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jeudi 12 mars 2015

France Inter: des journalistes du service public militent à l'antenne pour leur défense

Scandale de l'instrumentalisation de leur affaire de carte de presse par Pascale Clark et Patrick Cohen  

Mardi matin, le journaliste Patrick Cohen a découpé sa carte de presse à l'antenne de France Inter.
 
Le spectacle de rue, c'est à la rue !
La décision de la Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels de ne pas renouveler la carte professionnelle de Pascale Clark a provoqué un geste de solidarité de son collègue journaliste Patrick Cohen. Les redevables de la redevance audiovisuelle ont moyennement apprécié ce comportement qui aurait dû rester privé.

La CCIJP est aux mains du SNJ (51%) lui-même proche du... Syndicat de la magistrature (SM): tous indépendants, aussi bien les uns des autres que du pouvoir.



Le 7h43 - Patrick Cohen découpe sa carte de... par franceinter


Pour quiconque est conscient du pouvoir anti-démocratique accordé à ces acteurs non élus de la vie publique, mais n'a pas idée des avantages fiscaux exorbitants qui y sont attachés, c'est fou le tapage que fait une simple carte de plastique découpée avec une paire de ciseaux. Mardi matin, le journaliste quinqua, présentateur de la matinale de France Inter, Patrick Cohen a fait le buzz en découpant théâtralement, en direct à l'antenne, sa carte de presse, geste d'humeur qui rappelle l'indécente provocation du chanteur bobo Serge Gainsbourg brûlant à la télévision un gros billet comme les braves gens n'en verront jamais.

Jérémiade de Patrick:
"Voilà trente ans qu'on exerce le même métier de journaliste, qui n'est pas un statut, et on va continuer à faire le même, moyennant une petite remise à niveau: moi, c'est 56.728, enfin, c'était. Est-ce qu'on va entendre le bruit des ciseaux qui mordent dans le plastique? Voilà. Une carte de presse coupée en deux et qui part à la poubelle, c'est une bonne chose de faite", a commenté le journaliste, joignant le geste à la parole. Et le lendemain, croirez-vous qu'il était à son poste, comme avant ?
Le motif de cette crise de lacération de type auto-mutilation d'adolescent ? 
Le refus de la Commission de la carte de presse (CCIJP) de renouveler la dite carte à Pascale Clark, journaliste de la radio publique France Inter depuis vingt ans (1995) et l'une des collègues de Patrick Cohen. Une décision que la CCIJP motive par le fait que l'émission de Clark, A'live, "ne présente pas le caractère d'une émission d'information". Diffusée tous les soirs de 21 heures à 23 heures, elle est surtout partisane et dérange au-delà du PAF, jusqu'à Matignon. Si Elise Lucet se plaît à souligner que, du fait de sa position de pouvoir, elle fait peur aux hommes politiques, au même titre de Bourdin auquel ils donnent du 'Monsieur' long comme le bras, l'exécutif socialiste a les moyens de tenir la presse en respect et on sait maintenant clairement comment, car cette précieuse carte est un sésame à une masse de privilèges, notamment fiscaux, qui n'ont guère à envier à ceux des élus de la république.

Un sketch à épisodes  

Acte 1 - Lundi soir, Pascale Clark laisse éclater sa colère contre la CCIJP en annulant son émission initialement consacrée au Secours populaire. A la place, d'autorité, la quinqua se contente de passer des disques, après un petit billet explicatif: "Trente ans de carte de presse (...). Partout, je l'ai obtenue. Mais ça, c'était avant. Ce soir, voici DJ Clark". Y a pas de honte...
Voyons ce qu'elle ose déclarer pour sa défense:
"Je conteste absolument. L'info est la matière première que nous malaxons soir après soir", poursuit la journaliste. Sur son statut de productrice déléguée, elle précise "c'est vrai mais ce n'est pas choisi. Ce statut d'intermittent, à mon corps défendant, devient donc une double peine, je suis 'permittente', ces intermittents permanents, qui plombent, on le sait suffisamment, le régime des vrais gens du spectacle", précise-t-elle, avant de lancer une émission amputée du sujet prévu sur les 70 ans du Secours populaire.
"Alors voilà, comme je ne suis pas journaliste. Plus. Soudainement, après trente ans, je m'en voudrais d'usurper tel titre ou telle carte. Ce soir (...) voici DJ Clark. DJ, il paraît qu'on peut exercer sans carte professionnelle". Totale impudeur.
Acte 2 - Mardi matin, par solidarité avec Pascale Clark, l'un des matinaliers les plus médiatisés de France - déjà rémunérée (depuis combien de temps? Treize ans: quels arriérés dus?) comme productrice et... intermittente du spectacle - Patrick Cohen, utilise du temps d'antenne (1 minute 12, précisément: au prix de la pub, c'est un luxe) pour une attaque en règle des membres de la CCIJP, et le "sacrifice" en direct de sa carte de presse. Ces "fonctionnaires" du service publics se croient en effet propriétaires de leur outil de travail et seuls maître à bord, avec le Syndicat National des Journalistes, SNJ, syndicat fortement marqué à gauche.

Petit rappel à l'éthique du rédacteur en chef-adjoint du service Politique de France 2 et professeur au CFJ :

Une appropriation de l'outil de travail

Ils ont cru pouvoir parler de Valls et Hollande comme de Sarkozy
A 7h43, le méchant petit couplet de Patrick Cohen, inclus dans son  petit édito au ton volontiers corrosif, a divisé les auditeurs de France Inter. Tout comme la décision de Pascale Clark d'annuler son émission pour se contenter de passer des disques. Alternative manquée: un petit sujet sur les dégrèvements fiscaux en faveur des journalistes de presse...

Sur Twitter, beaucoup de twittos ont dénoncé une prise en otage de l'antenne à compte personnel, doublée, pour Patrick Cohen, d'une désagréable mise en scène de l'entre-soi médiatique. Parmi ces protestataires, de nombreux journalistes, y compris du service public, car la plupart sont actuellement les diffuseurs dociles des éléments de langage officiels.
Parmi les quelques twittos qui ont salué la décision des deux vedettes de la station publique, quelques personnalités du monde de la culture comme Bernard Pivot -autodidacte grandi par la fréquentation compulsive du dictionnaire des citations-, 

ou Augustin Trapenard (matinale de France Inter) ...

Epilogue
Ce mercredi matin, Patrick Cohen a encore squatté l'antenne pour régler ses petits comptes entre amis, en évoquant la situation des journalistes pigistes, de plus en plus nombreux dans une profession qui se précarise. La minute sociale de ce gros pataud de Cohen - qui fait bien dans le tableau brouillé, comme les oeufs du même nom -  aux frais de la princesse France Inter, histoire de se donner bonne conscience. De la part d'un cumulard, c'est fort de café dès le p'tit déj... 
Pile la veille d'une grève de Radio France pour nier une mauvaise gestion des deniers publics (dilapidés par quelques-uns!) et dénoncer la baisse des dotations de l'Etat et une éventuelle réduction drastique des effectifs de la Maison Ronde, surnommée le 'camembert', gras et coulant. Quel sens du timing. Mais quelle nécessité face à la pléthore et au gaspillage.

Pascale Clark réquisitionne l'antenne à ses petits problèmes corporatistes

Ce mercredi soir, c'était quoi? De l'occupation d'usine? Elle a consacré, elle, son émission aux "journalistes qui ont du mal à obtenir leur carte de presse". Est-ce vraiment la priorité des Français aux prises avec leurs fins de mois et le paiement de leurs impôts. France Inter est-elle la radio des journalistes pour les journalistes ? L'indécence de ces squatteurs du nanocosme nous troue quoi, vous croyez?

Y a-t-il un capitaine sur ce bateau ivre? 
La patronne, Laurence Bloch, projetait -gag- de "faire monter une génération nouvelle, et mettre plus de femmes à l'antenne." Sans rire !

2 commentaires :

  1. Cela fait plusieurs années que je constate que France-Inter est devenue une radio partisane, largement marquée à gauche, relayant adroitement par des pirouettes pseudo-intellectuelles, les mensonges et les scandales fiscaux des Socialistes (lesquels ne sont d'ailleurs plus du tout à gauche), alors qu'elle pourrait, de par la qualité de ses émissions, rester, et de loin, la meilleure radio de France.

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    1. Vous avez parfaitement raison, mais alors n'allez pas vous égarer sur France Info: sectaires et prétentieux ! Ils nous avaient donné 28 jours de repos et c'était pas de trop...

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