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vendredi 28 juillet 2017

A l'Assemblée, la majorité présidentielle formatée agace

Richard  Ferrand a produit des clones en série 

L'opposition critique les conditions du débat à l'Assemblée nationale 

Les jeunes novices, fringants et vaniteux, de la majorité présidentielle ont perdu de leur superbe. On allait voir ce qu'on allait voir sur les promesses de mobilisation des députés, mais quand, le lundi 10 juillet après-midi, ils sont apparus dans l'hémicycle, rares et amorphes, la crête pendante, ils étaient clairement ébranlés par les méthodes imposées par le parti LREM, la semaine précédente à la commission des Affaires sociales, pour faire passer ce projet phare du gouvernement aux forceps et au plus vite. L'abattement des gallinacés de Macron en disait long sur leur désillusions, corroborées par les airs renfrognés de l'opposition.

Les républicains de l'Assemblée ont jugé les méthodes LREM 'expéditives'. 
Pendant dix heures d'examen et durant le passage en revue de plus de 160 amendements au texte, les représentants de la République en marche ont en effet affiché un comportement de "soviet suprême", silencieux, robotisé. Et, parce que celui-ci est la seule chambre pouvant au final promulguer des amendements, ses membres les ont presque tous refusés à l'opposition. A peine quatre amendements ont été validés par cette chambre d’enregistrement du Politburo élyséen. Ce qui a agacé les démocrates...

L'hémicycle était à moitié vide, lorsque le projet de loi d'habilitation à prendre par ordonnance "des mesures de renforcement du dialogue social" commença l'examen en séance publique, sous le regard attentif de la ministre Muriel Pénicaud. 
"En étant élue députée, je pensais que j'allais convaincre les gens", déchante Caroline Fiat, aide soignante de Meurthe-et-Moselle et députéeLREM</ La France insoumise, qui pourrait pourtant être rompue aux méthodes soviétique en tant que membre d' "Ensemble!", mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, un parti politique français du Front de gauche, à l'extrême gauche. "Je sais que je suis novice et que j'ai fait moins d'études que les députés issus de la société civile de LREM, mais je suis sincèrement choquée par leur attitude", déplore cette partisane de la lutte des classes. "J'espère qu'ils vont se mettre à penser par eux-mêmes", confie-t-elle, sans complexe et ignorante, ,en effet des antécédents du PCF. 

Dans la semaine, les élus auront examiné 331 propositions d'amélioration du projet gouvernemental, l'opposition ayant porté à nouveau tous ses amendements, plus d'autres, à l'examen par le Parlement.

A. Taché (LREM), A. Quatennens (LFI) et B. Vallaud (PS)
Dans l'hémicycle, le jeune député de la France insoumise repérable à sa chevelure rousse, Adrien Quatennens défend une motion de rejet déposée par son groupe. Il harangue ses "chers collègues de LREM" : "Ne vous laissez pas griser par la vague Macron, leur dit-il. N'hésitez pas à vous insoumettre !" Peine perdue.

"Vous avez pu déposer des amendements. Je ne vois pas où est le problème", lui rétorque  Aurélien Tachécoquelet niortais de 33 ans, petit-fils de résistant communiste et fils de fonctionnaires, sans expérience professionnelle connue, engagé dans le syndicalisme étudiant (parvenu président de l’UNEF Limoges), mais représentant du parti d'Emmanuel Macron dans le Val d'Oise, accusant la France insoumise de défendre "avant tout l'immobilisme".
Résultat de recherche d'images pour "aurelien Taché"Démocrate et internationaliste convaincu, son engagement pour la liberté et les droits humains ne s’arrête pas à la France. Aurélien Taché se rend à de nombreuses reprises à Tunis après la révolution de 2011, "intifada de Sidi Bouzid" ou "révolution de jasmin", où il conduit une délégation de jeunes progressistes. Il a depuis gardé des contacts étroits avec les forces 'démocratiques' tunisiennes (alliées à Ennahdhaet a conseillé Emmanuel Macron lors de son déplacement à Tunis au cours de la campagne présidentielle.
En 2014, il devient conseiller auprès de la Ministre du Logement Sylvia Pinel, fonctions qu’il continuera d’occuper auprès d’Emmanuelle Cosse. Pendant deux ans, il est en charge des dossiers relatifs à l’hébergement des sans-abris, du logement des personnes défavorisées, de l’habitat des gens du voyage, et de l’accueil des clandestins.
Engagé dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, il travaille au Groupe SOS, première entreprise sociale d’Europe (essentiellement financée par le public : agences régionales de santé, DDASS, CPAM, conseil généraux, municipalités), où il occupe le poste de délégué régional pour l’Ile-de-France.
Militant pendant plusieurs années au Parti Socialiste, il en démissionne en 2016 pour prendre le train du mouvement En Marche ! où
l'arriviste a contribué à l’élaboration du programme d’Emmanuel Macron sur les volets logement et lutte contre la pauvreté.
Les élus se réservent-ils pour la rentrée ?
En effet, l'hémicycle ne réagit pas à cette agression verbale. Résignés à une contestation molle, les élus de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ou Alexis Corbière, et les députés de l'extrême droite, Marine Le Pen et Gilbert Collard, semblent plongés dans une léthargie dommageable à la loi.

Dans la salle des Quatre Colonnes, Guillaume Larrivé (LR) dénonce le "comportement de clone" des députés LREM qui "marchent au pas". 

En revanche, un ingénieur qui entame son troisième mandat avec Les Constructifs, Francis Vercamer, ancien UDI, puis LR et actuellement Juppéiste LC, n'a guère le souci de l'intérêt général et se montre gravement indulgent : "Chaque fois qu'on a à l'Assemblée une majorité pléthorique, c'est comme ça. L'opposition n'a plus son mot à dire. Là, on va juste plus vite mais à la rentrée, il y aura, comme chaque fois, les Français dans la rue."
Début 2017, la fille Valentine de ce député du Nord , employée de son papa et signalée dans sa déclaration d'intérêt comme collaboratrice parlementaire, a dû se justifier d'un travail effectif. Signés avec sa femme par ce législateur de la moralisation, des CDD  non signalés dans sa déclaration d'intérêt sont également cités.

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