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mardi 31 mars 2015

Départementales: avec la défaite, le PS perd de l'argent et licencie

Coûts de la débâcle: plus d'un million d'euros de pertes et licenciements dans les fédérations

La déroute politique socialiste a un coût financier

La "lourde défaite" des socialistes dimanche soir "va avoir des conséquences importantes sur l'avenir du PS qui est un parti d'élus locaux, essentiellement municipaux et départementaux", admet un proche de François Hollande. "En un an, nous avons réduit considérablement cette double assise municipale et départementale", regrettait-il. En passant de 61 départements à 34, le Parti socialiste est celui qui va y laisser le plus de plumes. Question élus, le PS va subir une purge du même ordre. Avant ces élections, il comptait près de 1450 élus départementaux à la rose. Cette fois, ils ne seront plus que 927, et ce sont les chiffres du Ministère de l'Intérieur publiés le 30 mars qui le disent.

523 conseillers départementaux ont perdu leur emploi du fait de la politique du PS, qui doit réduire ses effectifs de 1.439 à 927, soit de près d'un quart, selon les chiffres du parti. Après les sénatoriales perdues, ce fut aussi  la déroute socialiste des municipales de mars 2014quand le nombre d'élus PS avait été divisé par deux, passant de 64.000 encartés et apparentés à environ 30.000 en perdant 155 villes de plus de 9.000 habitants, selon les chiffres donnés quelques mois plus tard par la Fédération nationale des élus socialistes et républicains. Cela s'était traduit par "un manque à gagner de 700.000 à un million d'euros dans les fédérations", a affirmé lundi Jean-François Debat, trésorier du PS. En mars 2014, le parti au pouvoir a en fait perdu autour d'un million d’euros de cotisations par an (et plus de 1.500 collaborateurs sans emploi). D'après le dernier rapport de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ils auraient reversé 16,3 millions d'euros à leur formation d'origine en 2013.

Au-delà du sort des élus, il faut penser à tous les assistants qui vont perdre leur emploi en même temps. Les municipales de 2014 ont coûté leur poste à environ 2000 d'entre euxA l'effondrement du maillage politique correspond en effet un affaiblissement des réseaux clientélistes et un coût humain pour les fédérations du PS. Après les municipalités, chaque département va maintenant devoir licencier du personnel administratif. Sans oublier les collaborateurs des conseillers départementaux battus qui se retrouvent sans emploi au lendemain de la défaite. Autant de salariés que le PS va devoir essayer de recaser.

Le Parti socialiste enregistre une perte d'environ 20.000 adhérents

Fin 2014, le parti comptait 150.000 militants, dont seulement 60.000 à 70.000 à jour de cotisation, contre 170.000 fin 2013. Le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, candidat à sa succession en juin, ambitionne de faire du parti une formation de... 500.000 adhérents.
Selon des estimations indépendantes du PS, le parti de la rose a vu s'envoler près de 800.000 euros avec une diminution du nombre de militants. Rappelons qu'un parti comme le PS est financé à 20% par ses élus locaux (voire 27%, selon ) et perçoit 20% de cotisations de ses militants - le reste, ce sont des subventions accordées par l'Etat. Mais "le reste" représente sa première source de revenu. Et l'Etat, c'est nous, quoi qu'en dise Hollande.

Financement des principaux partis politiques en 2013: les cotisations de ses élus représentent la deuxième source de revenu du PS.
departementales 2015

L' échec des départementales coûte 1,2 millions 

Moins de conseillers élus dimanche veut dire moins de recettes dans les caisses. Les élus socialistes donnant en moyenne environ 10 % de leur indemnité mensuelle aux fédérationsComme celle-ci varie en fonction de la taille du canton de 18.240 à 32.000 euros par an (soit un revenu moyen de 25.080 euros), la cotisation annuelle tourne autour de 1.880 euros,  par an pour chaque conseiller général PS, estime grosso modo Jean-François Debat. En 2014, le PS aurait donc touché environ 2,7 millions d'euros de ses conseillers généraux. La perte de presque trente départements pourrait donc se traduire par un manque à gagner de plusieurs centaines de milliers d'euros: 1.229.000 euros chaque année, mais les évaluations sont très approximatives. "Ça représente quelque chose, mais ne met pas non plus nos fédérations à genoux", a toutefois minimisé le trésorier du PS. Le budget global du Parti socialiste, avec ses 101 fédérations, est de "63 à 65 millions", a-t-il rappelé. 
Rapporté à son budget 2013 de 60 millions d'euros, cela représente néanmoins une baisse sensible des recettes de 1,6%. Surtout, le dernier budget publié par la CNCCFP ne prend pas en compte les défaites du PS aux élections municipales de 2014...  "Cela amènera certaines fédérations à faire des choix sur leurs dépenses", conclut Debat.


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