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jeudi 20 juillet 2017

Mélenchon mis en cause dans une affaire d'emplois fictifs au Parlement européen

Le chef de file de La France Insoumise, exploiteur du système ?

L'eurodéputée FN Sophie Montel a effectué un nouveau signalement auprès du procureur de Paris 

François Molins ne peut plus ignorer les emplois fictifs présumés de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen.
Révélées par le journal Le Parisien, les mises en cause de l'eurodéputée visent Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidence de la République et actuellement président du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale, ainsi que quatre de ses anciens assistants parlementaires. 
En cause dans cette affaire, l'emploi d'assistants parlementaires, rémunérés par le Parlement européen, mais qui travailleraient en réalité pour leur parti et non pour leur député.

Un premier signalement
 effectué le 14 mars par l'élue frontiste portait sur une vingtaine de députés européens de plusieurs partis, EELV, LR et PS.
Le dernier, mettant en cause le leader de gauche, un ancien élu européen de la circonscription du sud-ouest (2009-2017), est daté du 27 juin, mais n'est publié que trois semaines plus tard.

L'ancien patron du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) rejoint ainsi la liste des 19 députés concernés par des 'abus de confiance', qui appartenaient jusqu'ici au Modem, aux Républicains, à EELV et au Parti socialiste.

L'office anti-corruption de la police judiciaire a été saisi. 
Ce signalement de LFI à l'OCLCIFF (25 fonctionnaires en tout et pour tout) a en effet été joint à l'enquête ouverte pour "abus de confiance" le 22 mars par le Parquet de Paris, affirme le Parisien, le mardi 18 juillet, une information que confirme Franceinfo. Cette information avait en fait été déjà révélée à mi-mot par le magazine Causeur début juillet.



Sophie Montel explique sa démarche
 
"Nous poursuivons notre logique de rupture avec le 'deux poids, deux mesures' dont était victime le FN avec cette affaire de soupçons d'emplois fictifs sur les attachés parlementaires des députés européens du parti". 
"Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Aujourd'hui il est président d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, et un adversaire politique. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen, comme elle le fait pour nous ?", interroge l'eurodéputée.

Mélenchon, récidiviste mis en cause sur deux mandats européens

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Jean-Luc Mélenchon a été député européen pendant huit années, de 2009 à 2017. Avec quatre de ses assistants locaux, il est pointé par Sophie Montel. 
Pour mémoire, les assistants parlementaire dits "locaux" sont chargés de soutenir leur parlementaire dans leur circonscription d'origine. Les attachés basés auprès des instances européennes  sont dits "accrédités". 

"L'eurodéputée frontiste vise les activités d'assistant parlementaire de François Delapierre, l'ex bras droit Jean-Luc Mélenchon. Ce proche du fondateur du Parti de gauche, décédé en juin 2015, a été parallèlement à ses activités d'assistant, secrétaire national du Parti de gauche et conseiller régional d'Île-de-France", détaille Le Parisien à propos de ce cumulard. 

Les trois autres assistants de Jean-Luc Mélenchon mis en cause ont quant à eux travaillé pour le parlement européen durant la deuxième mandature. "Aigline de Vincens de Causans (1ère photo, ci-dessus à droite) Laurent Maffeis (2e photo à droite, en charge de la documentation du patron) et Antoine Leaument (3e, ci-contre à droite, en charge des réseaux sociaux et de YouTube), qui tous occupaient parallèlement des responsabilités au sein du Parti de gauche", poursuit le quotidien. 
Les trois individus sont par ailleurs gérants de l'entreprise Gfa (Groupement foncier agricole) du Gres Vaillant créée en 2002 à  Saint-Polycarpe, près de Limoux dans l'Aude. Ils sont producteurs récoltants de vins et administrateurs d'immeubles et autres biens immobiliers agricoles .
Mélenchon est lui aussi au centre d'une enquête 

Mélenchon ou Le Pen, quelle différence ?
Comme le FN, l'ex-Parti de gauche est soupçonné d'avoir fait prendre en charge par le Parlement européen des employés qui auraient travaillé uniquement pour le parti. Pour sa part, Marine Le Pen a déjà été mise en examen le 30 juin dernier pour "abus de confiance", après les mises en examen d'une autre eurodéputée et de deux assistants parlementaires. 
Outre l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs du FN et celle ouverte après les signalements de Sophie Montel, une enquête sur les assistants parlementaires du Modem est également en cours depuis le 9 juin.
L’enquête préliminaire sur les assistants parlementaires du Modem ouverte pour "abus de confiance et recel de ce délit". Cette enquête, qui devrait faire l’objet d’une ouverture d’information judiciaire avant la fin de la semaine, a poussé l’ancien garde des Sceaux et de la moralisation de la vie politique François Bayrou à démissionner, après un mois et deux jours.

Les enquêteurs vont devoir déterminer si 
la fonction d'assistant local est avérée.
En effet, le cumul de l'indemnité d'assistant local et le salaire d'employé d'un parti n'est pas interdit, mais la réalité de l'emploi doit pouvoir être démontrée.

Jean-Luc Mélenchon nie. 
"Jamais aucun de mes assistants parlementaires n'a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France Insoumise", a-t-il déclaré au cours d'un point presse à l'Assemblée nationale.
La France insoumise accuse le FN
"Moi je suis élu; je n'ai jamais été au parlement européen comme fonctionnaire. Lorsque j'étais au parlement européen, jamais aucun de mes assistants parlementaires n'a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France Insoumise", affirme Mélenchon.
L'un de ses proches, le nouveau député de Montreuil (Seine-Saint-Denis) Alexis Corbière a joué le rôle d' l'accusateur : "
On connaît les habitudes de dénonciation du Front national et les corbeaux. On est tranquilles. Si Marine Le Pen nous prend pour cible, je la laisse avec sa conscience. Moi j'ai la mienne !"
Après Bayrou, le député Mélenchon sera-t-il contraint de démissionner, non pas du gouvernement, mais de son siège à l'Assemblée nationale ?

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