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lundi 13 octobre 2014

Cartons rouges de Bartolone aux ministres "désinvoltes" à l'Assemblée

Le pouvoir législatif entend contrôler les comportements de l'exécutif à l'Assemblée

Le président de l'Assemblée nationale s'est inquiété de la désacralisation du politique


Le virus Ebola provoque l'hilarité
des ministres Fleur Pellerin
et Bernard Cazeneuve
Le gardien du temple s'est indigné du spectacle offert aux caméras de deux ministres s'esclaffant à l'Assemblée pendant la réponse de la ministre de la Santé à l'inquiétude du pays  sur le virus Ebola. 

Sur le plateau du Petit journal de Canal+, pour une émission qui   était dédiée à ce dignitaire socialiste, Claude Bartolone a fustigé  Fleur Pellerin et Bernard Cazeneuve, sur le banc des ministres de l'Assemblée nationale, riant aux éclats, alors que leur collègue Marisol Touraine tentait d'endiguer la montée de l'hystérie provoquée dans la population par le risque que fait courir le virus Ebola.


2011: les députés socialistes violent ici le réglement de l'Assemblée qui interdit de brandir des panneaux en séance

L'occupant du perchoir s'est en fait ému d'une
irresponsabilité assez classique chez les ministres - quand ils ne sont pas assoupis ou occupés à une partie de Scrabble - qui se rendent aux séances de questions au gouvernement comme à la récréation. 
En réaction à cette image (n°1 ci-dessus), le garde-chiourme tacle ceux qui "désacralisent la fonction". "Ils ne se rendent pas compte", déplore le sexagénaire. "L'Assemblée nationale est là pour voter la loi, contrôler le gouvernement, mais la République a aussi besoin de sacré", analyse Claude Bartolone. "Une attitude aussi désinvolte, ce n'est pas bon", tranche-t-il.

Désacralisation de l'institution parlementaire?
Thomas Thévenoud (PS), à gauche, et
Jérôme Guedj (PS), à droite,
en plein travail à l'Assemblée

Voir Pellerin et Cazeneuve en action:

Claude Bartolone a admis avoir été blessé de ne pas devenir premier ministre,
lors du dernier changement de gouvernement.
Invité à compléter une phrase, Claude Bartolone a pris une petite vengeance mesquine, glissant que "Manuel Valls occupe la place que j'aurais pu avoir", a-t-il dit complétant avec le verbe "pouvoir" dans ce qui était à l'origine un texte à trou. 

Bartolone s'ennuie au Palais Bourbon
Pendant plusieurs mois, il a été écrit que Claude Bartolone menait campagne pour être en pole position à l'heure de remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon. Ce qu'il a d'abord nié, sans pour autant écarter fermement cette possibilité, avant de passer aux aveux...


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