POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 6 septembre 2014

Nemmouche ne serait pas seulement le tueur du musée juif de Bruxelles

D'ex-otages en Syrie l'ont "formellement identifié" 

Le tueur présumé du musée juif de Bruxelles a été reconnu par des anciens otages français en Syrie
Produit "made in France" de 

l'Education nationale et de la FSU, 
comme Mohammed Merah,

autre tueur islamiste franco-algérien
révèle Le Monde samedi matin et confirme Europe 1.

Français d'origine algérienne âgé de 29 ans, Mehdi Nemmouche, l'auteur présumé de la tuerie du musée juif de Bruxelles en mai dernier, a été reconnu comme l'un de leurs geôliers par d'anciens compatriotes français otages en Syrie, a révélé la presse.

Le chef du service police-justice d'Europe 1, Alain Acco, a donné davantage de détails
"Les otages ont formellement identifié Mehdi Nemmouche après qu'il a été interpellé à Marseille par la police française" a-t-il déclaré. Lorsque le suspect a été transféré au siège de la DGSI, à Levallois-Perret, les otages ont été convoqués, a-t-il indiqué. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a cnfirmé que les services de police ont "transmis à la justice des éléments laissant à penser qu'il aurait pu être le geôlier de nos otages".

Nemmouche maltraitait et insultait les compatriotes Blancs
"Les otages n'ont pas été directement confrontés à Mehdi Nemmouche", a détaillé Alain Acco. Mais les enquêteurs ont présenté aux anciens otages les photos et les vidéos retrouvés sur le portable du suspect où il se vante de ses méfaits. Grâce à ces documents, les ex-otages ont pu l'identifier clairement comme l'un des geôliers qui les maltraitaient et les insultaient lors de leur captivité en Syrie.

A la demande des enquêteurs et pour préserver la sécurité des autres otages encore détenus en Syrie et des ex-otages aujourd'hui libérés, cette information concernant Mehdi Nemmouche n'avait pas été divulguée par Europe 1, jusqu'aux révélations du Monde ce samediSur la même ligne qu'Europe 1, l'hebdomadaire Le Point, qui emploie l'un des journalistes otages, a attendu samedi pour publier le témoignage de Nicolas Hénin, ex-otage en Syrie pendant 10 mois, dans un article intitulé : "Quand mon geôlier ne chantait pas, il torturait". 
Medhi Nemmouche a en effet passé quelques mois en Syrie dans les rangs de l'État islamique où il était en charge des otages occidentaux alors retenus dans un ancien hôpital d'Alep, transformé en prison. Il y torturait les prisonniers syriens. Et a maltraité le journaliste Nicolas Hénin. "Il regarde ses mains, fait craquer ses doigts dans une attitude de boxeur et ajuste ses gants. 'Tu vois ces gants de moto ? Je les ai achetés pour te frapper. Rien que pour toi. Tu les as aimés ?'"
Les quatre journalistes français libérés en avril dernier souhaitaient protéger la vie de leurs camarades d'infortune restés en Syrie. A la demande de Nicolas Hénin, Pierre Torrès, Didier François et Édouard Élias, qui ont voulu éviter que les djihadistes n'exercent des représailles sur eux, Le Point s'était engagé à ne rien publier sur l'implication de Nemmouche dans cette captivité. Mais les Américains James Foley et Steven Sotloff ont été assassinés il y a quelques jours.

Nicola Hénin a dressé le portrait portrait d'un Nemmouche égocentrique et affabulateur pour qui le djihad n'est finalement qu'un prétexte pour assouvir sa soif maladive de notoriété. Un jeune homme paumé et pervers qui, le soir, une fois sa tâche achevée auprès des otages, vient les narguer, pousser la chansonnette et leur raconter les épisodes de Faites entrer l'accusé, l'émission de Christophe Hondelatte, téléchargés sur un ordinateur et dont il rêve de devenir un jour l'un des personnages... 
Un bourreau ordinaire, en somme?
Le journaliste dont la parole est libérée, raconte: "Il était membre d'un petit groupe de Français dont la venue terrorisait la cinquantaine de prisonniers syriens détenus dans les cellules voisines. Chaque soir, les coups commençaient à pleuvoir dans la salle dans laquelle j'avais moi-même été interrogé. La torture durait toute la nuit, jusqu'à la prière de l'aube. Aux hurlements des prisonniers répondaient parfois des glapissements en français."

En attendant que la justice tricolore puisse statuer sur le sort du "jeune homme", selon les termes d'Europe 1, il faudra d'abord qu'il soit jugé par les tribunaux belges pour la tuerie du musée juif de Bruxelles.
Le 2 juin, pour son anniversaire, Hollande a livré son ressortissant né à Roubaix dans une famille d'origine algérienne le 17 avril 1985 à la justice belge qui demandait son extradition.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):