendre que par ce biais, elles sont obligées de partager une partie de leur savoir-faire technologique avec leurs partenaires chinoises. Mieux dit, leurs partenaires chinoises en profitent pour rattraper leur retard en pompant la substantifique moelle intellectuelle et entrepreneuriale américaines. 
Mais éventuellement aussi les entreprises françaises, pareillement obligées de partager avec leurs "partenaires" chinois une partie de leur savoir-faire technologique.

Les transferts de technologies sont-ils équitables ?

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Réussir sur le marché chinois,
sans rien céder
"Contourner les lois et les règles, c’est un sport national ! Des agents apportent leur expertise juridique aux exploitants agricoles [chinois] qui veulent devenir plus gros que leur voisin, qu’ils soient français ou étrangers", dénonce Régis Lemitre, président de la Safer du Centre. Dans l’Indre, une société chinoise a acquis cinq exploitations agricoles [les terres de La Tournancière — des terre situées à Vendœuvres] totalisant 1.700 hectares de terres. Profitant d’une faille juridique, elle a contourné les instances chargées du contrôle du foncier agricole et contribue au développement d’une agriculture sans paysan.

En avril 2016, Challenges qui participe au harcèlement du président américain, titrait un article d'Anne-Marie Rocco "La France, principale cible des investisseurs chinois" et dénonçait "la feuille de route de Pékin, qui cherche à réorienter la croissance du pays vers la consommation, précisant que "les investisseurs chinois multiplient les rachats de marques européennes. En particulier dans l’Hexagone." Et de citer le rachat de 80 % du groupe de mode français SMCP (marques Sandro, Maje et Claudie Pierlot) par le géant du textile chinois Shandong Ruyi. Voilà pourquoi Paris est une destination privilégiée des touristes chinois...
SOURCE : BAKER & MCKENZIE
Challenges, qui condamne Trump, déblatère en toute connaissance de l'agressivité économique de la Chine. D'après une étude récente du cabinet américain Baker & McKenzie, l'Europe est devenue en 2015 la principale cible des investissements chinois, en particulier la France (voir graphique ci-dessus), et les montants engagés depuis le début de 2016 représentent déjà le double du total de l'année précédente.
En 2015, le
Club Med a été racheté par Fosun, l'aéroport de Toulouse par un consortium chinois, et Louvre Hotels par le géant du tourisme Jin Jiang. Le mouvement se poursuit.
Le 30 mars, Pierre & Vacances a réalisé une augmentation de capital de près de 25 millions d'euros réservée à HNA, maison mère de Hainan Airlines. Avec 10 % du capital de l'entreprise, fondée et toujours dirigée par Gérard Brémond, HNA aura deux représentants au conseil d'administration du spécialiste des résidences de vacances, également propriétaire de Center Parcs.
Le commerce avec la Chine pose la question de la maîtrise de sa propriété intellectuelle et des transferts de savoir-faire des entreprises occidentales.
Entre 2005 et 2007, le soupçon d'espionnage industriel d'une étudiante au détriment de Valeo a alerté la France. En 2011, Renault a accusé à tort trois de ses cadres ainsi que la Chine d'espionnage industriel. Mais la psychose s'est ensuite justifiée.
Cette peur est fondée sur des arguments. D'une part, les entreprises chinoises pourraient ne plus acheter leurs produits ou services une fois les technologies acquises : un problème pour l'emploi ; d'autre part, les entreprises chinoises pourraient devenir leurs concurrents non seulement en Chine, mais aussi dans le reste du monde.
L'ex-Chine de Mao a besoin de rattraper rapidement son retard et d'apprendre auprès des Occidentaux. Mais comment le monde occidental doit-il préserver ses intérêts ? Tout faire pour l'empêcher d'apprendre et cacher au maximum ses technologies et son savoir-faire, ou l'aider à grandir pour avoir accès au marché chinois tout en gardant un pas d'avance sur l'innovation, et peut-être explorer ensemble le marché international ?
Prenons un exemple typique : la Chine est déjà le deuxième marché de l'aviation civile et le premier contributeur du chiffre d'affaires du groupe Airbus. 
Jusqu'en mars 2014, la joint-venture d'Airbus sur la chaîne d'assemblage d'A320 à Tianjin, inaugurée officiellement en 2008, a déjà assemblé plus de cent soixante A320, ce qui a permis au constructeur d'augmenter sa part de la flotte d'avions de plus de cent places en Chine, soit de 17% de part de marché en 2006 à 50% en 2013.
Selon l'accord initial, cette joint-venture devait s'achever début 2016, mais elle a été prolongée de dix ans supplémentaires. Airbus compte par ailleurs confier au site de Tianjin l'A320Neo, la version remotorisée de son moyen-courrier.La Chine possède de très riches ressources humaines et financières et affiche depuis 1990 une croissance rapide des dépenses de la R&D dégagée par les entreprises chinoises. En 2012, l'intensité de la R&D de la Chine (1,98 %) a dépassé pour la première fois celle de l'Union européenne (1,97 %), après avoir dépassé le Royaume-Uni et le Canada en 2011, selon l'OCDE. Le plan quinquennal actuel de la Chine visait à atteindre 2,2 % en 2015.
En outre,
le nombre de brevets déposés par des inventeurs chinois a crû significativement. En termes de familles triadiques de brevets, la Chine est devenue septième en 2011.
La France et les Etats-Unis ont des intérêts communs contre lesquels notre presse se dresse, pour des raisons politiques.

Pour commercer, il faut un échange, y compris avec la Chine, mais cet échange, contre la technologie et le savoir-faire supposerait une relation donnant-donnant.

lundi 14 août 2017

La République en marche a trouvé son nouveau QG

Un hôtel particulier : la start-up du président s'embourgeoise...

Le parti du président va déménager dans un hôtel particulier plus central

Installée dans le 15e arrondissement de Paris depuis moins d'un andans la tour Montparnasse, rue de l'Abbé-Groult, près de la porte de Versailles, "La République en marche "déménagera en septembre dans un hôtel particulier de 1.000 mètres carrés situé en plein cœur de la capitale, dans le 2e arrondissement de Paris, annonce CNews. 
Surprise: les fans du banquier de l'Elysée s'établissent dans le quartier Vivienne, à deux pas du palais Brongniart, qui accueillait ...la Bourse de Paris.

REM passe donc pour la première fois de la rive gauche à la rive droite de la Seine

Rue Sainte-Anne, quartier de l'Opéra au centre de la carte à droite,
au niveau de la station de métro  ...Pyramides
Le chef de l'État avait depuis longtemps émis le souhait de déménager : une affaire de standing royal. C'est le Palais Royal, où se trouvent réunis le palais du Louvre et le palais des Tuileries qui étaient, avec le palais du Luxembourg, les résidences royales des souverains français. 

Pendant la campagne, le gamin se plaignait souvent des locaux de la rue de l'Abbé-Groult, les jugeant trop petits et pas assez ouverts aux militants. Ses souhaits ont été partiellement exaucés. Le nouveau QG fait à peu près la même taille que l'ancien, mais son emplacement est plus prestigieux. "Nous avons privilégié un lieu très accessible en transports en commun avec des espaces pour accueillir nos adhérents", assure un cadre du mouvement.

"Loyer modéré" : tout est relatif !

Vis-à-vis du QG de LREM
L'hôtel particulier sera situé au 63, rue Saint-Anne. 
La rue Sainte-Anne a reçu ce nom en l’honneur d’Anne d'Autriche reine de France et épouse de Louis XIII

A l'inverse des Républicains ou du PS, lequel réfléchit à vendre son bâtiment  historique de la rue de Solférino, LREM ne sera pas propriétaire des murs de son siège. 

Le loyer pourrait lui coûter 31.000 euros par mois, avoués, soit plus de 370.000 euros par an, selon Le Figaro. Le prix d'un discours du président jupitérien devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles...

Une somme que le parti majoritaire à l'Assemblée devrait pouvoir régler sans mal. Le jackpot des législatives lui assure une subvention annuelle de 21 millions d'euros par an, versés par l'Etat. Et l'Etat, ce n'est ni Macron, ni ses godillots : suivez mon regard et préparez la monnaie...