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mercredi 29 octobre 2014

Valls défend la carte à 13 régions de l'Assemblée devant le Sénat

Le pouvoir balance entre 13 et 15 régions 

Le premier ministre penche pour une carte à treize régions 
Alors qu'une commission du Sénat, assemblée des régions, a proposé 15 régions votée à l'Assemblée la semaine dernière, Manuel Valls est allé mardi 28 octobre devant la majorité sénatoriale de droite dire sa préférence pour la carte à treize monstres régionaux votée à l'Assemblée.

"Nous avons besoin de clarté et à mon sens, la carte votée à l'Assemblée nationale a ce mérite", s'est justifié le premier ministre, suivant un "raisonnement" creux de type argumentaire rhétorique sur de la matière humaine: en quoi une carte à 13 pavés est-elle plus "claire" sur le terrain ? La fusion Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine met en effet une distance de 550 kms (6 heures de route) entre les habitants de la plaine du nord de la Vienne et les montagnards du sud des Pyrénées-Atlantiques. Quelle communauté culturelle les unit soudain? La gauche installe une tragique rupture de proximité entre les Français et entre les centres régionaux décisionnaires. "Je vous laisse en débattre !" s'est-il exclamé, en ne comptant que les seules régions continentales, hors Corse et outre-mer.

Le pouvoir socialiste se désengage: "Adaptez la réforme!" 

"Un bordel sans nom", selon un cadre du PS
Les conseils départementaux vont-ils disparaître ? Qui fera quoi ? Les dépenses des collectivités vont-elles diminuer ? Mardi 28 octobre, Manuel Valls a tenté de refiler la patate chaude au Sénat en faisant une déclaration sur les collectivités locales, lui laissant le soin de "redonner sens et cohérence" à cette réforme. Dès le 3 octobre, le sujet avait été au cœur d’un entretien entre Hollande et Gérard Larcher (UMP), le nouveau président du Sénat repassé à droite le 28 septembre dernier.

Le Premier ministre parle d'or !

Le gouvernement n'a pas eu à former un nouveau groupe d'experts ou à nommer une commission pour se cacher derrière: elle existe... La commission spéciale du Sénat chargée de la réforme territoriale a modifié la carte des régions dessinée par l'Assemblée nationale, proposant notamment de ne pas faire un mariage forcé entre l'Alsace et la Lorraine. 
Manuel Valls a indiquer la voie sans la prendre. La carte administrative de la France devrait "tenir compte des spécificités locales", a-t-il ajouté au nombre de ses phrases creuses. "La France est une et indivisible mais la vision d'une France uniforme avec des territoires identiques est dépassée", a estimé le défonceur de portes ouvertes, puisque c'est déjà le cas depuis longtemps.
"Un territoire rural, par exemple, ne fait face ni aux mêmes réalités ni aux mêmes défis qu'une métropole [un scoop]. C'est pourquoi je me suis engagé auprès des élus de montagne, des élus des territoires ruraux, à adapter la réforme territoriale aux spécificités de leur territoire."
En quoi consiste ces "engagements-"là, concrètement ? Autres propos inutiles donc dont il a le secret, prononcés d'un air grave, oeil noir et front soucieux!

Au rayon gouvernemental des "il faut..."
Valls a aussi souligné -si pesonne n'y avait pensé- qu'il faut veiller à ce que les territoires "ne soient ni abandonnés à leur sort, ni privés de chances de développement". "Le premier objectif de cette réforme, c'est de renforcer tous les territoires (...) mais tout en veillant à ce que les territoires fragilisés ne soient ni abandonnés à leur sort, ni privés de chances de développement", a encore péroré le sombre individu, sans risque d'être contredit ! 

Il reste juste à savoir "comment" et avec quel financement...
En ce qui concerne les régions, le Premier ministre s'est à nouveau déclaré "favorable". Favorable à quoi cette fois? A de "nouveaux transferts de compétences" de l'Etat vers les régions, "en matière de développement économique et d'accompagnement vers l'emploi". Mais sachant ce qu'il en a été des précédents transferts, les méga-régions ne pourront compter que sur elles- mêmes en cette période d'errances gouvernementales et de déficits budgétaires filants. 
"La revue des missions de l'Etat engagée par Bernard Cazeneuve et Thierry Mandon doit nous y aider", a avoué Valls, premier ministre matamore.

Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"
, assure Martine Aubry, la maire de Lille, qui sait de quoi elle parle en matière de ruse.


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