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jeudi 12 mars 2015

La France renonce au "made in France" linguistique

Hollande et Fleur Pellerin font entrer le Français dans son déclin

La gauche vend notre âme au diable anglais

"La France n'a plus peur des mots étrangers", assure... l'AFP. 
Vingt ans après l'adoption d'une loi de défense de la langue française, Hollande assume le métissage de la langue française et décide même de fêter "les mots français venus d'ailleurs". "Une langue est toujours en mouvement", a affirmé la ministre de la Culture d'origine coréenne, Fleur Pellerin, en lançant mercredi la Semaine de la... langue française et de la francophonie !
Dans un document présentant 1.500 événements du 14 au 22 mars dans 70 pays, cette Française d'adoption est catégorique: "Le français n'est pas en danger et ma responsabilité de ministre n'est pas de dresser des digues inefficaces contre des langues, mais de donner à tous nos concitoyens les moyens de le faire vivre." Cherchez le rapport, à moins de considérer qu'aucune langue n'est plus officielle.

Acculturée et vaine 
Le discours de cette énarque trilingue français-anglais-allemand, spécialiste des nouvelles technologies, mais ignorante de la littérature française, notamment d'un contemporain, Patrick Modiano, pourtant prix Nobel de littérature 2014, tranche avec la position de son lointain prédécesseur -surnommé à l'époque "Monsieur "Allgood", Jacques Toubon qui avait fait adopter en 1994 une loi de défense du français. Moqué aujourd'hui, il assura la présidence du Conseil d'orientation de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (2007-2014) et a accepté le poste de Défenseur des droits, en juillet 2014: rien qui justifie donc la raillerie de l'AFP, alors qu'après la presse française, les media britanniques, belges, espagnols et même américains ont moqué l'ignorante qui est mieux apte au rayonnement de la mode française qu'à la lecture.

La loi Toubon, toujours en vigueur, stipulait que "toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique (...) doit être formulée en langue française". Ceux-là même qui vilipendent l'emprise grandissante de Google envisagent sereinement que lui soit imposée une langue qui les dépasse, à la différence de scandinaves. L'envahissement de l'anglais américaine se limite plus à des mots nouveaux promus par la publicité, comme le prétend l'AFP, ni même seulement à des slogans assortis d'une traduction en français en caractères minuscules, mais à des tournures lexicales ('trafic' au lieu de 'circulation' routière, 'scène du crime' plutôt que 'lieux du crime' ou "100 km par heure' à la place de '100 à l'heure') ou syntaxique, qui donne 'les victimes sont en voie d'être secourues' (sic) quand 'les secours sont auprès des victimes' feraient l'affaire !

"Il faut écrire, lire, raconter des histoires, dire à nos voisins les livres qu'on a aimés: une langue se vit d'abord, sinon on est dans l'idéologie", a dit l'écrivain noir francophone nord-américain (Haïtien des Grandes Antilles établi au Québec) Dany Laferrière, présent "aux côtés" de la ministre [alors que 'au côté' serait -déjà physiquement- plus réaliste]. "Je suis pour l'action, mais je viens d'Amérique !" a-t-il ironisé.

La francophonie est-elle en voie d'extinction?

Les altermondialistes sont indifférents au refroidissement de la langue. Le Français, c'est 274 millions de locuteurs sur cinq continents. Ils seront 700 millions en 2050, soit une personne sur 13, selon l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Le français pourrait ainsi devenir la deuxième ou troisième langue la plus parlée dans le monde. En vérité, plus près de nous, là où elle est langue officielle, elle tombe en désuétude en Union européenne.

La peur du FN agite Valls; la peur de l'anglais le laisse de marbre 
"Faut-il redouter les emprunts ?" interroge désormais le ministère de la Culture. Avant de répondre: "Certaines langues, comme l'anglais aujourd'hui ou l'italien hier, se sont montrées particulièrement généreuses en offrant au français des centaines de mots nouveaux." Ce ministère évite les exemples anciens d'arabe lié à l'invasion 'sarrazine' ('abricot' ou 'algèbre'), mais aussi les mots liés à l'immigration ('inch'allah', 'haschich''sarouel' ou 'jupe' -avant les salafistes- 'halal' ou 'imam', sourate' ou 'burqa' , 'kiffer' ou 'niquer'...) ou au terrorisme islamiste ('charia', 'fatwa', 'djihad' ou 'intifada'): est-ce un oubli innocent ? Il faudra apprendre 'tarbouche'

Le français doit-il tout aux invasions barbares?
Dessinatrice pour L'Humanité
Selon la nouvelle Histoire revisitée de notre pays, la France ne se serait pas libérée sans les troupes coloniales... Pareillement, mais sélectivement, "il est vrai que nous avons emprunté aux langues germaniques anciennes, à l'arabe, aux langues régionales, à l'italien, à l'espagnol, au portugais et à l'anglais", a dit la linguiste Henriette Walter, auteur de "L'aventure des mots français venus d'ailleurs". Quant à l'impact du grec ancien et du latin,  ce serait des légendes...

Pour cette Tunisienne juive d'origine, un seul souci: "ce qui gêne, c'est lorsque les mots de l'étranger font double emploi"... "Mais quand on a besoin d'un nouveau mot pour un nouvel objet, une plante qui nous vient d'un autre pays, on est plutôt content d'avoir un mot pour les désigner !"

Le mythe de l'échange des mots qui font, en outre, des aller-retour.
Aucun ne meurt, chacun se régénère plus loin, telle est la sottise politiquement correcte du moment. Résister au mot anglais "challenge" serait d'autant plus absurde qu'il s'agit d'un mot français à l'origine. "Si on le prononce à la française, on se retrouve avec un mot qui est très bien attesté au Moyen Age et qui veut dire: "mettre quelqu'un au défi", relève Alain Rey, auteur du "Dictionnaire historique de la langue française". Mais, pour tout dire, "challenge" vient en fait du latin " calumnia" et le mot "défi", étouffé par l'américain, mais négligé et assassiné par Monsieur l'incinérateur Rey, date du XVe s., voire du XIIe, en droite ligne du mot "defiance". Le va-et-vient que valorise Rey n'a de sens que s'il fortifie le mot considéré, mais  le nécrologue se rend complice de la non-assistance à langue en danger d'un pouvoir par ailleurs étatiste.

Hollande dit combattre le dénigrement, mais Pellerin, bras ballants, laisse un pouvoir impérialiste imposer la loi du plus fort à notre langue séculaire. Membre de la Commission de terminologie, Rey estime que "vouloir faire des lois, c'est se battre contre des moulins à vent". Mais, Rey, rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert, est aussi un libertaire qui n'a pas hésité à inclure du verlan dans ses dictionnaires et qui, après 13 ans, s'est fait virer de France Inter en 2006 pour sa chronique intitulée Le Mot de la fin. 
Pour les besoins de la cause gouvernementale et malgré ses atteintes à la langue française, Alain Rey offre un exemple lointain en contre-partie de son sabotage. Il cite le Québec qui ne subit pas son influence et qui a obtenu la refrancisation de tout le vocabulaire de l'automobile, alors qu'il n'y a pas si longtemps, "des francophones disaient "tyres" -en anglais- à Montréal, au lieu de pneus !" 

Les Modernes poursuivent leur travail de sape
Des linguistes vont valoir que l'on défend mieux sa langue si, plutôt que de résister, on s'ouvre en en parlant d'autres. "Ceux qui font le moins d'anglicismes, ce sont les traducteurs !" s'exclame Alain Rey, décidément plus spécieux que jamais, à 86 ans. Dans son dictionnaire, le néologisme 'mél' renvoie autoritairement à 'e-mail'...

La langue française a pour médecin des spécialistes qui veulent sa peau. 
Soins palliatifs 
au club du 3e âge

"Jusqu'au début du XXe siècle, les Français étaient bilingues: ils parlaient une langue régionale et le français", souligne finement Henriette Walter. "Ils avaient donc l'habitude d'avoir une deuxième façon de dire les choses," conclut-elle. Mais cette spécialiste omet simplement de préciser que ce n'est que depuis 1992 que la langue française est un attribut de souveraineté en France: "la langue de la République est le français." 

Tuer la langue française, c'est porter atteinte à notre culture et, ainsi, à notre souveraineté. 

Aujourd'hui, la mondialisation provoque un double mouvement: la redécouverte des langues régionales -qui, dans cet ultime sursaut, poussent un dernier râle-,  et l'apprentissage de langues étrangères pour pouvoir s'ouvrir au monde et se faire absorber. Rey et Walter, Pellerin, Valls et Hollande n'ont d'autre ambition pour la France que devenir une Suède méridionale, sans langue internationale, sans culture, ni rayonnement.

1 commentaire :

  1. La France gouvernée par des apatrides et des incultes vend à l'encan son dernier moyen d'influence dans le monde pour vite rejoindre la niniche que nous ont préparée les anglo-saxons

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