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samedi 11 octobre 2014

Quand Bartolone prend l'amère Aubry sur le porte-bagage de son vélo

Ou comment pédaler de paire pour se rendre intéressants

S'ils font la paire, ce n'est pas pour le meilleur  
La féministe joue les seconds rôles
derrière un homme 
Malgré la crise, la présidence de l'Assemblée laisse des loisirs. 
Claude Bartolone tente de percer la psychologie de Martine Aubry dans son livre d’entretiens avec Hélène Bekmezian, journaliste au journal socialiste ...Le Monde. Entre autres futilités, le président de l'Assemblée juge utile de rapporter une anecdote, celle de leur arrivée en tandem au Conseil des ministres, sous Lionel Jospin, lorsque la maire de Lille était son ministre de tutelle, quand il fut ministre insignifiant de la Ville (1998-2002): il n'a laissé aucune trace, sinon sa riche maison aux Lilas (ci-dessous), aux confins paisibles de la Seine-Saint-Denis avec vue imprenable sur Paris.

Lien PaSiDupes
Claude Bartolone révèle donc les dessous d'une escapade parisienne:
Le 22 septembre 1999, lors de la "journée sans voiture", idée reprise en France par Michel Crépeau à La Rochelle le 9 septembre 1997, "nous étions censés nous rendre au Conseil des ministres en vélo, ce qui l’avait profondément agacée. Pour la dérider, je lui avais proposé d’utiliser un tandem, mais elle avait peur de ne pas s’en sortir.

Et l’ancien ministre de la Ville de poursuivre :
"Alors, pendant deux jours, lundi soir et mardi soir, je suis allé la chercher en tandem rue de Grenelle et nous avons fait le tour du pâté de maison pour nous entraîner."
La Ch'tite Aubry qui ne tient pas sur un vélo, voilà qui va faire piailler Place Vendôme...

"Quand nous sommes arrivés le mercredi matin dans la cour de l’Elysée,
Lionel Jospin a fait une tronche épouvantable ! Il trouvait ça ridicule", se remémore Claude Bartolone qui raconte également l’incident qui a suivi le Conseil des ministres, lorsque les deux membres du gouvernement ont regagné leur ministère. 

Tous ça pour quelle chute?
"Place de la Concorde, un monsieur conduisait une voiture à côté de nous et n’en revenait pas de nous voir tous les deux en train de pédaler. Il était tellement captivé qu’il a fini par emplafonner le véhicule devant lui !"
Toujours captivés par ce récit indigent?

Il est  déjà permis de douter que cet ouvrage puisse faire un succès de librairie.

Outre cette anecdote, Claude Bartolone entretient un rapport ambivalent avec
l’ancienne patronne du PS qu’avec Jean-Christophe Cambadélis il dit avoir contribué à faire élire, contre Ségolène Royal. Pour le député de Seine-Saint-Denis, Tartine Aubry est bloquée par la "peur de l’échec", celle de tomber au sol face maroilles :
"Elle disait elle-même souvent que si elle avait dû écouter son père, elle serait devenue secrétaire au Crédit Lyonnais ! [En bonne compagnie avec Bernard Tapie ou Arlette Laguiller] Je me demande si cela n’a pas forgé en elle une certaine peur de l’échec. C’est le paradoxe Aubry : une peur de l’échec et de s’engager couplée à un perfectionnisme et une volonté sans faille."

Une peur que Claude Bartolone démontre par sa candidature à la direction du PS, en 2008 :
"Jusqu’au dernier moment, Martine Aubry a failli flancher, renoncer à y aller. (…) Ironie du sort, le jour du dépôt officiel des candidatures, le 23 septembre 2008, elle s’est retrouvée prise dans les embouteillages et n’a pas pu déposer sa candidature : c’est Laurence Rossignol, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Famille, qui l’a déposée !
Si vous tenez le coup, on continue...

Aubry n'est pas une menteuse !

Les cyclistes sont tout,
sauf des menteuses...
S’il insiste sur les "incertitudes" de Martine Aubry, telle sa "peur de l’échec", le président de l’Assemblée revient sur une critique régulièrement émise par les adversaires de l’ancienne ministre de Lionel Jospin : son mal-être face à la vérité.  Claude Bartolone nie que Martine Aubry est une fieffée menteuse: elle a juste plusieurs vérités...

Voilà ce qu’il faut entendre :
"J’entends souvent dire de Martine Aubry qu’elle est une menteuse. Je ne suis pas d’accord. C’est plutôt qu’elle a plusieurs vérités jusqu’au moment où elle prend sa décision."
C'est du même tonneau de bière que la "phobie administrative" du Thomas Thévenoud de Valls.

Et si Tatie Aubry en avait

Pour Claude Bartolone, il ne fait aucun doute que si Martine Aubry avait été présidente à la place de François Hollande, il y aurait eu moins de couacs au gouvernement et le collectif aurait été mieux huilé. Une affirmation sujette à caution, après l'aveu de ses difficultés à rouler en tandem, mais c'est du Bartolone...

Si elle en avait, 
son vélo serait bleu...

Ce que l’on dit moins souvent de Martine, c’est qu’elle est très attachée à l’action collective, insiste-t-il. Sans faire de politique-fiction, si elle avait été désignée à la primaire et [avait] remporté la présidentielle, il y a certainement une chose qui aurait été différente : le dispositif politique aurait fonctionné de manière beaucoup plus collective dès les premiers jours.
Au final, Aubry serait agressive, non pas tant par pure méchanceté, mais par fragilité psychologique: pas sûr donc que le bouquin ne soit pas écrit à six mains, avec la journaliste "indépendante" et Hollande. 

L'ex-président du 9.3  manie la kalach 

Au fil des pages,
Bartolone revient sur sa rupture avec Laurent Fabius pour se faire reluire, jugeant sa "prestation" comme second-couteau de l’ancien Premier ministre. Le futur Nobel de littérature estime en effet qu’il a été très bon dans ce registre.
"Je dois dire que j’ai été très bon dans ce rôle-là, très très bon ! On a dit de moi en effet que j’étais le 'porte-flingue' de Laurent Fabius mais je préfère l’expression de Jean-Christophe Cambadélis : " Bartolone est l’appartement-témoin de Fabius ". J’avais la faconde méditerranéenne [il est Tunisien par son père et Maltais par sa mère ou inversement], le contact facile et j’étais chargé de montrer ce qu’était notre détermination."

Donner à croire, une ambition toute socialiste...
Bon, vous avez perdu votre temps sur ce post, mais moi aussi: comment faire à ce degré zéro de platitude. Quant à l'éditeur, il a bien mérité les faveurs de Bercy.

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