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dimanche 5 octobre 2014

Chevènement, le locataire des HLM de Paris qui loue des lofts

Ancien ministre socialiste vertueux type

Jean-Pierre Chevènement avait déjà été mis en cause pour son modèle d'éthique

Un phobique de la quittance de loyer?
Le candidat à la présidentielle 2012 était encore moins exemplaire qu'il y paraissait, vu que plusieurs fois ministre, député, sénateur et maire il était locataire à la Ville de Paris d'un logement "social" parisien qu’il occupait personnellement. Le refus de Jean-Pierre Chevènement de rendre ses 120 m² aux défavorisés, après tant d'années (depuis 1983), n'avait nullement indigné la gauche. Des spécialistes qualifiaient pourtant son loyer de "très modéré" (1.519 euros/mois, à l'époque) par rapport aux prix du marché dans le quartier du Panthéon.
Il ne voulait pas plus en décaniller, pas plus que Delphine Batho.

Un socialiste masqué de plus
Julien Bayou, activiste
au regard sélectif
J.-P. Chevènement a en effet été co-propriétaire d’un immeuble
Sis à Ivry-sur-Seine, deux lofts ateliers-appartements de cet immeuble de rapport étaient loués à des artistes, intermittents ou bobos.
Le candidat nécessiteux à la présidentielle était associé depuis 2005 dans une Société Civile Immobilière, la "SCI Camille Claudel", propriétaire de l'immeuble d'artistes dans la ville communiste d'Ivry-sur-Seine. Ce bien immobilier avec vue sur Seine, dans le pur style bobo, est situé dans un quartier où le prix moyen du m2 était évalué à 3.600 euros. Aujourd'hui, l'immeuble regroupe, outre des artistes, un restaurant et des appartements. 
Pierre Bertheau, concepteur du projet, détaille l'historique du "107", nom de l'immeuble dans le milieu branché : "C'est avant tout un ensemble d'ateliers d'artistes. A l'époque on avait monté ça à 2.000 euros le m². Aujourd'hui (au début des années 2010) effectivement ça a pris de la valeur". Mais les ateliers sont-ils habités ? "Oui, certains en on fait également des appartements". Les ateliers avaient, en effet, dès le départ, été conçus pour être habités de façon permanente. Sachant que les surfaces vont de 75 m² à 140 m², il y a effectivement, en poussant un peu la ferraille, de quoi faire un très bel appartement !

Les Chevènement ne coucheront pas sous les ponts.
Si sa femme, la sculpteuse sur métal Denise "Nisa" Chevènement, a dû déménager son bruyant atelier dans un autre secteur d'Ivry (Val-de-Marne dont le président est PCF), le politicien socialiste n'a été traversé d'aucune prise de conscience, ni sursaut républicain donc, à la suite du malaise suscité par la révélation de son occupation d'un logement social de la Mairie dans le très recherché Ve arrondissement. Les époux Chevènement ont toutefois fini par donner une autre destination à leur appartement-atelier en le mettant tout simplement en location.
Nisa est en effet gérante d'une autre Société Civile Immobilière, la SCI Bayadère, créée en 1992 et installée, non pas dans le XXe, mais rue Suger (VIe), où le prix du m² avoisinait les 13.000 euros. La transparence étant ce qu'elle est, savoir si cette société gère un appartement luxueux ou une simple chambre de bonne ou d'immigré.

Le voisinage des époux Chevènement
Le collectif 4Sauvons les riches4
s'est-il invité au restaurant Laurent
ou à la Maison de l'Amérique latine ?
Leur ghetto comporte une vingtaine d'associés. Outre, les pro-nucléaires Chevènement, et leurs bêtes noires Emmanuelle Brisse, compagne de Bruno Rebelle, ancien dirigeant de Greenpeace et actuellement membre d'Europe Écologie-Les Verts.  Pourtant, Emmanuelle Brisse, également ancienne responsable de Greenpeace, nie en bloc tout lien entre elle-même et l'ancien ministre, puisque "je n'ai jamais rencontré Jean-Pierre Chevènement, je ne le connais pas. 
On était au début dans ce projet (la SCI Camille Claudel) mais on s'en est retiré très vite, on n'a même jamais eu les clés d'un des appartements", assure-t-elle, tout en continuant de signer  des papiers de co-propriété portant clairement le nom de Jean-Pierre Chevènement, de sa femme et de leur fils Raphaël Chevènement (qui possède donc aussi un appartement dans le même immeuble) et tandis que Bruno Rebelle twittait sans vergogne : "Malgré les pressions, Chevènement ne veut pas quitter son logement social à Paris, qu'elle honte !". 

La gauche extrême fermait les yeux

Bayou prépare son DEA
dans la rue
Détourner le regard n'est pas, croyait-on, son style.  Occupés et d'un bon rapport, DAL n'avait jamais pu y héberger des sans-abris et les Jean Rochefort (un habitué de La Baule et Deauville) et autres Balasko n'avaient rien soupçonné... 

Qu'est-ce qui empêchait Julien Bayou
, un conseiller d'Eva Joly, une magistrate vertueuse et candidate des Verts radicaux (EELV) à la dernière présidentielle, d'aller y organiser une animation spontanée devant les caméras?
Détenteur d'un DEA en économie internationale (!), qu'on peut imaginer aussi mérité que celui de J.-Christophe Cambadélis, tant il est accessible aux acteurs politiques socialistes (), Julien Bayou s'est beaucoup consacré à l'agitprop dans de multiples réseaux, collectifs ou réseaux (appelez ça comme vous voulez) : Génération précaire, Jeudi Noir, La France qui se lève tôt (mouvement), ASSO (Action des Salariés du Secteur Associatif, un syndicat), En 2011, tout en obtenant une licence de droit par correspondance (sésame pour le DEA), Bayou se disait choqué par la décision de la Ville de Paris de ne plus poursuivre l'ancien président Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs et participait à l'opération pro-palestinienne "Un bâteau pour Gaza" avec Olivier Besancenot (LCR)... 
Fin 2012, avec Stéphane Pocrain (l'homme des petites phrases et autres éléments de langage de la candidate), il fait partie de l'équipe de campagne d'Eva Joly et de l'expédition contre le bâtiment du 2, rue Valenciennes (Xe) pour y loger des habitants soutenus par le collectif Jeudi-Noir et DAL. En juin 2013, il s'engage aux côtés de Jérôme Kerviel.
Une telle débauche d'énergie impose un regard sélectif qui ne permet pas de garder un oeil vigilant sur son propre camp.

L'ex-ministre de l'Intérieur et de la Défense, mais aussi de ...l'Education nationale n'avait pas eu  - à lui seul -  l'idée généreuse d'en offrir la jouissance à des mal-logés.

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